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Conférence le 23 mars : « L’école des réac-publicains » avec Samuel Ronsin

Jeudi 23 Mars 2017, l’AMEB SOLIDAIRES étudiant-e-s organise avec le soutien du CAB une conférence / débat avec Samuel Ronsin à propos de l’ouvrage de Grégory Chambat  : « L’école des réac-publicains » , aux éditions Libertalia (lien) ainsi que  du dernier numéro de la revue N’AUTRE ECOLE (lien).

19h à l’amphithéâtre Donzelot, Faculté des lettres, langues et sciences humaines. 32 rue Mégevand à Besançon – entrée libre

La pédagogie noire du FN et des néoconservateurs:

L’École est le champ d’intervention privilégié d’une galaxie intellectuelle et médiatique caressant le rêve de rétablir un état scolaire – et social – ancien.
Pour ces « réac-publicains » (Natacha Polony, Jean-Paul Brighelli, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour…) évoquant inlassablement l’effondrement du niveau et la décadence de l’institution, le redressement de l’École préfigurerait la restauration de l’ordre et de la nation.
Leurs incessantes et virulentes polémiques s’inscrivent dans une tradition méconnue, celle de l’intérêt jamais démenti de l’extrême droite pour l’éducation.
Cet ouvrage relate l’histoire de cette « pédagogie noire » et décrypte ses déclinaisons contemporaines afin d’en révéler les enjeux sociaux et idéologiques.
Entre les sirènes du « nostalgisme » réactionnaire et le renoncement à toute perspective de transformation, il s’agit de retrouver le chemin d’une pédagogie de l’émancipation.

Samuel Ronsin  tout comme Grégory Chambat participe au collectif Questions de Classe(s). Cet Hiver le collectif a inauguré une nouvelle version de la revue N’autre école avec un dossier traitant des rapports des extrêmes droites et de l’école.

À partir de témoignages d’enseignants et d’habitants des communes au main du FN, de décryptages des thématiques au cœur de l’offensive réactionnaire (Histoire, culture, laïcité, etc.) et d’une cartographie de la nébuleuse des « réac-publicains », ce numéro ne se contente pas de décortiquer le programme éducatif des droites extrêmes, il met en lumière ses enjeux, son histoire, sa diffusion… et surtout envisage des pistes, sociales, syndicales, politiques et pédagogiques pour reprendre l’initiative

Grégory Chambat

Cliquez sur l’image pour aller sur la page de Questions de Classes

 

Conférence le 4 février : « Charles Martel et la bataille de Poitiers, de l’histoire au mythe identitaire » par William Blanc

Jeudi 4 Février 2015, l’AMEB SOLIDAIRES étudiant-e-s organise avec le soutient du CAB une conférence / débat avec William Blanc à propos de son livre co-écrit avec Christophe Naudin : « Charles Martel et la bataille de Poitiers, de l’histoire au mythe identitaire« , aux éditions Libertalia (lien).

19h à l’amphithéâtre Donzelot, Faculté de Lettres 32 rue Mégevand à Besançon – entrée libre

William Blanc est doctorant en histoire médiévale. Il collabore au magazine Histoire et images médiévales et a coécrit Les Historiens de garde (Inculte, 2013) avec Christophe Naudin et Aurore Chery.

Aff-Historiens de garde_04-02-2016

La bataille de Poitiers, en 732 (ou 733), opposant les troupes arabo-berbères d’Abd al-Rahmân aux Francs de Charles Martel, est un événement de l’histoire de France peu à peu devenu mythe historiographique et enjeu de mémoire. Alors que le dernier livre véritablement consacré à la question date de 1966, les années 2000 ont vu l’apparition d’un nombre croissant de publications souvent écrites sans distance ni mesure. Au même moment, la commémoration de l’événement est devenue l’objet d’utilisations politiques par l’extrême droite occidentale, phénomène qui a culminé en France avec l’occupation, en octobre 2012, du chantier de la mosquée de Poitiers par le groupe Génération identitaire, puis par la propagation, en janvier 2015, du slogan « Je suis Charlie Martel », à la suite du massacre de Charlie Hebdo.

Alors que les mémoires s’enflamment, cet ouvrage inédit propose de revenir tout d’abord à l’histoire mal connue de la bataille en la resituant dans le contexte large des relations entre le monde franc et l’empire islamique. Puis d’analyser, en deuxième partie, les échos successifs rencontrés par le souvenir de la bataille au Moyen Âge, à l’époque moderne, auprès des philosophes des Lumières et des romantiques, dans les écoles de la IIIe et de la IVe République et au sein de la culture populaire. Une attention particulière est portée à l’actualité récente du mythe de Poitiers, notamment au sein des extrêmes droites française et européenne.

