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Débat le 13 avril : « L’amour à trois : Alain soral, Eric Zemmour, Alain De Benoist » avec Nicolas Bonanni

Nicolas Bonanni viendra débattre avec nous autour de son livre « l’amour à trois, Alain Soral, Eric Zemmour, Alain de Benoist« .

Jeudi 13 avril – 19h à l’amphithéâtre Donzelot, Faculté des lettres, langues et sciences humaines. 32 rue Mégevand à Besançon – entrée libre

Dans ce court ouvrage (à peine 60 pages) dont le titre « l’amour à trois » sonne comme le titre d’une pièce de boulevard, Nicolas Bonanni nous offre une lecture critique de la pensée de ces intellectuels de l’autre droite qui ont fait de la « guerre culturelle » leur stratégie principale.
« Soral, Zemmour, De Benoist s’aiment, se jalousent, s’engueulent, et se rabibochent comme dans toute histoire de couple. Enfin, là c’est un peu plus compliqué, ils sont trois : ce n’est pas un couple, mais un trouple . Vous imaginez les embrouilles ! Ils se répondent, s’influencent, s’interviewent, se citent, se chroniquent mutuellement. […] chacun à son caractère.  Mais malgré leurs quelques points de désaccords ils se rejoignent sur l’essentiel. »
L’essentiel? … leurs thèses anti-universalistes, alter-capitalistes, racistes, inégalitaires, sexistes et misogynes qui irriguent aujourd’hui toute la société, et en premier lieu le Front national.

Cliquez sur l’image pour accéder aux éditions LE MONDE A L’ENVERS

 

A lire également ci-dessous, l’interview de Nicolas Bonanni réalisé par le site internet Haro! en novembre 2016.

Suite à la manifestation antifasciste de la semaine dernière, et pour poursuivre le débat ouvert avec « Sale Race ? », Haro vous propose un petit détour du côté de l’extrême-droite.
Vous connaissez Alain Soral et Eric Zemmour. Mais les avez-vous lu ? Et savez-vous qui est Alain de Benoist ? Non ? Ce n’est pas grave. Oui ? Cet article est fait pour vous. Parce qu’un petit livre vient de paraître aux éditions Le monde à l’envers intitulé L’amour à trois. Alain Soral, Eric Zemmour, Alain de Benoist. Son auteur, Nicolas Bonanni, lui, a lu ces trois penseurs de l’extrême-droite – ce qui nous arrange bien parce qu’on préfère lire des choses plus intéressantes. Il propose une lecture critique des thèses anti-universalistes, inégalitaires et misogynes de ces intellectuels de « l’autre droite ». Thèses qui irriguent toute la société, et en premier lieu le Front national. Nous lui avons posé quelques questions.

Tu as publié récemment L’amour à trois aux éditions Le monde à l’envers. De quoi s’agit-il ?
Je viens en effet de publier une tentative de décryptage de la pensée de trois intellectuels d’extrême-droite : Alain Soral, Eric Zemmour et Alain de Benoist.
Il faut d’abord revenir sur l’arrière plan de leur succès. Depuis une quarantaine d’années, nous sommes dans une période de crises et de bouleversements, où l’histoire s’accélère. Parmi les phénomènes majeurs, la financiarisation, la robotisation et la crise environnementale créent des tensions sociales qui déstabilisent les systèmes établis… et la vie des individus. Confrontés à un système en crise, à un marché du travail de plus en plus dur et de plus en plus précaire, à l’érosion du lien social et des solidarités traditionnelles, les gens cherchent des échappatoires (télévision, médicaments), ou des réponses politiques.
C’est sur cette toile de fond que ces trois idéologues modernisent le discours traditionnel de l’extrême-droite. Alain Soral agite principalement internet, avec des vidéos très regardées. Eric Zemmour a une forte audience à la télévision, et il a vendu 400 000 exemplaires de son livre Le suicide français. Alain de Benoist, lui, s’occupe de publier des ouvrages érudits et des revues confidentielles, ce qui explique qu’il est moins connu que les deux autres. Leur point commun, c’est de donner une réponse « de droite » à la crise sociale : un repli sur les identités, la mythification d’un passé ou tout était « en ordre ». Il faut selon moi prendre acte que la modernité a dérivé vers un techno-capitalisme destructeur. Mais face à cet état de fait, ils proposent un retour aux aliénations pré-modernes, à la morale religieuse. Ce qui explique leur succès, c’est qu’au moins ils proposent un discours, des analyses critiques, dans un vide politique généralisé.

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Conférence le 23 mars : « L’école des réac-publicains » avec Samuel Ronsin

Jeudi 23 Mars 2017, l’AMEB SOLIDAIRES étudiant-e-s organise avec le soutien du CAB une conférence / débat avec Samuel Ronsin à propos de l’ouvrage de Grégory Chambat  : « L’école des réac-publicains » , aux éditions Libertalia (lien) ainsi que  du dernier numéro de la revue N’AUTRE ECOLE (lien).

