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Le buste d’Henriette de Crans vandalisé: Une violence faite à toutes les femmes !

Henriette de Crans fut la première femme condamnée pour sorcellerie et à avoir été brulée vive à Besançon. S’en est suivit jusqu’au XVIIIe siècle une vague de persécutions fortement misogynes.

Afin de se remémorer toutes les formes de violences sexuelles et sexistes et la nécessité de continuer à se dresser contre, une statue à l’image de Henriette de Crans a été érigé dans le parc Chamars, parc où avait été dressé le bûcher. C’est lors de la manifestation contre les violences faites aux femmes que son buste a été inauguré le 20 novembre dernier par la maire de Besançon (article France 3 Régions : Brulée vive pour sorcellerie Henriette de Crans aura sa statue à Besançon).

Dans la nuit de lundi à mardi (29 et 30 novembre), cette statue a été vandalisée. Son visage a été recouvert de peinture orange. Plusieurs croix gammées ont également été retrouvées gravées dans l’écorce des arbres à proximité de la statue.

La ville de Besançon a déposé plainte. Et lors de la conférence de presse organisée sur le parvis du commissariat ce mardi à 14h00, la maire de Besançon nous a apprit que d’autres croix gammées avaient déjà été inscrites sur le socle au moment de l’installation de la statue, et que d’autres avaient été gravées sur des arbres situés le long de la promenade Chamars.

Est-il étonnant de voir des fascistes vandaliser une statue, alors que condamnant « wokisme » ou « cancel culture », ils poussent des cris d’orfraies quand il s’agit de déboulonner la statue d’un esclavagiste? Est-il encore étonnant de les voir vandaliser la statue d’une femme condamnée au bûcher, alors qu’ils idolâtrent Jeanne d’Arc? De plus ces actes ne sont pas sans rappeler les graffitis faits sur les passages piétons arc-en-ciel au début de cet été (article MaCommune.info : Plainte d’Anne Vignot après la découverte d’une croix gammée sur le passage piéton arc-en-ciel LGBTQI+) et dont les auteurs n’ont toujours pas été identifiés.

Il n’y a malheureusement rien d’étonnant dans ces actes pitoyables. Les nervis extrêmes-droites (qu’ils soient issus du RN, des groupuscules néo-nazis ou représentants les petits caporaux défenseurs de l’identité nationale) démontrent une énième fois qu’ils ne seront jamais du côté des victimes et des luttes visant à l’égalité et à l’émancipation.

Car si le martyr d’Henriette de Crans fait écho à toutes les violences faites aux femmes à travers les siècles, vandaliser sa statue ne consiste pas simplement à vouloir nier cette violence, au contraire cette dégradation sexiste permet à ses auteurs d’assumer et de revendiquer ce droit à la violence traduisant ainsi leur vision archaïque car hiérarchique et patriarcale de la société, ce qui est intolérable.

Mais depuis plusieurs années, et surtout depuis les mouvements « Me Too » ou « Balance Ton Porc » en passant par le rapport Sauvé, c’est le masculinisme et le patriarcat qui vacillent sur leur piédestal millénaire. Et ce n’est pas un peu de peinture ou les éructations sexistes de nabots politiciens qui les sauveront. La lutte pour l’égalité et l’émancipation continue, et c’est en restant combatives, combatifs et solidaires que nous la mènerons à son terme inéluctable.

Les islamo-nationalistes de la diaspora turque s’organisent en Franche-Comté

Notre camarade Toufik de Planoise publie via KawaTV, le site d’informations en ligne sur lequel il officie désormais, une enquête très fouillée à propos des nationalistes turcs en Franche-Comté : Les islamo-nationalistes de la diaspora turque s’organisent en Franche-Comté

 » Derrière des apparences communautaires, religieuses, ou sportives, certaines associations vouées à l’épanouissement des ressortissants et descendants turcs de Franche-Comté développent en parallèle un contenu fortement politique. AKP, MHP, et Loups Gris, trois organisations islamo-nationalistes majeures en Anatolie, forment également un panorama idéologique inévitable au niveau local. Avec, comme programme assumé, le mélange d’une vision rigoriste de l’islam et d’un nationalisme radical. Mais de cette réalité, rien ne filtre ou presque à l’extérieur. À tel point que candidats, élus et représentants, dont la maire Anne Vignot, se sont retrouvés à poser en marge de ces cercles. Le potentiel de tensions et d’exactions, notamment à l’encontre des populations kurdes et arméniennes, s’est pourtant avéré ces dernières années. Enquête.

