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Création du collectif « Besançon Solidarité Kurdistan »

Kurdish people attend a celebration rally near the Turkish-Syrian border at Suruc, in Sanliurfa province on January 27, 2015. Kurdish fighters have expelled Islamic State group militants from the Syrian border town of Kobane, a monitor and spokesman said today, dealing a key symbolic blow to the jihadists' ambitions. AFP PHOTO/BULENT KILIC        (Photo credit should read BULENT KILIC/AFP/Getty Images)

(Photo credit should read BULENT KILIC/AFP/Getty Images)

Communiqué de presse – 4 janvier 2015

En Syrie et en Irak, les forces progressistes et révolutionnaires kurdes – en particulier le PKK, les YPG et YPJ – constituent l’une des principales forces de résistance face aux terroristes obscurantistes de Daesh. En première ligne dans les combats, elles parviennent à faire reculer les positions de l’Organisation de l’Etat Islamique, comme à Kobané, Sinjar ou Tel Abyad.

Dans les territoires du Rojava (Kurdistan syrien), libérés par les YPG et YPJ, les peuples de la région ont proclamé en 2013 « l’autonomie démocratique », indépendante du régime dictatorial de Bashar Al-Assad. Ils ont créé un système d’auto-gouvernement contrôlé par des assemblées populaires et basé sur l’égalité des sexes, la défense des minorités ethniques et religieuses, des principes écologistes et anticapitalistes. Ainsi, à travers le combat armé qui oppose dans le Rojava les progressistes kurdes aux soldats de Daesh, ce sont deux projets de société antagonistes qui s’affrontent : l’un obscurantiste, fasciste et totalitaire, l’autre révolutionnaire, démocratique, égalitaire et féministe.

Depuis le début du conflit, les Kurdes doivent cependant faire face à un autre adversaire de taille : l’Etat turc, présidé par Erdogan et son parti l’AKP, qui préfèrent soutenir Daesh plutôt que de voir les forces progressistes kurdes gagner en influence et en autonomie.

Depuis cet été, l’Etat turc a repris ses bombardements contre les positions du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et mène une politique de terreur et de répression sanglante contre les forces progressistes et révolutionnaires. Les journalistes et la presse d’opposition sont muselés, les manifestations hostiles au pouvoir sont attaquées par la police, des milliers de militant.e.s de gauche ou syndicalistes sont emprisonné.e.s, de nombreuses villes et villages kurdes sont assiégés par l’armée et plusieurs centaines de civils ont été assassinés.

Malgré cela, ni la France, ni l’Union Européenne ne s’élèvent contre les multiples crimes et atteintes aux droits humains perpétrés par la Turquie (pays pourtant membre comme la France de l’OTAN et de la coalition militaire internationale en Syrie). Au contraire, en maintenant le PKK sur la liste des organisations terroristes, le gouvernement français est complice de la répression qui frappe les progressistes en Turquie et qui affaiblit la résistance à Daesh. Un accord de coopération policière signé en 2011 entre la France et la Turquie facilite même l’extradition de militant.e.s kurdes réfugié.e.s en France.

A Besançon, plusieurs organisations, qu’elles soient politiques, syndicales ou associatives, ont manifesté ces derniers mois leur solidarité avec les forces progressistes qui combattent l’obscurantisme et le fascisme et qui œuvrent pour la paix au Moyen-Orient. Elles ont décidé de se rassembler pour constituer le collectif Besançon Solidarité Kurdistan, qui se donne comme objectifs de :

  • manifester notre solidarité et apporter une aide concrète aux forces progressistes qui luttent au Moyen-Orient,

  • obtenir le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes et l’abrogation de l’accord de coopération policière entre la France et la Turquie.

Ce collectif, ouvert à toutes les forces progressistes de Besançon et de sa région, rassemble des membres de diverses organisations (voir signataires ci-dessous) et des individu.e.s et citoyen.ne.s non encarté.e.s.

Le collectif appelle d’ores et déjà à un rassemblement de solidarité avec le peuple kurde pour dénoncer les massacres en Turquie, samedi 16 janvier à 15 heures place du 8 septembre.

Premiers signataires :

Parti Communiste Français (PCF), Initiative Communiste Ouvrière (ICO), Fédération Anarchiste (FA), Action Populaire (AP), AMEB Solidaires Étudiant.e.s, Collectif Antifasciste de Besançon (CAB), Union de la Jeunesse de Mésopotamie (UJM), …

Compte-rendu de la manifestation du 31 octobre – Besançon

Ce samedi 31 octobre à 14h, presque 300 personnes se sont retrouvées place Marulaz devant la Librairie l’Autodidacte.