William Blanc présentera également son ouvrage le lendemain à Dijon, vendredi 5 février à 19h au BlackMarket.

 

Quand un universitaire roule pour le mouvement fascisant Égalité et Réconciliation

Communiqué de l’AMEB-Solidaires Etudiant-e-s et de Sud Education

sud-solidaires-ameb

Nicolas Bourgoin, enseignant-chercheur à l’Université de Franche-Comté et membre du Collège scientifique du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie (LASA) est connu pour ses travaux sur l’univers carcéral et les politiques sécuritaires. Depuis quelques temps cependant, le nom de Nicolas Bourgoin est associé au mouvement d’extrême-droite Égalité et Réconcialion, fondé par Alain Soral.

Qu’est-ce qu’Égalité et Réconciliation ?

Alain Soral, ancien cadre du Front national, a fondé Egalité et Réconciliation en 2007 avec d’anciens responsables du GUD (1).

Se revendiquant lui-même comme « national-socialiste », son organisation s’inspire des mouvements fascistes du siècle dernier, comme en témoigne sa devise qui prétend associer « gauche du travail et droite des valeurs pour une réconciliation nationale ».

Ainsi, à travers un discours prétendument proche des travailleurs et des classes populaires, mais qui en réalité gomme les contradictions de classe, Soral distille son venin nationaliste. S’abritant derrière un anticapitalisme de façade et sous couvert d’un pseudo « antisionisme », Soral n’a de cesse de dénoncer sa cible privilégiée, qui se cache à Wall Street, dans les médias, les gouvernements, les conseils d’administrations des grandes multinationales, et qui pilote secrètement le monde : le Juif. Antisémitisme et complotisme constituent ainsi les fondements de cette organisation, également antiféministe et homophobe.

Farouche soutien de Dieudonné, Soral et ce dernier ont récemment annoncé qu’ils allaient fonder ensemble un nouveau parti politique, Réconciliation Nationale.

Le rapprochement de Nicolas Bourgoin vers Égalité et Réconciliation

Depuis janvier 2014, Nicolas Bourgoin est un fidèle contributeur du site internet d’Égalité et Réconciliation, puisqu’on y trouve plus d’une cinquantaine d’articles de sa plume et plusieurs vidéos d’interviews pour « Égalité et Réconciliation TV »(2).

Dans ces contributions, le sociologue se fait le défenseur zélé de Soral et Dieudonné, et il s’attache avec ardeur à relayer les thèses soraliennes qui font du « sionisme » et du « mondialisme » les causes exclusives de tous les problèmes en France. Il n’hésite pas non plus, sous couvert d’« anti-impérialisme », à manifester son soutien pour des dirigeants autoritaires et des dictateurs tels que Vladimir Poutine ou Bachar El-Assad.

Enfin, les connivences de Nicolas Bourgoin avec l’extrême-droite ne font plus aucun doute lorsque dans un article consacré à la dénonciation des militant-e-s antifascistes – qui constituent selon lui « une véritable milice au service de la réaction et du pouvoir »(3) [sic] – il proclame que les « vrais journalistes, militants ou essayistes résistants à l’Empire » sont, entre autres, Alain Soral, Frédéric Chatillon (4) et Serge Ayoub (5).

Nous apprenons que Nicolas Bourgoin doit animer une conférence organisée par Egalité et Réconciliation Franche-Comté le vendredi 3 avril 2015 à Besançon, dans un lieu tenu secret, afin d’y présenter son dernier ouvrage.

Nous dénonçons le rapprochement vers Égalité et Réconciliation, ainsi que la participation à cette conférence, de Nicolas Bourgoin, qui use de sa qualité d’universitaire pour faire la promotion de cette organisation réactionnaire et fascisante. Nous alertons par là-même le Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie de l’Université de Franche-Comté (dont fait partie Nicolas Bourgoin) et lui demandons de se désolidariser de cet enseignant-chercheur.

L’extrême-droite, sous toutes ses formes, doit être combattue sans relâche ! 

Le 2 avril 2015

 

(1) Groupe Union Défense : organisation étudiante d’extrême-droite radicale et violente.

(2) egaliteetreconciliation.fr/_Nicolas-Bourgoin_.html (lien désactivé)

(3) egaliteetreconciliation.fr/Les-antifas-faux-rebelles-vrais-collabos-25136.html (lien désactivé)

(4) Ancien président du GUD, il travaille aujourd’hui pour le Front National.

(5) Dirigeant des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires et de Troisième Voie, organisations néo-nazies dissoutes après le meurtre de notre camarade Clément Méric.

Association Multiculturelle des Étudiants de Besançon (AMEB) – Solidaires Etudiant-e-s