La suite est à lire sur Kawa-TV-info :

  • Une association au-dessus de tous soupçons.
  • L’humanitaire, cache-sexe politique ?
  • Un maillage tentaculaire.
  • Concurrents et alliés.
  • Un potentiel de tension avéré.
  • Un spectre qui hante toute l’Europe.

Militants turcs du MHP et des Loups Gris devant le bâtiment abritant L’Amicale Franco-Turque de Besançon.
Durant une distribution alimentaire en avril dernier sur le site universitaire de la Bouloie, plusieurs bénévoles n’ont pas hésité à poser derrière un drapeau turc géant et certains en exécutant le signe du « bozkurt »
Couturières de l’Association-Franco-Turque du pays de Montbéliard fabriquant des blouses et des masques en tissu durant la pandémie de covid-19, dans leur local décoré avec les symboles du MHP et des Loups Gris – photo Est Républicain

Prévu à la Maison du Peuple, le meeting RN en est finalement refoulé

(source : article publié sur Dijoncter.info)

Le Rassemblement National (RN) venait d’annoncer la tenue d’un « apéritif-débat », prévu ce dimanche 21 novembre à Besançon. Visiblement téméraire, la formation d’extrême-droite n’avait pas hésité à afficher le site où devait se tenir cette date : la Maison du Peuple. Une donnée qui a immédiatement suscité une levée de boucliers, et des velléités de contre-rassemblement. Car outre des thèses réactionnaires, le parti Lepéniste assume ses positions jugées contraires à l’intérêt des travailleurs. La polémique émergeant, l’UD-CGT du Doubs vient d’indiquer que les organisateurs ont finalement été refoulés des lieux.

Ces derniers jours, l’information s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Deux cadres nationaux du RN ont récemment annoncé la tenue d’un meeting à Besançon, escompté le dimanche 21 novembre prochain à 11h00 sur Battant. Si la concordance avec la messe traditionaliste de la Madeleine sautait déjà aux yeux selon certains, c’est surtout la précision du lieu qui a alors soulevé indignation et colère. C’est en effet la salle Octave David qui avait été premièrement choisie, au cœur de la Maison du Peuple en partie gérée par la Municipalité. Pour beaucoup, une véritable provocation.

Il faut dire que le casting laisse songeur. Laurent Jacobelli est porte-parole du RN, après être passé par TF1 et Debout la France. Préférence nationale, thèse du « changement de population », ensauvagement de la société, durcissement de la répression, mais aussi parachutages électoraux, il cumule toutes les valeurs de sa mouvance. Quant à la députée européenne Virginie Joron, elle est connue pour ses positions hostiles à l’immigration, sa défense de Bachar el-Assad et de Narendra Modi, et ses nombreuses fakes-news en particulier depuis la crise sanitaire dont elle qualifie la pandémie de « virus artificiel. »

Cette semaine, les réactions se sont enchaînées dans le milieu comtois. En apprenant la nouvelle, collectifs, organisations politiques, sections syndicales, et militant·es de tous bords, ont spontanément posés les jalons d’un front unitaire antifasciste. Si les appels n’étaient donc pas formalisés, l’issue semblait toutefois déjà clairement tranchée : pas d’arrangement possible avec ce mouvement, dont le racisme et la haine des travailleurs n’est plus à prouver. Alors que la venue d’Éric Zemmour a dû être annulée à Dijon, l’opposition entendait naturellement faire tâche d’huile dans la ville de Proudhon et de LIP.

Mais c’était sans compter sur l’UD-CGT du Doubs, qui mise devant le fait accompli n’a pas mâché sa réponse : « Nous n’acceptons pas que nos lieux, chargés d’histoire sociale et fondés par des travailleurs qui étaient pour certains des réfugiés politiques issus de l’immigration, soient la tribune d’idées nauséabondes. » Une controverse naissante qui aura suffit à faire basculer la situation, apprenant dans la foulée que le RN n’aurait plus accès à la Maison du Peuple. Selon nos informations l’apéritif-débat d’extrême-droite est en revanche maintenu, trouvant refuge salle de la Malcombe à Planoise… pour l’instant.

A Besançon, à Dijon et ailleurs : le réveil de la peste brune.

