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Les syndicats contre le FN : Compte-rendu de la journée du 29 janvier

Voici le compte-rendu diffusé par Visa sur la journée intersyndicale antifasciste qui s’est déroulée à la bourse du travail de Paris (voir ici la présentation de la journée).

VISA

Au moins 600 syndicalistes ont participé ce mercredi 29 janvier à la journée intersyndicale « contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques » qui s’est tenue à la Bourse du travail de Paris.

Les principaux organisateurs étaient la CGT, la FSU et l’Union syndicale Solidaires. Trois organisations de jeunesse – le syndicat étudiant UNEF et les deux syndicats lycéens UNL et FIDL – y avaient également appelé. Des associations dont la Ligue des droits de l’homme (LDH), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) et Vigilance initiatives syndicales antifascistes (VISA) ont également contribué au succès de la journée.

Le soir, celle-ci s’est terminée par un meeting, avec des orateurs-oratrices de la CGT (Thierry Lepaon), de l’UNEF (William Martinet), de la FSU (Bernadette Groison) et de l’Union syndicale Solidaires (Annick Coupé).

Des vidéos de la LDH, du MRAP et de VISA ont également été projetées et ce meeting a été retransmis sur Internet. Des visionnages collectifs ont eu lieu dans un certain nombre d’Union locales des organisations syndicales participantes. Notons, par ailleurs, la remarquable mobilisation des travailleurs sans papiers pour ce meeting.

 

Avec cette journée de travail et ce meeting, il s’agissait pour les organisations syndicales participantes de lancer une campagne nationale  contre les tentatives de l’extrême droite de trouver un ancrage dans le monde du travail et dans les classes populaires, cherchant à y recruter un électorat en surfant sur les déceptions et frustrations engendrées par les politiques austéritaires présentées comme « sans alternative ». Plusieurs événements ont déclenché l’alerte pour les syndicalistes. Les sondages « sortie des urnes », effectuées lors des élections présidentielles, indiquent depuis plusieurs années la persistance d’un votre FN parmi les personnes se déclarant « proche d’une organisation syndicale ».

Aux élections cantonales de mars 2011, le Front national a présenté plusieurs candidats appartenant à des organisations syndicales ; le plus connu entre eux est devenu Fabien Engelmann, exclu par la CGT suite à sa candidature. Le même Fabien Engelmann s’est par ailleurs illustré, ce même 29 janvier 2014, d’un communiqué haineux dans lequel il accusait les organisations syndicales de « détournement d’argent », tout en traitant la LDH, le MRAP et VISA de « groupuscules totalitaires » (sic). Dans cette dernière période, la montée d’une certaine sympathie pour le courant Dieudonné/Alain Soral a aussi été notée dans des quartiers populaires, mais aussi dans des entreprises. Un problème qui est souvent revenu dans les discussions de ce mercredi 29 janvier.

… la suite sur le site de VISA

Manifestation antifa à Paris le 9 février : l’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous !

La Horde

À l’invitation de La Horde, plusieurs collectifs et individus se sont organiséEs, à l’occasion des 80 ans des grandes manifestations antifascistes de 1934, pour défiler dans les rues de Paris le 9 février prochain. Rendez-vous est donné à 14h place Jules Joffrin pour rappeler que l’antifascisme que nous défendons n’est pas né d’hier, et qu’il dépasse largement le cadre étroit de l’opposition frontale avec les groupuscules d’extrême droite.
Si nous ne laisserons jamais les organisations nationalistes réactionnaires tenter d’imposer leurs idées au reste de la société, nous n’oublions pas non plus les responsabilités de l’État français dans le climat raciste délétère qui pourrit les relations sociales.  Aussi nous nous inscrivons dans le prolongement des mobilisations d’hier contre toutes les formes de fascismes : manifestations contre les ligues fascistes en 1934 ; celles des lycéens et étudiants contre les nazis et Vichy en 1940 ; mobilisations contre le colonialisme et l’OAS dans les années 1950 et 1960 ; pour le droit des femmes à disposer de leurs corps dans les années 1970 ; pour l’égalité des droits et contre les crimes racistes et sécuritaires dans les années 1980 ; pour l’ouverture des frontières et le soutien aux sans-papiers dans les années 1990 ; contre la violence de l’extrême droite dans les années 2000, pour la solidarité internationale…

Le texte d’appel à la manif :

l’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous !

Il y a 80 ans, le 6 février 1934, les ligues fascistes marchaient dans les rues de Paris pour imposer par la force leur modèle de société : en réaction, trois jours plus tard, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées contre ce coup de force fasciste dans les rues parisiennes, suivies par des centaines d’autres les jours suivants dans toutes les régions de France, avec en point d’orgue une manifestation de 250 000 personnes, à nouveau à Paris, le 12 février. La France d’aujourd’hui n’est pas celle des années trente, et l’extrême droite a évolué : au-delà de l’activisme des groupuscules ultranationalistes qui s’en revendiquent, son expression se retrouve aussi bien dans les propos d’un ministre, dans l’esprit d’une loi, dans le programme d’un parti populiste, dans le conservatisme qui met en danger l’IVG, dans le racisme et le sexisme du quotidien. Mais la résistance face à elle est toujours d’actualité.

Le battage médiatique autour de l’interdiction de spectacles antisémites et leur instrumentalisation à des fins politiciennes ne doivent pas nous dédouaner d’une nécessaire réaction face à l’intolérable : l’État est bien mal placé pour prétendre lutter contre l’extrême droite, alors qu’il orchestre expulsions et discriminations au sein même du modèle qu’il défend, mais c’est à nous de ne pas lui laisser occuper l’espace de la résistance antifasciste.

Cette résistance à l’offensive des idées racistes et nationalistes doit être sans concession.

En premier lieu, l’antifascisme que nous défendons est l’affaire de toutes et tous, collectifs ou individuEs, organiséEs ou non : ce n’est sûrement pas l’affaire de la justice ou de la police, ni celles des seules organisations politiques, surtout quand elles en font un enjeu électoral à quelques semaines des élections municipales, pour mieux déserter le terrain le reste du temps.

Ensuite, notre antifascisme ne doit négliger aucune des formes que prend ce que nous combattons : discours et violences islamophobes et sexistes, racisme anti-Roms qui prospère des quartiers populaires jusqu’aux plus hauts sommets de l’Etat, antisémitisme larvé ou assumé, racisme sexiste à l’égard des femmes de l’Est, retour du racisme biologique envers les Noirs, racisme inaudible à l’encontre des Asiatiques, rafles de putes et de sans papiers, homophobie, lesbophobie et transphobie religieuses ou laïques. Notre antifascisme doit les combattre globalement, par tous les moyens nécessaires.

Enfin, il est facile de constater que les inégalités sociales reposent en grande partie sur la discrimination à l’égard des populations pauvres d’origine étrangère, sur la recherche de boucs-émissaires, mettant à nu le racisme structurel de la société. Mais nous savons aussi que l’injustice sociale n’est pas qu’une histoire de discrimination culturelle ou ethnique, et que ses racines plongent au cœur même de la logique d’un capitalisme qu’il nous reste à détruire ; que le nationalisme est à combattre d’où qu’il vienne, et que l’esprit de clocher n’est pas le domaine réservé de l’extrême droite.

Mais notre antifascisme ne se résume pas à une une lutte défensive car c’est avant tout une lutte d’émancipation. Il nous paraît donc logique de nous mobiliser pour la libre circulation des personnes, l’abolition des frontières et la solidarité avec les sans papiers ; pour l’égalité hommes-femmes dans la vie, dans la ville et au travail quelque soit leurs origines ; pour la solidarité internationale antifasciste.

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PARIS, 29 janvier 2014 : Journée intersyndicale antifasciste

ATELIERS/DÉBATS de 9h30 à 17h30
Bourse du travail de Paris
3 Rue du Château d’eau, Paris. Métro République

MEETING à partir de 19h30
Siège de la CGT, 263 rue de Paris, Montreuil (Métro
Robespierre ou Porte de Montreuil).