En une vingtaine de minutes la petite rue face à la librairie est noire de monde. Les banderoles sont dépliées. Et après un cours discours d’un membre du groupe Proudhon de la Fédération Anarchiste rappelant l’attaque, les agressions commises dans la nuit du 17 au 18 octobre et le pourquoi de se rassemblement (voir ici et ), le cortège se met en route vers le centre-ville puis direction la colline de Brégille, le quartier bisontin où se trouve le « bunker » (voir l’article de fafwatch Franche-Comté : le bunker association nazie à Besançon).

Ce fut une vraie manifestation dynamique et populaire qui a eu lieu, où tous les âges, tous les quartiers et des sensibilités politiques très diverses ont été représentés, dans une bonne ambiance évidente.

La manifestation a toujours été voulue non-violente : hors de question d’aller à l’affrontement avec les néonazis. Le but est avant tout d’informer les bisontins, de ne pas rester silencieux face aux agissements des nostalgiques du IIIe reich, de montrer notre solidarité auprès des habitants du quartier de Bregille, et de ne pas laisser un pouce de terrain à la bêtise nazie.

Parc Micaud, au pied de la colline de Bregille une pause est faite pour rappeler les agressions dont ont été récemment victimes homosexuels et transsexuel-le-s.

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La montée sur Bregille est conviviale, heureusement car la pente est longue. Arrivée à proximité de la Maison de Quartier, les dernières prises de paroles sont faites, et après une brève pause, le cortège redescend groupé jusqu’au centre-ville.

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Alors qu’il n’a jamais été question lors de l’appel à manifestation de se rendre devant le « bunker », les néonazis se sont réunis en nombre (peut être plus d’une vingtaine) pour défendre leur bout de terrain, prenant soin de décorer les lieux selon leurs gouts haineux. Mais ils ont attendu pour rien.

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Devant le Bunker

 

Cette manifestation est une réponse rapide et mobilisatrice face à l’attaque de la librairie et aux agressions qui ont suivies. Mais depuis ces événements, nombre de personnes se mobilisent et souhaitent mettre en place des projets pour lutter sur le long terme et plus efficacement contre la montée de l’extrême droite. Cela se fera petit à petit. Le CAB relaiera toutes les initiatives (dont il sera informé)…

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L’appel à manifester a également permis de redécorer la ville d’affiches « faites maison », tout en la nettoyant de celles laissées par le fn quelques jours plus tôt.

 

Pour rappel, la manifestation du 23 mars 2013 (voir ici) pointait déjà du doigt Bregille et ce qui désormais s’appelle le « bunker ».

Conférence/débat : Résistances, révolution et pédagogies alternatives au Rojava (Kurdistan syrien)

Après la campagne « Des libres pour Rojava », à laquelle l’AMEB a participé l’an dernier, le syndicat étudiant accueille cette année Yasin Duman, coordinateur de la campagne et témoin de la révolution dans le Rojava (Kurdistan syrien).

Quelques jours après l’odieux attentat d’Ankara, cette soirée sera placée sous le signe de la solidarité avec le peuple kurde et les syndicalistes et progressistes turcs, qui résistent héroïquement face aux fascistes de Daesh et qui subissent une terrible répression du pouvoir fascisant turc.

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Qu’est-ce que le Rojava et que s’y passe-t-il?

Le Kurdistan est une région qui s’étend sur le territoire de 4 États : la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran. Ce qu’on appelle le « Rojava », l’Ouest en kurde, c’est le Kurdistan Syrien.

Pendant la guerre civile syrienne, en 2013, le Rojava a déclaré son autonomie. Depuis, les Rojaviens tentent de mettre en place un système politique et social basé sur l’autodétermination (les villages et cantons sont dirigés par les habitant-e-s, réuni-e-s en assemblées générales), l’égalité des sexes (principe d’élection de binômes homme/femme dans chaque assemblée), la défense des minorités ethniques et religieuses, des principes écologistes et la socialisation des moyens de production.

C’est notamment pour en finir avec ce modèle progressiste que les kurdes subissent des assauts répétés de DAESH (l’Etat islamique), tout comme une répression sanglante orchestrée par l’Etat turc.