Fin janvier 2020, quelques semaines avant le confinement lié à l’état d’urgence sanitaire, notre collectif dans un communiqué mettait déjà en garde contre la recrudescence de violences provenant d’un petit noyau de néo-nazis sur Besançon.

Le confinement et (surtout) la fermeture des bars et de leurs terrasses nous avaient permis d’avoir une courte trêve. Mais tout a une fin (même si on espérait qu’elle ne vienne que le plus tard possible)…

Cette trêve a pris fin ce week-end : le 31 janvier, à Dijon le Collectif 25 Novembre, un collectif féministe et pour les droits LGBTQIA+ a été attaqué par une quinzaine de fachos dont certains venant de Besançon (voir l’article de Dijoncter, et la vidéo sur la page FB du collectif 25 Novembre). Puis lundi 1er février au soir, un entrepreneur d’origine nord-africaine a été sauvagement agressé du fait de ses origines par un jeune néo-nazi de Besançon. (article de Radio-Bip). Les individus constituant le groupe de Dijon, ainsi que l’agresseur de lundi appartiennent tous au petit groupe que le CAB pointait du doigt l’année passée dans son communiqué.

Que c’est il passé depuis un an?

Évidement, rien à signaler pendant le confinement, par contre dès le début de l’été et le retour éphémère des terrasses de bars, « nos fachos locaux » ont été de sortie.

Ils se sont même donné un nom. Un nom qui permettra surtout de se distinguer auprès des autres groupes français et étrangers. Ils se baptisent les Vandal Besak qu’ils abrègent en VDL BSK.

Ils se sont même payés le « luxe » d’une bâche qu’ils ont pu déployée un samedi après-midi place du 8 septembre à Besançon. Et en juillet, aidés par les graffeurs fascistes de « la Cagoule », ils recouvrent un mur de la Rodia d’une fresque qui pourrait sembler « régionaliste » si les « S » n’avaient pas été remplacés par des runes « sieg » (comme pour SS). Heureusement des graffeurs locaux l’ont complétement recouverte 3 jours après.

Ils ont à leur tête Sébastien Favier, le fameux « Sanglier », néo-nazi local qui regroupe autour de lui toute la faune nazie du coin depuis plus d’une dizaine d’années.

Depuis plusieurs années le petit monde néo-nazi local commence petit à petit à laisser de côté le mode vestimentaire skinhead-nazi pour se rapprocher du mode « casual »; mode vestimentaire plus passe-partout (survêtements de sport…) et rendu populaire dans le milieu du football par les supporters « ultras ».

Le rapprochement avec le monde « Hooligans » n’est pas anodin : suite à la dissolution de plusieurs groupes fascistes (Bastion Social par exemple), nombre de nazillons se sont tournés vers un milieu qu’ils fréquentaient déjà : le stade et les groupes de supporters de foot violents… les hooligans… et de préférences ceux dont les idées penchent à l’extrême droite. On peut citer les Zouaves de Paris (ils ont attaqué le cortège du NPA lors d’une manifestation Gilets Jaunes), les Strasbourg-Offenders, les MesOs de Reims, etc

Le petit groupe de Besançon avec sa bâche, semble être un énième groupe faisant parti d’une nouvelle nébuleuse d’extrême droite. Beaucoup moins porteurs d’un message politique (comme les Identitaires, ou des groupes plus anciens comme le Front Comtois) ces groupes misent tout sur le « fight », le combat de rue, le poing dans la gueule… la violence.

Dans de nombreuses villes de France et en Europe, chaque manifestation ou contre-manifestation organisées par la « gauche » au sens très large du terme deviennent une cible, un prétexte à taper dans le tas. N’importe quel-le militant-e devient alors un « antifa » à qui il faut casser la gueule. Et si à une époque pas si lointaine le faf ne portait pas la main sur « le sexe faible » (galanterie viriliste oblige), cette époque est désormais révolue.

Alors en nombre, ils s’attaquent à des petits groupes isolés plus faible en nombre ou en muscle. Ils chassent après les manifs, quelques fois avant (comme à Dijon le week-end dernier).

Ils visent généralement les collectifs féministes, LGBTQ+, les syndicats étudiants, et les groupes antifa s’ils ne sont pas trop nombreu-x-ses, les librairies anarchistes, les locaux syndicaux quand ils sont vides… En plus de distribuer des coups, ils cherchent à voler drapeaux ou banderoles. Trophées avec lesquels ils se prendront en photos et posteront les photos sur le site Telegram « Ouest Casual »

Ouest Casual qu’est ce c’est?