19h à l’amphithéâtre Donzelot, Faculté des lettres, langues et sciences humaines. 32 rue Mégevand à Besançon – entrée libre

La pédagogie noire du FN et des néoconservateurs:

L’École est le champ d’intervention privilégié d’une galaxie intellectuelle et médiatique caressant le rêve de rétablir un état scolaire – et social – ancien.
Pour ces « réac-publicains » (Natacha Polony, Jean-Paul Brighelli, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour…) évoquant inlassablement l’effondrement du niveau et la décadence de l’institution, le redressement de l’École préfigurerait la restauration de l’ordre et de la nation.
Leurs incessantes et virulentes polémiques s’inscrivent dans une tradition méconnue, celle de l’intérêt jamais démenti de l’extrême droite pour l’éducation.
Cet ouvrage relate l’histoire de cette « pédagogie noire » et décrypte ses déclinaisons contemporaines afin d’en révéler les enjeux sociaux et idéologiques.
Entre les sirènes du « nostalgisme » réactionnaire et le renoncement à toute perspective de transformation, il s’agit de retrouver le chemin d’une pédagogie de l’émancipation.

Samuel Ronsin  tout comme Grégory Chambat participe au collectif Questions de Classe(s). Cet Hiver le collectif a inauguré une nouvelle version de la revue N’autre école avec un dossier traitant des rapports des extrêmes droites et de l’école.

À partir de témoignages d’enseignants et d’habitants des communes au main du FN, de décryptages des thématiques au cœur de l’offensive réactionnaire (Histoire, culture, laïcité, etc.) et d’une cartographie de la nébuleuse des « réac-publicains », ce numéro ne se contente pas de décortiquer le programme éducatif des droites extrêmes, il met en lumière ses enjeux, son histoire, sa diffusion… et surtout envisage des pistes, sociales, syndicales, politiques et pédagogiques pour reprendre l’initiative

Grégory Chambat

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Conférence le 4 février : « Charles Martel et la bataille de Poitiers, de l’histoire au mythe identitaire » par William Blanc

Jeudi 4 Février 2015, l’AMEB SOLIDAIRES étudiant-e-s organise avec le soutient du CAB une conférence / débat avec William Blanc à propos de son livre co-écrit avec Christophe Naudin : « Charles Martel et la bataille de Poitiers, de l’histoire au mythe identitaire« , aux éditions Libertalia (lien).

19h à l’amphithéâtre Donzelot, Faculté de Lettres 32 rue Mégevand à Besançon – entrée libre

William Blanc est doctorant en histoire médiévale. Il collabore au magazine Histoire et images médiévales et a coécrit Les Historiens de garde (Inculte, 2013) avec Christophe Naudin et Aurore Chery.

Aff-Historiens de garde_04-02-2016

La bataille de Poitiers, en 732 (ou 733), opposant les troupes arabo-berbères d’Abd al-Rahmân aux Francs de Charles Martel, est un événement de l’histoire de France peu à peu devenu mythe historiographique et enjeu de mémoire. Alors que le dernier livre véritablement consacré à la question date de 1966, les années 2000 ont vu l’apparition d’un nombre croissant de publications souvent écrites sans distance ni mesure. Au même moment, la commémoration de l’événement est devenue l’objet d’utilisations politiques par l’extrême droite occidentale, phénomène qui a culminé en France avec l’occupation, en octobre 2012, du chantier de la mosquée de Poitiers par le groupe Génération identitaire, puis par la propagation, en janvier 2015, du slogan « Je suis Charlie Martel », à la suite du massacre de Charlie Hebdo.

Alors que les mémoires s’enflamment, cet ouvrage inédit propose de revenir tout d’abord à l’histoire mal connue de la bataille en la resituant dans le contexte large des relations entre le monde franc et l’empire islamique. Puis d’analyser, en deuxième partie, les échos successifs rencontrés par le souvenir de la bataille au Moyen Âge, à l’époque moderne, auprès des philosophes des Lumières et des romantiques, dans les écoles de la IIIe et de la IVe République et au sein de la culture populaire. Une attention particulière est portée à l’actualité récente du mythe de Poitiers, notamment au sein des extrêmes droites française et européenne.

William Blanc présentera également son ouvrage le lendemain à Dijon, vendredi 5 février à 19h au BlackMarket.

 

Conférence/débat : Résistances, révolution et pédagogies alternatives au Rojava (Kurdistan syrien)

Après la campagne « Des libres pour Rojava », à laquelle l’AMEB a participé l’an dernier, le syndicat étudiant accueille cette année Yasin Duman, coordinateur de la campagne et témoin de la révolution dans le Rojava (Kurdistan syrien).

Quelques jours après l’odieux attentat d’Ankara, cette soirée sera placée sous le signe de la solidarité avec le peuple kurde et les syndicalistes et progressistes turcs, qui résistent héroïquement face aux fascistes de Daesh et qui subissent une terrible répression du pouvoir fascisant turc.

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Qu’est-ce que le Rojava et que s’y passe-t-il?

Le Kurdistan est une région qui s’étend sur le territoire de 4 États : la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran. Ce qu’on appelle le « Rojava », l’Ouest en kurde, c’est le Kurdistan Syrien.

