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Le nouveau livre de VISA est en vente

« Lumière sur mairies brunes »
A commander dès maintenant !
couvvisa

Garder la mémoire… pour mieux combattre la progression de l’extrême droite dans les têtes et dans les urnes. Garder la mémoire… pour démontrer que le Front national n’a pas changé depuis 1972, qu’il est toujours un parti raciste, xénophobe, nationaliste et férocement hostile à l’action syndicale.

Composé par Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA), ce livre est une  «boîte à outils». On y trouve le récit détaillé des faits et méfaits du Front national et de ses alliés au terme d’une année d’exercice du pouvoir municipal dans les quinze villes qu’ils occupent depuis le printemps 2014.

Si depuis cette date, le FN ne transforme pas brutalement les villes conquises en laboratoires d’expérimentations fascistes, il n’en demeure pas moins que nombre de leurs délibérations sont marquées du sceau de la destruction des politiques sociales, du racisme, de la stigmatisation des étrangers et des populations d’origine immigrée et de la mise au pas des opposants.

Attaques frontales contre la culture, baisses drastiques des subventions aux associations non soumises, surarmement des policiers municipaux, noms de rues changés, appropriation et falsification de symboles ouvriers, fonctionnaires territoriaux mis sous pression, ségrégation dans l’attribution des logements sociaux… Tel est le quotidien dans les municipalités brunes dont ce livre dresse le catalogue accablant, mais indispensable, pour amplifier la riposte.

On peut également y découvrir les analyses et communiqués de VISA ainsi que les expressions syndicales (CGT, Solidaires, FSU, CFDT) et intersyndicales qui sont autant de coups de projecteurs sur les réponses à apporter aux incursions du FN sur le terrain social. La lecture de ce livre permettra à chacun-e, de contrer les discours haineux et la démagogie sociale de l’extrême droite.

 

Passez commande dès maintenant en l’adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

 

Tarif dégressif :

de 1 à 10 exemplaires : 5 €

de 11 à 100 ex : 4 €

à partir de 101 : 3 €

Rejoignez et signez l’appel « Unir et agir face à l’extrême droite »

Réunis en assises les 28 et 29 juin 2014 à l’initiative de la Conex (Coordination Nationale contre l’Extrême droite), nos collectifs, associations, syndicats et organisations, qui sont engagés de longue date contre les idéologies d’extrême droite dont le FN est le porte parole électoral, déclarent :
Alors qu’une quinzaine de villes sont dirigées par l’extrême droite et que les présidentielles de 2017 sont un objectif majeur pour le FN,
Alors que les idées d’extrême droite gangrènent la société,
Alors que les actes de violence des groupuscules fascistes se multiplient,
Alors que la situation économique et sociale s’aggrave à travers toute l’Europe,
Alors que la jeunesse peine à trouver l’espoir en de jours meilleurs,
Nous appelons toutes les forces antifascistes, quel que soit leur champ d’intervention et à hauteur de leurs moyens, à s’unir et agir face à l’extrême droite.

Faire barrage à l’extrême droite passe aussi par la lutte contre l’austérité, par le dépassement de la crise du capitalisme et par une juste répartition des richesses. Mais il faut déjà s’opposer farouchement et directement aux agissements de ses membres, de ses élu-es et de ses organisations :