« Ouest Casual », c’est un énorme « concours de bites » entre groupes néonazis à travers le monde mais surtout en France. Animé par les Zouaves Paris, plusieurs groupes y exposent, leurs muscles, leurs jolis drapeaux à croix gammée, leurs exploits guerriers, les trophées gagnés, poussant les autres à les imiter toujours dans la surenchère viriliste.

Le musée de la crasse brune : https://t.me/s/ouestcasual

Mais c’est également un moyen de rester en contact entre groupes et de se coordonner sur certain évènement: comme pour le week-end du 30 et 31 janvier en marge des manifestations anti GPA-PMA.

La preuve en image :

Angers : l’extrême droite était bien présente en marge de la « Manif pour tous ». Une vingtaine de néo-nazis sont sortis avec des armes de leur local, l’Alvarium, au cœur de la ville. Des projectiles ont été lancés par les fascistes, et la police a généreusement gazé les antifascistes. Il y a trois semaines, deux lesbiennes étaient agressées par des homophobes. Un acte d’extrême droite parmi d’autres dans cette ville.
Bordeaux : rassemblement de Bordeaux Nationaliste
Nîmes : une vidéo montre une bande de néo-nazis charger en direction d’un groupe d’opposants en criant « Europe, jeunesse, révolution ».
Rennes : une trentaine de militants pétainistes de l’Action Française avaient fait le déplacement pour la Manif pour tous, et ont pris la pose pour les réseaux sociaux. Ils ont été empêchés de nuire par la forte mobilisation antifasciste, et sont restés derrière les cordons policiers.
Nice : un groupe néo-nazi baptisé « zoulou Nice » a revendiqué l’attaque de militants antifascistes à qui ils ont arraché des drapeaux.
Dijon : Dijon Nationaliste et Vandal Besak après la « manif pour tous » à laquelle ils ont participé après avoir agressé les militant-e-s du collectif 25 Novembre.
Lille : rassemblement d’un groupe dénommé Lille United
Lyon : dans cette capitale de l’extrême droite, un cortège néo-nazi extrêmement violent a attaqué un groupe de manifestant.e.s LGBT et féministes, avec des coups de ceinture, de bâtons et de tournevis, et volé des drapeaux arc en ciel. Une étudiante témoignaient : « Certains étaient armés de bâtons. J’ai même vu des armes blanches… »
Strasbourg : rassemblement d’un groupe dénommé Strasbourg Nationaliste

Ce sont presque 200 extrémistes néonazis qui se sont coordonnés pour mener des actions lors de ce week-end.

Ce fait est assez rare, et nous pensons même que c’est une première à l’échelle nationale, pour être souligné et s’en inquiéter.

Ils n’ont aucun message politique à faire passer, ce n’est pas leur but. Car leurs idées, cela fait des années que d’autres se chargent d’en faire la propagande dans les médias (internet, radio ou télévision): de Soral à Zemmour, en passant par Lepen et De Benoist. Les discours identitaires, et sécuritaires développés à l’extrême droite ont été repris petit à petit par les partis soi-disant démocrates et républicains.

Nos crânes rasés aux bras tendus n’ont plus besoin d’être de fin rhétoriciens (ouf pour les deux neurones qu’ils leur restent). Leur mission, en voulant nous chasser de l’espace public, est de faire taire tout discours, toute action, qui vont contre l’esprit réactionnaire qui gagne du terrain.

Agression du Collectif 25 Novembre par les Dijon Nationaliste et Vandal Besak – Dijon 31-01-2021

Depuis des années, tous les grands mouvements sociaux ont été durement réprimés. Gazages, matraquages, débordement de violences policières… tout est fait pour que l’on ait la boule au ventre avant d’aller en manif, avant d’aller réclamer nos droits et exercer notre liberté.

Avoir peur de réclamer plus de plus de liberté, plus d’égalité, plus de solidarité… voilà ce que nous enseigne les forces de l’ordre à chaque coup de matraques, à chaque grenade assourdissante.

Vous aviez peur pendant la manif, peur d’un dérapage?… maintenant grâce à nos nazillons vous aurez peur avant et après. Voilà ce que souhaitent ces milices fascistes : nous faire taire définitivement.