Télécharger le fichier PDF du programme de la journée : PROGAMME29JANVIER2014

Les absences de réponses aux questions sociales vécues par les salarié- es, les privé-es d’emploi, les retraité-es mais aussi les jeunes ainsi que la crise avec ses conséquences dramatiques fournissent un terreau exploité par l’extrême droite. Les politiques d’austérité génèrent une aggravation du chômage, le développement des inégalités sociales, de la précarité, de la pauvreté et des processus d’exclusion. Cela accroît la désespérance sociale.

La montée des idées et de l’influence de l’extrême droite, et particulièrement du Front national, impacte le monde du travail et par conséquent le mouvement syndical.. Par leur histoire, leurs traditions, leurs valeurs, dans leurs pratiques et leurs capacités à proposer et agir au quotidien contre les inégalités et les injustices, les organisations syndicales sont confrontées aux propos, aux programmes, aux idées et pratiques de l’extrême droite, qu’elles sont déterminées à combattre.

Dans un contexte européen marqué par la remontée de courants d’extrême droite, nos organisations syndicales récusent la banalisation d’un parti dont l’histoire, les idées et pratiques n’en demeurent pas moins antirépublicaines, xénophobes et sexistes. Les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires et les organisations de jeunesse Unef, Fidl et UNL ont décidé d’initier un travail en commun afin d’unir leurs forces pour construire un argumentaire, utilisable par tou-tes les militant-es sur l’ensemble des territoires, sur les différentes questions sociales en jeu.

Ce travail s’inscrit dans le prolongement de l’appel « La préférence nationale n’est pas compatible avec le syndicalisme » signée en mars 2011. Pour lancer cette campagne commune, elles organisent une journée de travail sous forme d’ateliers autour de thématiques diverses, le 29 janvier prochain à Paris. Cette journée se conclura par un temps fort d’expression syndicale, sous la forme d’un meeting avec la participation des premiers responsables de nos organisations, à Montreuil.

Nous entamerons ainsi une campagne de longue durée qui sera marquée par des initiatives larges communes dans les entreprises, administrations, services publics, localités et départements.

Samedi 23 Mars : manifestation antiraciste et antifasciste

Appel à une manifestation le 23 mars à Besançon suite aux récentes agressions racistes et néo-nazies ; plusieurs organisations étaient présentes lors de la réunion de préparation de cette manifestation comme la CNT, le Collectif Antifasciste de Besançon, l’Initiative Communiste-Ouvrière, l’AMEB et SOS Racisme :

En Franche-Comté, depuis plusieurs mois, des groupuscules néonazis commettent des agressions.

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Présents depuis longtemps à Besançon et dans la région, ces groupes, qui véhiculent des idées nationalistes, identitaires et fascistes, sont aussi des adeptes de l’action violente : parades para-militaires et saluts nazis, gazage devant un bar pendant un concert, passages à tabac ciblés (couleur de peau, orientation sexuelle, engagement politique)…

Dans un contexte où racisme et homophobie sont banalisés et où les extrême-droites s’affirment en Europe, ces faits inacceptables, toujours impunis, nous poussent, nous Bisontin.e.s, à nous organiser pour stopper les agressions racistes et fascistes.

Si nous ne voulons pas du fascisme et ne voulons pas avoir peur de nous faire agresser, c’est entre autres par une mobilisation large que nous pourrons le prouver et montrer à ces groupuscules que leurs idées nauséabondes ne seront jamais les bienvenues à Besançon.

Pour participer à la résistance et aux luttes : Agissez individuellement et collectivement, soyez vigilants et informez-vous : lahorde.samizdat.netfafwatchfc.noblogs.org  cabesancon.wordpress.com

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MANIFESTATION ANTIRACISTE & ANTIFASCISTE
Samedi 23 Mars, 15h
Place de la Révolution, Besançon