  1. Dans la continuité de leurs activités, nos collectifs, associations, syndicats et organisations s’engagent à mettre en commun leur surveillance des villes occupées, des conseillers municipaux d’extrême droite. Nous dénoncerons aussi les porosités entre l’extrême droite et une partie du champ politique,
  2. Nous produirons du matériel militant commun et identifié, valoriserons les ripostes unitaires,
  3. Nous nous engageons également à relayer les actions antifascistes aux niveaux européen et international, à mieux connaître les agissements des groupes d’extrême droite à travers le monde pour mieux les dénoncer, à faire vivre la solidarité internationale antifasciste,
  4. Nous nous adresserons particulièrement aux jeunes générations pour qu’elles se réapproprient et perpétuent le combat contre l’extrême droite. Cela nécessite d’être plus à leur écoute, de moderniser nos discours, d’aller à leur rencontre dans les quartiers populaires, les campagnes, les lycées et de mieux démasquer et démystifier Soral, Dieudonné, les Identitaires et tout groupe d’extrême droite. Les ripostes que la jeunesse met déjà en œuvre doivent être mieux connues,
  5. Parce que la rue est un lieu d’expression populaire historique, nos collectifs, associations et organisations mettront tout en œuvre pour ne plus laisser les fascistes y parader librement,
  6. Nous nous engageons à soutenir les victimes de l’extrême droite et plus généralement à raviver l’espoir par la lutte antifasciste,
  7. Pour s’opposer au FN et pour démontrer l’ampleur des résistances aux idées réactionnaires, racistes, antisémites, islamophobes, sexistes, homophobes, nationalistes et identitaires, nos collectifs, associations, syndicats et organisations appellent à :
    – Multiplier de septembre à novembre les initiatives locales contre l’extrême droite pour préparer le week-end des 29 et 30 novembre à Lyon,
    – Manifester dans l’unité samedi 29 novembre à Lyon, manifestation suivie d’un concert,
    – Participer aux conférences / débats dimanche 30 novembre.

Alors que le FN se met en ordre de marche pour ses prochaines batailles, électorales notamment, l’heure n’est ni à la résignation ni au fatalisme mais à la mobilisation la plus large et unitaire face au parti de la haine et ses satellites.

FACE AU CONGRES DU FN A LYON,
POUR L’ÉGALITÉ DES DROITS,
POUR LA JUSTICE SOCIALE ET LA SOLIDARITÉ :  
MANIFESTATION / CONCERTS / FORUM
SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 NOVEMBRE A LYON !

 

Le Collectif Antifasciste de Besançon est signataire

Pour signer cet appel, écrire à : conex@riseup.net

Pour voir qui a déjà signé l’appel : page du Comité de Vigilance 69 ou celle de VISA

 

Tract Solidaires : L’extrême-droite est un danger mortel

tract-extreme-droite

FN : menteurs de père en fille

La stratégie du vautour


Un vautour désigne non seulement un charognard mais aussi une personne qui sait attendre que sa victime soit affaiblie et sans défense pour pouvoir la dévorer

La situation sociale, économique et politique crée un très fort sentiment d’exaspération parmi la population. Les inégalités sociales, l’enrichissement d’une minorité tandis que la majorité est toujours plus exploitée (chômage, précarité, revenus en baisse, droits remis en cause, etc.), la casse des services publics, les « affaires » qui touchent le monde politico-financier, l’inefficacité des réponses politiques dans le cadre institutionnel, l’augmentation permanente des impôts des ménages au lieu d’une urgente réforme fiscale, nourrissent ce ras-le bol.

La politique menée par François Hollande ne répond pas à cette situation. En renonçant à affronter réellement les pouvoirs de la finance et en répondant aux exigences du patronat plutôt qu’aux revendications du monde du travail, ce gouvernement, après bien d’autres, nourrit aussi le discrédit du « politique ».

Le FN profiteur du désespoir

Le Front national tente de récupérer cette colère à son profit. Marine Le Pen a un objectif : la conquête du pouvoir. Pour cela, elle a adopté une tactique de « dédiabolisation » du FN, pour à la fois, élargir son électorat en visant les classes populaires et pouvoir siphonner une partie des voix de l’UMP.

Elle n’hésite pas pour cela à tenir un discours « attrapetout  », surfant sur toutes les colères de la période et laissant coexister au sein de son parti des tenants de la vieille garde réactionnaire, antisémite (incarnée par son père) et des tenants d’un discours plus « moderne », plus « social » mais dont le fil rouge est celui du racisme anti-immigré, anti-noir et anti-musulman…

Elle se présente comme la « candidate anti-système », en défense du peuple, des « laissés-pour-compte » de la crise, mais le projet politique qu’elle incarne est avant tout celui d’un nationalisme exacerbé qui ne remet en cause ni le capitalisme, ni le libéralisme, ni la course au profit, ni la concentration des richesses dans les mains d’une minorité.

Le FN n’est pas l’ami des salarié-es !