Ils gueulent ACAB (All Cops Are Bastards), se disent anti-flics; mais ce sont en fait leurs supplétifs .

A propos de Philippe Tribout.

L’agression dont a été la victime Khaled Cid le soir du lundi 1er février, n’est pas un simple fait divers comme tant d’autres, d’ailleurs on n’a pas entendu les élus du RN sur cette affaire. Cet acte raciste a été commis par un militant néonazi de longue date qui n’a eu que la violence comme moyen d’expression. Il a été militant au Front Comtois, puis s’est engagé en Ukraine dans les rangs du bataillon néonazi Azov, puis de retour en France, il a milité au sein de l’organisation Misanthropic Division qui est l’organe de propagande et de recrutement du Bataillon Azov. Lors des Gilets Jaunes, il est à Paris, Place de l’Étoile, lors de la manifestation qui a vu le saccage de l’Arc de Triomphe. Il a été condamné pour avoir frapper sa copine. Il rejoint également les hooligans parisiens pour faire le coup de poing.

Philippe Tribout lors de son séjour en Ukraine dans le Bataillon Néonazi Azov, et militant avec la Misanthropic Division

Malheureusement, cette agression est loin de nous étonner, nous savions que tôt ou tard cela allait se passer. Nous pensons même que cela a déjà du se produire, que cette personne a déjà agressé d’autres personnes peut-être moins violemment et que ces dernières n’ont pas osé porter plaintes.

Nous ne savons pas si Philippe Tribout fait partie des Vandal Besak. Ce que nous savons c »est qu’ils se connaissent et ont évolué sur le même terreau de haine.

Qu’elles soient seules ou organisées en groupe, il s’agit de personnes extrêmement violentes, et qui ne souhaitent que s’exprimer par la violence.

Il est donc important, nous le répétons, que nous réactivions nos réflexes de sécurité : pour les collages et tractages, restez groupés; en manifestation, avant et après, ouvrez l’œil, et ne repartez pas seul-e; pour les conférences, débats, concerts, etc. Restez vigilant-e-s, et faites bloc. Enfin, si malheureusement une agression devait à nouveau se produire, ne restez pas silencieux-se.

Et surtout faites circuler les informations, communiquez au maximum, et contactez-nous au besoin.

Contre le fascisme, soyons solidaires !

Communiqué du Collectif Antifasciste de Besançon

31 janvier 2020

 

En ces temps de mouvements sociaux intenses, et à l’approche des élections, ils nous paraît important de rappeler à tou-te-s les militants politiques et associatifs que la violence d’extrême droite continue à s’exercer, notamment pour museler la parole militante, humaniste et inclusive.

Ainsi, sur un plan national, des agressions ont eu lieu encore très récemment : en décembre, à Strasbourg, des étudiants militant contre le projet de réforme des retraites du gouvernement ont été attaqués par des individus se réclamant d’organisations d’extrême droite (en l’occurrence, la Cocarde Etudiante et l’Action Française) ; en décembre également, un rassemblement de fascistes venant de plusieurs villes a écumé pendant plusieurs heures le centre-ville du Mans, attaquant les bars connus comme rassemblant une clientèle de gauche ; et la semaine dernière, c’est à nouveau des étudiant-e-s militant contre la réforme des retraites qui se sont vus attaqués par des groupes d’extrême-droite, violents et armés. Ce ne sont que quelques-uns des exemples les plus récents.

Sur un plan plus local, de nombreux témoignages font état d’une recrudescence des rassemblements d’un petit groupe de néo-nazis bien connus sur Besançon. Une agression s’est déjà produite, ainsi qu’une altercation en terrasse d’un café de Rivotte. Il s’agit d’un groupe restreint, mais qui se compose de personnes violentes et déterminées ; et le fait même qu’ils recommencent à se rassembler régulièrement au centre-ville nous laisse penser qu’ils ne s’arrêteront pas là.

(cf article de Factuel.info : http://factuel.info/article/neonazis-et-extreme-droite-retour-dans-bars-a-besancon-006224)

Il est donc important que nous réactivions nos réflexes de sécurité : pour les collages et tractages, restez groupés ; en manifestation, notamment à la fin, ouvrez l’œil, et ne repartez pas seul-e ; pour les conférences, débats, concerts, etc. Restez vigilant-e-s, et faites bloc. Enfin, si malheureusement une agression devait à nouveau se produire, ne restez pas silencieux-se. Portez plainte auprès de la police pour les mettre hors d’état de nuire.