 

Pédagogies alternatives

Dans ce contexte de guerre civile et de révolution, une « académie » (université) de sciences humaines, la première au Rojava, a été fondée. Elle se développe notamment grâce à une campagne de solidarité internationale, «Des livres pour Rojava», à laquelle nous avons participé. Cette académie fonctionne sur des bases pédagogiques alternatives à ce qu’on connaît dans nos universités occidentales. Elle s’inscrit en particulier dans le refus de la hiérarchie entre «sachant-e-s» et «non sachant-e-s».

Le syndicat AMEB Solidaires Etudiant-e-s organise une discussion avec Yasin Duman, qui a rédigé un mémoire sur le fonctionnement politique du Rojava et la résolution des conflits dans cet espace. Il nous expliquera l’organisation mise en place au Kurdistan syrien et nous pourrons ensemble parler de l’actualité dans les espaces kurdes du Moyen-Orient ainsi que des formes de soutien possibles.

affiche-1article sur le site de l’ameb : Conférence/débat : Résistances, révolution et pédagogies alternatives au Rojava (Kurdistan syrien)

Projection du documentaire : Acta non verba

Deux ans après la mort de Clément Méric. Nous vous proposons d’assister à la projection du documentaire « Acta non verba ».

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« Acta non verba » est un film documentaire présentant différentes initiatives antifascistes en France et à l’étranger. Il a été réalisé en 2014 par Hazem (militant antifasciste marseillais), il permet de faire un tour d’Europe de différents collectifs militants antifascistes, actifs dans différentes luttes et menant diverses expérimentations : défense des réfugiés de Lampedusa arrivés à Hambourg, lutte contre le TAV – train à grande vitesse – dans le Val de Suse (Italie), centres autogérés en Allemagne et à Turin, investissement dans les quartiers populaires et lutte contre l’islamophobie à Paris, soutien scolaire à Marseille…

19h – salle des Epoisses – 5 avenue de Bourgogne

(quartier de Planoise – Plan d’accès)

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Deux ans après l’assassinat de Clément : mobilisation antifasciste !

Contre tous les racismes et le fascisme :

égalité totale et justice sociale !

Deux ans après la mort de Clément

assassiné par des fascistes :

combattons l’extrême-droite !

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Le 5 juin 2013 Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste, était tué par des militants du groupuscule d’extrême droite Troisième Voie.

Son assassinat s’inscrit dans une longue suite d’agressions de l’extrême droite pour des raisons de préférences sexuelles, d’origines ethniques, d’opinion politiques ou de croyances religieuses.

Les actes homophobes et transphobes ont augmenté ces dernières années, tout comme la remise en cause des droits des femmes.

L’exclusion, le rejet de l’autre, la fermeture des frontières, la désignation des migrant-e-s quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent comme boucs émissaires sont des attitudes qui conduisent au pire. Des milliers de personnes meurent en Méditerranée au nom de la sécurisation des frontières.

Les idées nauséabondes du Front National ont contaminé la sphère médiatique et politique. Le gouvernement entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des migrant-e-s, en quadrillant les quartiers populaires et en adoptant des lois racistes et liberticides qui visent spécifiquement certaines catégories de la population.

À cela nous opposons notre volonté de vivre ensemble et notre exigence d’égalité des droits et de justice sociale.

20 ans après l’assassinat de Brahim Bouarram en marge d’un défilé du Front National, 20 ans après l’assassinat d’Ibrahim Ali par des colleurs d’affiches du Front National, le fascisme continue de tuer et reste un danger dans la rue comme dans les urnes.

Nous réclamons la tenue d’un procès pour les agresseurs de Clément, et pour poursuivre son engagement nous réclamons :

– la régularisation de tou-te-s les sans-papiers,

– l’accueil et la protection des migrant-e-s,

– la fermeture des centres de rétention,

– l’égalité totale.

Mobilisons-nous et défilons en mémoire de Clément et de toutes les victimes du racisme ou des agressions fascistes.

La richesse de l’humanité se construit par nos différences.