Les élus FN à l’Assemblée nationale ne portent en rien des propositions en faveur des salarié-es : rien sur le SMIC, rien sur la défense des retraites, rien sur l’éducation, rien sur la santé, rien sur une fiscalité plus juste ! Les élus frontistes ont jugé bon de traiter en priorité « le problème roumain » ou de cosigner une loi sur la reconnaissance du « génocide vendéen ». Le député Collard a signé une proposition de loi dont l’objectif est de « protéger l’économie, la propriété privée et les épargnants et de garantir aux actionnaires une gestion d’entreprise durable ».

Marine Le Pen est une fille de millionnaire et les dirigeants de son parti sont majoritairement des patrons, des commerçants, des avocats qui défendent prioritairement leurs intérêts.

Selon le FN, priorité au capitalisme national

La mesure économique phare du FN est la sortie de l’euro pour protéger les entreprises françaises.Cette mesure est illusoire : elle conduirait inévitablement à une aggravation de la crise économique et à une concurrence encore plus forte entre pays. Elle ne remet en cause ni les puissances des multinationales (dont certains grands groupes français) ni la logique des marchés financiers. Le FN fait lui aussi de la maîtrise de la dette un impératif national : ce qui conduit à des politiques d’austérité comme actuellement !

La vision d’un capitalisme régulé à la française est une illusion mais tend à faire croire que patrons et ouvriers « français » auraient les mêmes intérêts !
Les mesures proposées favorisent d’abord le patronat, puisqu’il propose « d’alléger le coût du travail, sans pour autant grever le pouvoir d’achat des ménages », en d’autres termes de baisser les cotisations patronales…

Et si les « lois sur le temps de travail ne seront pas abolies  », une « renégociation sera autorisée à la condition qu’elle s’accompagne d’une augmentation proportionnelle du salaire », cela revient à l’arnaque du « travailler plus pour gagner plus »…

L’immigration, bouc-émissaire de tous les maux

Pour le Front National, l’immigration serait la source de tous les maux : délinquance, chômage, bas salaires, endettement de l’Etat… Son discours, bâti sur des mensonges et des fantasmes, flatte les plus bas instincts des Français. Il faut rappeler que la France est un pays qui attire moins de migrants que d’autres en Europe : 150 000 chaque année en France, 450 000 en Grande Bretagne, et 800 000 en Allemagne (chiffres OCDE 2011). Avec l’instauration d’une « préférence ou priorité nationale » en matière d’emplois, de logements et d’aides sociales, le FN veut instaurer une ségrégation raciste contre les travailleurs et travailleuses immigré-es qui participent largement à la solidarité nationale à travers les cotisations sociales et les impôts. Les immigré-es et les étranger-es sont aussi nos collègues, nos ami-es, nos voisin-es, et ils ou elles sont indispensables aussi pour des pans entiers de notre économie.

Le FN ne cesse dans ses discours de haine de vouloir nous diviser, d’opposer les travailleur-euses français-es et immigré-es, les salarié-es du public et du privé, les chômeur-euses contre les salarié-es… épargnant les véritables coupables que sont les possédants.

Contre le racisme et la désignation de faux ennemis, Solidaires défend au contraire la solidarité de classe entre les travailleurs et travailleuses !

Les droits des femmes dévoyés

Le Front National a été obligé d’intégrer dans son discours le fait que les femmes ont obtenu certains acquis sur lesquels il ne pouvait pas revenir. Il se prétend même être le défenseur des femmes, en instrumentalisant la laïcité pour mieux agiter le fantasme du péril musulman ou celui de l’immigration.

Dans les rangs du FN, cohabitent aujourd’hui des « modernistes » avec les tenants d’une vision réactionnaire de la place des femmes, qui auraient avant tout vocation à être mères. On y retrouve les militant-es « pro-life » qui manifestent contre les centres IVG, les partisans du salaire maternel et ceux qui militent contre la déconstruction des stéréotypes à l’école.

Si Marine Le Pen a évité trop de proximité avec les anti mariages pour tous, bon nombre de ses adhérents-es étaient présents dans les manifestations qui s’opposaient à l’égalité des droits entre hétérosexuel-les et homosexuel- les. Ce qui fait le lien entre ces « modernes » et ces « anciens », c’est cette obsession identitaire et xénophobe  : c’est avant tout la défense de la culture occidentale, blanche et judéo-chrétienne qui aurait soidisant permis la laïcité et l’égalité entre les femmes et les hommes, oubliant que les acquis des femmes sont le fruit de luttes féministes que le FN a combattu !