Et surtout faites circuler les informations, communiquez au maximum, et contactez-nous au besoin.

Contre le fascisme, soyons solidaires !

 

CAB /// Collectif Antifasciste de Besançon

NON AU CONFUSIONNISME D’ÉTIENNE CHOUARD DANS LES SALLES PUBLIQUES !

* Dernière info : la conférence a été annulée

Le 14 Avril 2017 est programmée à Besançon (au Petit Kursaal) une conférence intitulée « Quelle société pour demain ? » avec pour invités Philippe Pascot et Étienne Chouard. Si nous ne savons pas qui les a invités, nous savons par contre quel danger représente Chouard : celui du confusionnisme, tapis rouge de l’extrême-droite. Nous ne pouvons tolérer ce genre de discours dans une salle publique.

Professeur d’économie en lycée, Étienne Chouard se fait connaître en 2005 comme défenseur du « NON » au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen. Débattant de celui-ci uniquement sur son blog, Chouard dialogue avec les deux mouvances hostiles au projet : la gauche radicale et l’extrême-droite. La mise-en-place du TCE malgré la victoire du NON l’entraine à simplifier le débat en opposant les anti-UE et les pro-UE, qualifiant ces derniers de « fascistes ». Face aux « oligarques », au « 1% » qui nous gouverne, Chouard propose un autre système, véritablement démocratique selon lui : le tirage au sort pour une Assemblée Constituante. Fort de ses liaisons diverses et variées, il en débat tant avec les organisations de gauche que d’extrême-droite, notamment dans les médias liés à celle-ci (ERTV, TV Libertés, Agoravox TV, Cercle des Volontaires…). En même temps se regroupent autour de lui ses partisan.e.s : les Gentils Virus (1), militant.e.s de tous bords qui tentent d’infecter partout où cela est possible (Alternatiba, Colibris, M6R…).

Chouard et les Gentils Virus rêvent que tous les opposant.e.s à l’Europe libérale mettent leurs luttes particulières de côté au nom de « l’intérêt général », comprendre « la souveraineté nationale ». Le problème, c’est qu’il y a parmi ces opposant.e.s nombre de réactionnaires qui promeuvent toutes sortes d’oppressions. Faudrait-il cesser de lutter contre leur racisme, leur sexisme et leur homophobie pour une cause collective ? Bémols : il ne peut y avoir de cause collective dans une société comme la nôtre divisée en classes sociales et le cadre national n’a jamais empêché l’exploitation. Pour ces raisons, la plupart de ses interlocuteurs de gauche ont cessé de le fréquenter (Lepage, Lordon…). Pour le reste, qu’ils soient survivalistes (San Giorgio), masculinistes (Durain), conspirationnistes (Meyssan), antisémites (Laurent Louis), néonazis (Landeux), révisionnistes (Blanrue), islamophobes (Ménard), complotistes (Asselineau) ou fascistes (Soral), ceux avec qui il continue d’échanger ont finalement toujours une forme d’oppression à défendre. Le fait que Chouard soit un homme blanc hétéro d’âge mûr ayant un bon emploi (fonctionnaire), un domicile et des papiers explique aussi peut-être cette insouciance. C’est là sa première confusion : le tirage au sort est une fausse bonne idée, car sans suppression préalable des diverses oppressions, ce dispositif ne solutionne rien et propose seulement de livrer à la chance la venue au pouvoir de nouveaux oppresseurs.

Étienne Chouard donne l’impression d’avoir un message clair, il le martèle : l’ennemi de tout bon citoyen, le véritable fascisme, c’est le capitalisme mondialisé. Voilà l’acrobatie avec laquelle il entend fédérer : les antifascistes se trompent d’ennemi, le fascisme n’a rien à voir avec une idéologie autoritariste, nationaliste et raciste. Telle est sa démarche : opérer des glissements sémantiques pour rendre toute discussion impossible. Or, si le fascisme est en opposition avec le libéralisme, il s’accommode très bien du capitalisme d’État. Qu’il soit national ou mondialisé, le capitalisme est un poison ; mais le fascisme est un concept différent. C’est la deuxième confusion de Chouard. Sa troisième : croire que discuter entre adversaires laisse une chance à certaines convergences alors que s’y refuser n’aboutit qu’à faire perdurer les conflits. Hélas, laisser s’exprimer celleux qui souhaitent nous opprimer consiste à s’auto-opprimer, on ne peut converger qu’avec les personnes qui ne veulent pas nous nuire.