Premiers signataires : Action Populaire, AMEB-Solidaires Etudiant-e-s, CDDLE, CAB, Ensemble, FA, FSU, MRAP, NPA, PCF, PG, Resto-Trottoir, Solidaires…

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Compte-rendu de l’hommage antifasciste pour Clément: 1 an déjà, à jamais dans nos coeurs

A l’appel du CAB et de l’AMEB-Solidaires Etudiant-e-s, une centaine de personnes s’est rassemblée à 18h place du 8 Septembre devant l’hôtel de ville de Besançon afin de commémorer la disparition tragique de Clément Méric militant associatif, syndical et révolutionnaire.
Après les prises de paroles de différents collectifs présents rappelant la montée des mouvements et des idées d’extrème droite, nous (une cinquantaine de personnes) sommes partis en manifestation dans le centre ville de Besançon improvisant un parcours ponctué par les slogans antifascistes et anticapitalistes:

 » Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos « 

« c’est pas les immigrés, c’est pas les sans-papiers qu’il faut virer; c’est la misère qu’il faut éliminer »

 » Clément!  Pavlos !  Antifa!  » ou  « Clément ! Pavlos ! on n’oublie pas on ne pardonne pas! »

« Derrière le fascisme se cache le capitale, la lutte antifasciste est internationale »

ou encore le traditionnel « Alerta! Alerta Antifascista! « 

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Le cortège s’est terminé devant les locaux du parti socialiste avec le slogan « Que ce soit Sarko ou Hollande, ceux qui expulsent sont tous de la même bande ! » afin de rappeler aux élites qui nous gouvernent que ce sont eux, leurs politiques migratoires, les centres de rétention qu’ils ont mis en place, leur racisme décomplexé, leurs volontés de réprimer les mouvements sociaux et de casser les droits acquis par nos luttes  qui font le lit de l’extrême droite.

 

En soirée, le concert organisé au Maquis avec les groupe ASTAROJNA (chanson tragico-festive) et THE IMPRESSIVE BURRICOS DE LA PLAYA (groupe funk) a permis de terminer cette journée commémorative par une note festive.

Merci aux militants présents ce soir,
Merci aux membres des deux groupes,
Merci au Maquis

La lutte continue !
On n’oublie pas ! On ne pardonne pas !

Compte-rendu de « Jour de colère contre les fascistes ! Jour de fête pour toutes et tous ! », Dijon 5 avril

Comme prévu dans l’appel, nous nous sommes rassemblés (plus de 300 personnes) à partir de midi place Wilson. « Jour de colère 2 » avait espéré initialement se rassembler sur cette même place à 14h, mais face à la mobilisation grandissante de « Jour de colère contre les fascistes ! Jour de fête pour toutes et tous ! », la préfecture leur a demandé de changer le lieu  : ceux-ci se sont donc repliés au Palais des Sports.
Première victoire donc pour les antifascistes puisque « Jour de colère » n’a pas eu accès à cette place.
La place Wilson est donc occupée à partir de midi par les antifascistes, avec au programme des activités festives et bon-enfant : bouffe populaire, jeux de flechettes ou de chamboule-tout (avec des cibles représentant divers groupes d’extrême-droite) et concerts – voir l’article du SCALP 21.

Au palais des sports, « Jour de colère » fait un flop. Pourtant le rassemblement avait été prévu depuis plusieurs semaines et celui prévu à Besançon c’est reporté finalement sur celui de Dijon. Ils n’étaient pas plus d’une cinquantaine :  des royalistes, des anti-mariages gay, deux ou trois bonnets rouge et dernière une banderole du Parti de la France des skins fafs et des membres de Génération Identitaires qui ont pu parader sous protection policière et braire des slogans tels que « Jeunesse!, jeunesse nationaliste! », « Français relève toi, tu es ici chez toi », « Nous sommes tous des enfants d’hétéros », « Islam hors d’Europe – Sionnistes, hors de France » , « Rebsamen démission, Francs-maçons en prison » ou encore « Taubira, casse-toi, la France n’est pas à toi ».

Apprenant en début d’après-midi que « Jour de colère » avait reçu l’autorisation des autorités pour parader dans le centre-ville et déverser son flot de slogans haineux et fascistes, nous décidons de partir en manifestation pour ne pas leur laisser la rue. Cette journée se voulant un « jour de fête » contre les fascistes, la manif qui restera jusqu’à son terme festive (il y avait bien 300 personnes) se dirige à travers les rues de Dijon entraînée par le camion-sono.
Dijon. 5.4.Rue Berbisey
Très vite cependant, les rues sont bloquées par des dizaines de gendarmes mobiles et de CRS munis de tout leur attirail de guerre (flashballs, lacrymo…). La tension monte et les flics chargent quelques instants, blessant deux manifestant-e-s (une personne sera hospitalisée).