 

Ne pas se tromper de colère

Pour Solidaires, le Front national n’est pas un parti comme un autre. Il reste un parti fondamentalement d’extrême droite, raciste et nationaliste. La base de sa politique reste la préférence nationale, la division des travailleurs et des travailleuses, la promotion d’un capitalisme national.
Nous réaffirmons, sans concession, notre antifascisme, parce qu’il est partie intégrante de notre identité et de notre projet syndical : celui-ci repose sur la défense et l’amélioration des droits individuels et collectifs dans une perspective de transformation sociale.
Cette perspective et la défense de nos valeurs supposent la solidarité entre tous les salarié-es, les chômeurs/euses, les retraité-es, la solidarité internationale et le refus de toute forme de racisme, de sexisme, d’homophobie. Face à l’extrême droite, on a besoin de luttes sociales victorieuses !

 

Face à l’extrême droite, on a besoin de luttes sociales victorieuses!

Face aux inégalités, aux injustices, à l’exploitation, aux exclusions, au désastre écologique… nous avons raison de nous révolter. Mais ça ne suffit pas : de nos révoltes, construisons un autre avenir !
Pour Solidaires, prise en charge des revendications immédiates, construction d’alternatives à travers les luttes, rupture avec la société actuelle et internationalisme sont complémentaires. C’est ainsi que le syndicalisme redeviendra une force porteuse d’un projet de société et renverra l’extrême droite dans les poubelles de l’histoire !

 

Soyons solidaires et antifascistes : une campagne unitaire

Face à la montée de l’extrême droite et de ses idées, le syndicalisme se doit d’être à l’offensive. Il doit démystifier les discours et projets de l’extrême droite et montrer en quoi c’est un poison mortel pour le travailleurs et travailleuses. Le lancement en janvier 2014 (avec une première initiative le 29 janvier) d’une campagne unitaire contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques, par la CGT, FSU, Solidaires avec les organisations étudiantes UNEF, UNL, FIDL, est une initiative décisive pour le combat antifasciste.

 

Pour une offensive solidaire et antifasciste

Marine Le Pen tente de donner une image modérée du Front national, mais la réalité est tout autre.
Le FN reste au centre de la nébuleuse de l’extrême droite française et de ses différentes composantes.
Il continue à entretenir des liens étroits avec une multitude de groupes et personnalités qui ont en commun la haine de la démocratie et une vision raciste de la société.
C’est ce qui le pousse à soutenir Dieudonné, qui entretient à dessein la confusion entre le légitime et nécessaire antisionisme (le refus de la politique menée par l’État d’Israël contre les Palestiniens) et l’inadmissible antisémitisme (racisme anti-Juifs). La grande proximité de ce dernier avec JM Le Pen, le FN, le fasciste Soral, le négationniste Faurisson et les différents groupuscules d’extrême droite (dont celui impliqué dans le meurtre de Clément Méric), le disqualifie vis-à-vis de tous ceux et celles qui luttent contre toutes les formes de racisme et notamment le racisme anti-musulmans.

source AMEB – SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S

tract téléchargeable sur le site

Les syndicats contre le FN : Compte-rendu de la journée du 29 janvier

Voici le compte-rendu diffusé par Visa sur la journée intersyndicale antifasciste qui s’est déroulée à la bourse du travail de Paris (voir ici la présentation de la journée).

VISA

Au moins 600 syndicalistes ont participé ce mercredi 29 janvier à la journée intersyndicale « contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques » qui s’est tenue à la Bourse du travail de Paris.

Les principaux organisateurs étaient la CGT, la FSU et l’Union syndicale Solidaires. Trois organisations de jeunesse – le syndicat étudiant UNEF et les deux syndicats lycéens UNL et FIDL – y avaient également appelé. Des associations dont la Ligue des droits de l’homme (LDH), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) et Vigilance initiatives syndicales antifascistes (VISA) ont également contribué au succès de la journée.

Le soir, celle-ci s’est terminée par un meeting, avec des orateurs-oratrices de la CGT (Thierry Lepaon), de l’UNEF (William Martinet), de la FSU (Bernadette Groison) et de l’Union syndicale Solidaires (Annick Coupé).