Pendant la guerre civile syrienne, en 2013, le Rojava a déclaré son autonomie. Depuis, les Rojaviens tentent de mettre en place un système politique et social basé sur l’autodétermination (les villages et cantons sont dirigés par les habitant-e-s, réuni-e-s en assemblées générales), l’égalité des sexes (principe d’élection de binômes homme/femme dans chaque assemblée), la défense des minorités ethniques et religieuses, des principes écologistes et la socialisation des moyens de production.

C’est notamment pour en finir avec ce modèle progressiste que les kurdes subissent des assauts répétés de DAESH (l’Etat islamique), tout comme une répression sanglante orchestrée par l’Etat turc.

 

Pédagogies alternatives

Dans ce contexte de guerre civile et de révolution, une « académie » (université) de sciences humaines, la première au Rojava, a été fondée. Elle se développe notamment grâce à une campagne de solidarité internationale, «Des livres pour Rojava», à laquelle nous avons participé. Cette académie fonctionne sur des bases pédagogiques alternatives à ce qu’on connaît dans nos universités occidentales. Elle s’inscrit en particulier dans le refus de la hiérarchie entre «sachant-e-s» et «non sachant-e-s».

Le syndicat AMEB Solidaires Etudiant-e-s organise une discussion avec Yasin Duman, qui a rédigé un mémoire sur le fonctionnement politique du Rojava et la résolution des conflits dans cet espace. Il nous expliquera l’organisation mise en place au Kurdistan syrien et nous pourrons ensemble parler de l’actualité dans les espaces kurdes du Moyen-Orient ainsi que des formes de soutien possibles.

affiche-1article sur le site de l’ameb : Conférence/débat : Résistances, révolution et pédagogies alternatives au Rojava (Kurdistan syrien)

Besançon : Un étudiant agressé à la fac de lettres pour motifs idéologiques

STOP AU FASCISME A BESANÇON !

Nous relayons le communiqué de l’AMEB, l’Association multiculturelle des étudiants de Besançon:

Mardi 15 Octobre, alors que V. sortait de cours à l’UFR SLHS, il était attendu par des militants d’extrême-droite armés de matraques télescopiques près du Parc Granvelle (l’un d’eux étant connu pour avoir été affilié aux JNR/3ème Voie de Serge Ayoub avant sa dissolution, comme Esteban Morillo, l’assassin de notre camarade syndical Clément Méric). L’étudiant, militant antifasciste, avait donc été repéré et son agression préparée ; sommé de courir par ses agresseurs, il n’a pu qu’obtempérer.

C’était sans compter sur leur acharnement puisque quatre jours plus tard, la même bande a tenté de le blesser près du Pont Canot en jetant un cocktail-molotov dans sa direction (l’arme prouvant là aussi qu’ils étaient sortis dans l’idée d’agresser). Une fois encore, V. n’a eu que ses jambes pour éviter le pire.

L’intensité des actions fascistes au sein des universités ou à l’encontre d’étudiant-e-s progressistes connaît un terrifiant regain depuis quelques semaines : les agressions de V. font écho à celle, dans la même semaine, d’une militante UNEF de Paris.1 (attaquée au couteau devant son domicile) et à la diffusion dans plusieurs campus d’une brochure intitulée Action Française Universitaire, rédigée par un ex-affilié des JNR/3ème Voie (décidément…), dont la une titre « Tuons tous les gauchismes ! Reprends ta fac ! » et l’éditorial promet « C’est à la vie, à la mort si on les choppe ».

Notons au passage que ces derniers jours les deux mosquées de Besançon ont été taguées de croix gammées par des admirateurs du Front National.

Les étudiant-e-s fascistes, dynamisé-e-s ces derniers mois par l’activisme des anti-mariage-pour-tout-e-s, la politique migratoire de Manuel Valls (qui expulse les sans-papiers à tours de bras tout en les stigmatisant), et plusieurs faits divers (self-justice d’un bijoutier niçois, incendies de camps de rroms à Marseille, actions spectaculaires de pères masculinistes, tirs de fusil à pompe pour apeurer des antifas bisontin-e-s à Poligny, etc.) trouvent dans des organisations telles que l’UNI-MÉT, le GUD ou certaines corporations les moyens humains, matériels et financiers de propager leurs discours de haine et/ou d’agir violemment. Ne nous laissons pas impressionner, soyons uni-e-s face à la terreur !

L’AMEB-Solidaires Étudiant-e-s tient à exprimer tout le dégoût et l’horreur que suscitent chez ses militant-e-s de tels agissements, et en appelle à une très grande vigilance des étudiant-e-s bisontin-e-s.

Ce n’est que par la solidarité de tout-e-s les étudiant-e-s, quelque soit leurs âges, leurs origines, leurs domiciliations, leurs genres, leurs sexualités et leurs parcours disciplinaires, que nous parviendrons à éloigner le racisme, le nationalisme, le suprémacisme et le fascisme de nos lieux d’études et de vie.

(source AMEB)

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