Dijon. 5.4. Place Bossuet

Dijon. 5.4.Place Bossuet (2)

Dijon. 5.4. Place de la Laïcité

Le cortège tente alors de passer par diverses rues pour atteindre le centre-ville, mais à chaque fois il se retrouve bloqué par la flicaille. En fin d’après-midi, la manifestation se termine au point de départ sur la place Wilson , tandis que plusieurs manifestant-e-s souhaitant s’en aller sont contrôlé-e-s par les forces de l’ordre qui entourent la place.

A Dijon comme ailleurs,  nous ne laisserons jamais la rue aux réactionnaires, et ils seront sûrs de nous trouver toujours sur leurs routes.

 

Compte-rendus des autres rassemblements anti-« Jour de Colère 2 »:

  • Tours :

Succès de la manif antifasciste du dimanche 06 avril 2014

  • Toulouse :

Jour de honte pour les réacs , antifascisme 1 / Jour de Colère 0

  • Montpellier :

Humiliation pour le jour de colère – Succès pour la manifestation antifasciste

  • Grenoble :
  • Lyon :

 

Qu’est ce que « Jour de Colère? »

Une manifestation « Jour de colère » était initialement prévue à Besançon le samedi 5 ou dimanche 6 avril. Mais craignant de ne pas rassembler assez de haineux, les organisateurs Comtois ont préféré rejoindre le rassemblement de Dijon le samedi 5 avril

Plusieurs « jours de colère » sont prévus dans toute la France, des contre-rassemblements sont prévus à:

Dijon  : Pour manger ensemble et faire la fête tout l’après-midi

Montpellier : Ne laissons pas la place à l’extrême droite

Tours : Contre la tenue d’un « Jour de Colère » régional à Tours

(liste non exhaustive qui sera mise à jour)

 

Dijon 5 avril : Jour de colère contre les fascistes ! Jour de fête pour toutes et tous !

Des regroupements fascistes, sexistes, homophobes, racistes, intégristes veulent défiler le 5 avril à 14h dans les rues de Dijon pour «jour de colère 2».

PAS QUESTION !

Rassemblement, banquet et fête de rue dès12h et par la suite…

Concerts (Berbiseyans, Heyoka, Dr Larry…) Boum – Sound System dub and co (Kiraden…) – Bal trad’ et Open Mike hiphop

APPEL :

Après la première apparition du « jour de colère », le 26 janvier à Paris, les fachos en colère croient pouvoir revenir pour une seconde édition « locale » dans plusieurs villes en France les 5 et 6 avril, entre autre à Dijon.

Dans la foulée des manifestations d’homophobie pour tous, des rassemblements anti-avortement et des rappels à l’ordre familial et patriarcal face à la dite « théorie du genre », « Jour de colère » a été un choc. On avait pas vu depuis longtemps dans les rue de Paris une telle foule reprendre en choeur de manière complètement décomplexée des appels aux meurtres antisémites et racistes, ou à la haine machiste, anti gays et lesbiennes…

Le 5 avril, ils veulent défiler de nouveau, et ont appelé à manifester à 14h place wilson. Il n’en est pas question. Nous proposons de nous rassembler dès 12h là-bas, de les en empêcher et de les submerger avec une grande fête, un banquet, des concerts !

Noirs, blancs, de toutes les couleurs et de partout, pour une ville métissée et sans frontières.

Hétéros, homos, lesbiennes, martiens pour célébrer toutes les sexualités.

Hommes, femmes, trans, sans identité parce que nous ne croyons pas aux petites cases, ni à l’ordre naturel.

Avec de la musique et des petits plats à partager, parce que notre sens du commun et nos fêtes sont absolument antagonistes avec leur passions morbides.

De 7 à 77 ans, on emmerde toujours les post-fachos, intégristes religieux, vrais néo-nazis, les raclures racistes et misogynes, et autres sinistres boys-scouts.

Que les autres villes qui n’acceptent pas l’idée de laisser du terrain dans les rues à ces courants puants rejoignent cette initiative !

COLÈRE POUR TOUS ?

Depuis quelques mois, de la « manif pour tous » aux rassemblements contre l’avortement, on assiste à un sursaut réactionnaire dont « Jour de colère » est la manifestation la plus radicale, mais aussi la plus révélatrice. L’extrême droite mute et bouffe à tous les râteliers, agrégeant sur une colère et un malaise aussi partagé que diffus. Elle n’hésite pas au passage à puiser dans certaines des pratiques et théories de courants émancipateurs, anticapitalistes ou révolutionnaires, traditionnellement marqués à gauche. Elle tente de séduire autant sur les terrains les plus rances du rejet archaïque et de la peur égoïste, que par la manière dont elle prétend trouver des réponses au vide laissé par l’individualisme libéral et par la
marchandisation forcenée de tout.