Des vidéos de la LDH, du MRAP et de VISA ont également été projetées et ce meeting a été retransmis sur Internet. Des visionnages collectifs ont eu lieu dans un certain nombre d’Union locales des organisations syndicales participantes. Notons, par ailleurs, la remarquable mobilisation des travailleurs sans papiers pour ce meeting.

 

Avec cette journée de travail et ce meeting, il s’agissait pour les organisations syndicales participantes de lancer une campagne nationale  contre les tentatives de l’extrême droite de trouver un ancrage dans le monde du travail et dans les classes populaires, cherchant à y recruter un électorat en surfant sur les déceptions et frustrations engendrées par les politiques austéritaires présentées comme « sans alternative ». Plusieurs événements ont déclenché l’alerte pour les syndicalistes. Les sondages « sortie des urnes », effectuées lors des élections présidentielles, indiquent depuis plusieurs années la persistance d’un votre FN parmi les personnes se déclarant « proche d’une organisation syndicale ».

Aux élections cantonales de mars 2011, le Front national a présenté plusieurs candidats appartenant à des organisations syndicales ; le plus connu entre eux est devenu Fabien Engelmann, exclu par la CGT suite à sa candidature. Le même Fabien Engelmann s’est par ailleurs illustré, ce même 29 janvier 2014, d’un communiqué haineux dans lequel il accusait les organisations syndicales de « détournement d’argent », tout en traitant la LDH, le MRAP et VISA de « groupuscules totalitaires » (sic). Dans cette dernière période, la montée d’une certaine sympathie pour le courant Dieudonné/Alain Soral a aussi été notée dans des quartiers populaires, mais aussi dans des entreprises. Un problème qui est souvent revenu dans les discussions de ce mercredi 29 janvier.

… la suite sur le site de VISA

PARIS, 29 janvier 2014 : Journée intersyndicale antifasciste

ATELIERS/DÉBATS de 9h30 à 17h30
Bourse du travail de Paris
3 Rue du Château d’eau, Paris. Métro République

MEETING à partir de 19h30
Siège de la CGT, 263 rue de Paris, Montreuil (Métro
Robespierre ou Porte de Montreuil).

Télécharger le fichier PDF du programme de la journée : PROGAMME29JANVIER2014

Les absences de réponses aux questions sociales vécues par les salarié- es, les privé-es d’emploi, les retraité-es mais aussi les jeunes ainsi que la crise avec ses conséquences dramatiques fournissent un terreau exploité par l’extrême droite. Les politiques d’austérité génèrent une aggravation du chômage, le développement des inégalités sociales, de la précarité, de la pauvreté et des processus d’exclusion. Cela accroît la désespérance sociale.

La montée des idées et de l’influence de l’extrême droite, et particulièrement du Front national, impacte le monde du travail et par conséquent le mouvement syndical.. Par leur histoire, leurs traditions, leurs valeurs, dans leurs pratiques et leurs capacités à proposer et agir au quotidien contre les inégalités et les injustices, les organisations syndicales sont confrontées aux propos, aux programmes, aux idées et pratiques de l’extrême droite, qu’elles sont déterminées à combattre.

Dans un contexte européen marqué par la remontée de courants d’extrême droite, nos organisations syndicales récusent la banalisation d’un parti dont l’histoire, les idées et pratiques n’en demeurent pas moins antirépublicaines, xénophobes et sexistes. Les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires et les organisations de jeunesse Unef, Fidl et UNL ont décidé d’initier un travail en commun afin d’unir leurs forces pour construire un argumentaire, utilisable par tou-tes les militant-es sur l’ensemble des territoires, sur les différentes questions sociales en jeu.

Ce travail s’inscrit dans le prolongement de l’appel « La préférence nationale n’est pas compatible avec le syndicalisme » signée en mars 2011. Pour lancer cette campagne commune, elles organisent une journée de travail sous forme d’ateliers autour de thématiques diverses, le 29 janvier prochain à Paris. Cette journée se conclura par un temps fort d’expression syndicale, sous la forme d’un meeting avec la participation des premiers responsables de nos organisations, à Montreuil.

Nous entamerons ainsi une campagne de longue durée qui sera marquée par des initiatives larges communes dans les entreprises, administrations, services publics, localités et départements.