Dans son sillage, la confusion règne. Dieudonné s’alimente de la juste colère face aux politiques néo-coloniales pour en arriver aux thèses conspirationnistes les plus délirantes et à l’antisémitisme le plus infâme. Certains de ses fans finissent par défiler aux cotés de tous ceux qui rêvent de renvoyer les immigré-e-s dans « leur pays » ou pire. Les indignés cathos de droite, occupent les places avec leurs chandelles et miment les gestes fétiches des mouvements alter-mondialistes. Ils invoquent Orwell, s’inspirent de la critique du totalitarisme et de la société industrielle, pourfendent les ogms et disent vouloir rejoindre les paysans en lutte contre l’agro-business. Tout cela malheureusement pour mieux invoquer la nécessité de retrouver des communautés ancrées dans un ordre moral patriarcal et naturel. D’autres prétendent s’attaquer radicalement au capitalisme pour mieux défendre l’identité européenne « blanche » face aux « invasions barbares ». Chez les bonnets rouges, des ouvriers en colère défilent au coté de leur patrons et des agro-maîtres de la FNSEA qui ont pourri leur région. Et pendant ce temps, des pères de famille s’accrochent à des grues pour essayer de nous faire croire, en dépit de toute la force persistante de la domination masculine dans l’espace public et privé, que les femmes auraient pris le pouvoir et que la virilité est en danger (qu’elle crève !).

Dans l’immédiat, il s’agit pour nous de ne surtout pas laisser les courants fascistes ravir les justes colères et les luttes. Il est temps de reprendre la rue et de s’y afficher sur des bases claires. A commencer par un rejet de tout ordre moral pré-établi et imposé, que celui-ci s’appuie sur l’idée de nature, sur des commandements religieux ou sur un universalisme occidental impérialiste. Que l’on se batte ici pour échapper à l’aliénation technologique ou pour briser le règne de la consommation, pour s’enraciner dans un quartier, défendre des terres ou soutenir des ouvriers en grève, ce sera avec des aspirations radicalement multi-culturelles, (pro-)féministes, anti-autoritaires et sans frontières.

Pour plus d’infos, pour trouver des appels à manifester  de divers groupes et collectifs, des affiches et tracts à diffuser :
5avril.noblogs.org

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Pour manger ensemble et faire la fête tout l’après-midi

Sur ce blog, on trouve tous les différents textes d’appel à venir faire la fête pour empêcher le “Jour de colère” le 5 avril, ainsi que le programme de tous les évènements qui se dérouleront dans la semaine du 31 mars au 5 avril (projections, discussions, repas et barbecue aérien !).

On trouve important que toutes les personnes ou collectifs pour qui l’organisation de cette journée a un sens puisse écrire son propre appel ou faire sa propre affiche. Et que les différents textes soient regroupés ici.

Tous les groupes de musique, de théâtre, ou de n’importe quoi qui aimeraient se joindre à l’organisation du samedi après-midi sont plus que bienvenus ! Nous cherchons aussi des jeux, des textes à lire ce jour-ci,…

De la même façon, l’organisation de la semaine de Contre-Attaque est ouverte à d’autres évènements. Si vous avez un lieu pour organiser une projection, un repas ou une discussion, si vous avez connaissance d’un évènement cette semaine-là qui s’inscrit dans cette dynamique, n’hésiter pas à nous écrire.

Vous pouvez nous écrire à : 5avril@riseup.net

Tract Solidaires : L’extrême-droite est un danger mortel

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FN : menteurs de père en fille

La stratégie du vautour


Un vautour désigne non seulement un charognard mais aussi une personne qui sait attendre que sa victime soit affaiblie et sans défense pour pouvoir la dévorer

La situation sociale, économique et politique crée un très fort sentiment d’exaspération parmi la population. Les inégalités sociales, l’enrichissement d’une minorité tandis que la majorité est toujours plus exploitée (chômage, précarité, revenus en baisse, droits remis en cause, etc.), la casse des services publics, les « affaires » qui touchent le monde politico-financier, l’inefficacité des réponses politiques dans le cadre institutionnel, l’augmentation permanente des impôts des ménages au lieu d’une urgente réforme fiscale, nourrissent ce ras-le bol.

La politique menée par François Hollande ne répond pas à cette situation. En renonçant à affronter réellement les pouvoirs de la finance et en répondant aux exigences du patronat plutôt qu’aux revendications du monde du travail, ce gouvernement, après bien d’autres, nourrit aussi le discrédit du « politique ».

Le FN profiteur du désespoir

Le Front national tente de récupérer cette colère à son profit. Marine Le Pen a un objectif : la conquête du pouvoir. Pour cela, elle a adopté une tactique de « dédiabolisation » du FN, pour à la fois, élargir son électorat en visant les classes populaires et pouvoir siphonner une partie des voix de l’UMP.

Elle n’hésite pas pour cela à tenir un discours « attrapetout  », surfant sur toutes les colères de la période et laissant coexister au sein de son parti des tenants de la vieille garde réactionnaire, antisémite (incarnée par son père) et des tenants d’un discours plus « moderne », plus « social » mais dont le fil rouge est celui du racisme anti-immigré, anti-noir et anti-musulman…

Elle se présente comme la « candidate anti-système », en défense du peuple, des « laissés-pour-compte » de la crise, mais le projet politique qu’elle incarne est avant tout celui d’un nationalisme exacerbé qui ne remet en cause ni le capitalisme, ni le libéralisme, ni la course au profit, ni la concentration des richesses dans les mains d’une minorité.

Le FN n’est pas l’ami des salarié-es !

Les élus FN à l’Assemblée nationale ne portent en rien des propositions en faveur des salarié-es : rien sur le SMIC, rien sur la défense des retraites, rien sur l’éducation, rien sur la santé, rien sur une fiscalité plus juste ! Les élus frontistes ont jugé bon de traiter en priorité « le problème roumain » ou de cosigner une loi sur la reconnaissance du « génocide vendéen ». Le député Collard a signé une proposition de loi dont l’objectif est de « protéger l’économie, la propriété privée et les épargnants et de garantir aux actionnaires une gestion d’entreprise durable ».

Marine Le Pen est une fille de millionnaire et les dirigeants de son parti sont majoritairement des patrons, des commerçants, des avocats qui défendent prioritairement leurs intérêts.

Selon le FN, priorité au capitalisme national

La mesure économique phare du FN est la sortie de l’euro pour protéger les entreprises françaises.Cette mesure est illusoire : elle conduirait inévitablement à une aggravation de la crise économique et à une concurrence encore plus forte entre pays. Elle ne remet en cause ni les puissances des multinationales (dont certains grands groupes français) ni la logique des marchés financiers. Le FN fait lui aussi de la maîtrise de la dette un impératif national : ce qui conduit à des politiques d’austérité comme actuellement !

La vision d’un capitalisme régulé à la française est une illusion mais tend à faire croire que patrons et ouvriers « français » auraient les mêmes intérêts !
Les mesures proposées favorisent d’abord le patronat, puisqu’il propose « d’alléger le coût du travail, sans pour autant grever le pouvoir d’achat des ménages », en d’autres termes de baisser les cotisations patronales…

Et si les « lois sur le temps de travail ne seront pas abolies  », une « renégociation sera autorisée à la condition qu’elle s’accompagne d’une augmentation proportionnelle du salaire », cela revient à l’arnaque du « travailler plus pour gagner plus »…

L’immigration, bouc-émissaire de tous les maux

Pour le Front National, l’immigration serait la source de tous les maux : délinquance, chômage, bas salaires, endettement de l’Etat… Son discours, bâti sur des mensonges et des fantasmes, flatte les plus bas instincts des Français. Il faut rappeler que la France est un pays qui attire moins de migrants que d’autres en Europe : 150 000 chaque année en France, 450 000 en Grande Bretagne, et 800 000 en Allemagne (chiffres OCDE 2011). Avec l’instauration d’une « préférence ou priorité nationale » en matière d’emplois, de logements et d’aides sociales, le FN veut instaurer une ségrégation raciste contre les travailleurs et travailleuses immigré-es qui participent largement à la solidarité nationale à travers les cotisations sociales et les impôts. Les immigré-es et les étranger-es sont aussi nos collègues, nos ami-es, nos voisin-es, et ils ou elles sont indispensables aussi pour des pans entiers de notre économie.

Le FN ne cesse dans ses discours de haine de vouloir nous diviser, d’opposer les travailleur-euses français-es et immigré-es, les salarié-es du public et du privé, les chômeur-euses contre les salarié-es… épargnant les véritables coupables que sont les possédants.

Contre le racisme et la désignation de faux ennemis, Solidaires défend au contraire la solidarité de classe entre les travailleurs et travailleuses !

Les droits des femmes dévoyés

Le Front National a été obligé d’intégrer dans son discours le fait que les femmes ont obtenu certains acquis sur lesquels il ne pouvait pas revenir. Il se prétend même être le défenseur des femmes, en instrumentalisant la laïcité pour mieux agiter le fantasme du péril musulman ou celui de l’immigration.

Dans les rangs du FN, cohabitent aujourd’hui des « modernistes » avec les tenants d’une vision réactionnaire de la place des femmes, qui auraient avant tout vocation à être mères. On y retrouve les militant-es « pro-life » qui manifestent contre les centres IVG, les partisans du salaire maternel et ceux qui militent contre la déconstruction des stéréotypes à l’école.

Si Marine Le Pen a évité trop de proximité avec les anti mariages pour tous, bon nombre de ses adhérents-es étaient présents dans les manifestations qui s’opposaient à l’égalité des droits entre hétérosexuel-les et homosexuel- les. Ce qui fait le lien entre ces « modernes » et ces « anciens », c’est cette obsession identitaire et xénophobe  : c’est avant tout la défense de la culture occidentale, blanche et judéo-chrétienne qui aurait soidisant permis la laïcité et l’égalité entre les femmes et les hommes, oubliant que les acquis des femmes sont le fruit de luttes féministes que le FN a combattu !

 

Ne pas se tromper de colère

Pour Solidaires, le Front national n’est pas un parti comme un autre. Il reste un parti fondamentalement d’extrême droite, raciste et nationaliste. La base de sa politique reste la préférence nationale, la division des travailleurs et des travailleuses, la promotion d’un capitalisme national.
Nous réaffirmons, sans concession, notre antifascisme, parce qu’il est partie intégrante de notre identité et de notre projet syndical : celui-ci repose sur la défense et l’amélioration des droits individuels et collectifs dans une perspective de transformation sociale.
Cette perspective et la défense de nos valeurs supposent la solidarité entre tous les salarié-es, les chômeurs/euses, les retraité-es, la solidarité internationale et le refus de toute forme de racisme, de sexisme, d’homophobie. Face à l’extrême droite, on a besoin de luttes sociales victorieuses !

 

Face à l’extrême droite, on a besoin de luttes sociales victorieuses!

Face aux inégalités, aux injustices, à l’exploitation, aux exclusions, au désastre écologique… nous avons raison de nous révolter. Mais ça ne suffit pas : de nos révoltes, construisons un autre avenir !
Pour Solidaires, prise en charge des revendications immédiates, construction d’alternatives à travers les luttes, rupture avec la société actuelle et internationalisme sont complémentaires. C’est ainsi que le syndicalisme redeviendra une force porteuse d’un projet de société et renverra l’extrême droite dans les poubelles de l’histoire !

 

Soyons solidaires et antifascistes : une campagne unitaire

Face à la montée de l’extrême droite et de ses idées, le syndicalisme se doit d’être à l’offensive. Il doit démystifier les discours et projets de l’extrême droite et montrer en quoi c’est un poison mortel pour le travailleurs et travailleuses. Le lancement en janvier 2014 (avec une première initiative le 29 janvier) d’une campagne unitaire contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques, par la CGT, FSU, Solidaires avec les organisations étudiantes UNEF, UNL, FIDL, est une initiative décisive pour le combat antifasciste.

 

Pour une offensive solidaire et antifasciste

Marine Le Pen tente de donner une image modérée du Front national, mais la réalité est tout autre.
Le FN reste au centre de la nébuleuse de l’extrême droite française et de ses différentes composantes.
Il continue à entretenir des liens étroits avec une multitude de groupes et personnalités qui ont en commun la haine de la démocratie et une vision raciste de la société.
C’est ce qui le pousse à soutenir Dieudonné, qui entretient à dessein la confusion entre le légitime et nécessaire antisionisme (le refus de la politique menée par l’État d’Israël contre les Palestiniens) et l’inadmissible antisémitisme (racisme anti-Juifs). La grande proximité de ce dernier avec JM Le Pen, le FN, le fasciste Soral, le négationniste Faurisson et les différents groupuscules d’extrême droite (dont celui impliqué dans le meurtre de Clément Méric), le disqualifie vis-à-vis de tous ceux et celles qui luttent contre toutes les formes de racisme et notamment le racisme anti-musulmans.

source AMEB – SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S

tract téléchargeable sur le site