Ainsi, le confusionnisme dont Chouard a fait sa « méthode » n’est qu’un grand déplacement des titres. D’ailleurs, de Soral à Asselineau (candidat UPR qu’il soutient pour l’élection présidentielle), ses affinités n’auront suivi qu’une seule route : celle de l’extrême-droite. Avec un objectif simple : la montée d’une contestation souverainiste qui prend le capitalisme mondialisé pour du fascisme. Objectivement, ne rien comprendre aux palabres de Chouard est l’excellent signe d’une pensée claire.

La contestation des injustices de notre société a besoin de faire sens, c’est pourquoi elle doit impérativement faire barrage aux confusionnistes.

 

Collectif Antifasciste Besançon (le 03 avril 2017)

(1) D’ancien.ne.s membres estiment que Chouard agit sur les Gentils Virus en gourou, voir: http://blogyy.net/2015/04/29/confidences-et-mises-en-garde-dun-ex-lieutenant-detienne-chouard/.

Compte-rendu de la manifestation du 31 octobre – Besançon

Ce samedi 31 octobre à 14h, presque 300 personnes se sont retrouvées place Marulaz devant la Librairie l’Autodidacte.

En une vingtaine de minutes la petite rue face à la librairie est noire de monde. Les banderoles sont dépliées. Et après un cours discours d’un membre du groupe Proudhon de la Fédération Anarchiste rappelant l’attaque, les agressions commises dans la nuit du 17 au 18 octobre et le pourquoi de se rassemblement (voir ici et ), le cortège se met en route vers le centre-ville puis direction la colline de Brégille, le quartier bisontin où se trouve le « bunker » (voir l’article de fafwatch Franche-Comté : le bunker association nazie à Besançon).

Ce fut une vraie manifestation dynamique et populaire qui a eu lieu, où tous les âges, tous les quartiers et des sensibilités politiques très diverses ont été représentés, dans une bonne ambiance évidente.

La manifestation a toujours été voulue non-violente : hors de question d’aller à l’affrontement avec les néonazis. Le but est avant tout d’informer les bisontins, de ne pas rester silencieux face aux agissements des nostalgiques du IIIe reich, de montrer notre solidarité auprès des habitants du quartier de Bregille, et de ne pas laisser un pouce de terrain à la bêtise nazie.

Parc Micaud, au pied de la colline de Bregille une pause est faite pour rappeler les agressions dont ont été récemment victimes homosexuels et transsexuel-le-s.

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La montée sur Bregille est conviviale, heureusement car la pente est longue. Arrivée à proximité de la Maison de Quartier, les dernières prises de paroles sont faites, et après une brève pause, le cortège redescend groupé jusqu’au centre-ville.

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Alors qu’il n’a jamais été question lors de l’appel à manifestation de se rendre devant le « bunker », les néonazis se sont réunis en nombre (peut être plus d’une vingtaine) pour défendre leur bout de terrain, prenant soin de décorer les lieux selon leurs gouts haineux. Mais ils ont attendu pour rien.

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Devant le Bunker

 

Cette manifestation est une réponse rapide et mobilisatrice face à l’attaque de la librairie et aux agressions qui ont suivies. Mais depuis ces événements, nombre de personnes se mobilisent et souhaitent mettre en place des projets pour lutter sur le long terme et plus efficacement contre la montée de l’extrême droite. Cela se fera petit à petit. Le CAB relaiera toutes les initiatives (dont il sera informé)…

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L’appel à manifester a également permis de redécorer la ville d’affiches « faites maison », tout en la nettoyant de celles laissées par le fn quelques jours plus tôt.

 

Pour rappel, la manifestation du 23 mars 2013 (voir ici) pointait déjà du doigt Bregille et ce qui désormais s’appelle le « bunker ».

Initiative : Lettre aux habitants de Bregille

Suite à l’attaque de la librairie l’Autodidacte et aux agressions à caractères politiques, racistes et homophobes de ces derniers mois, et en préparation à la manifestations qui aura lieu samedi prochain (rappel ici), un collectif d’individus a décidé d’aller à la rencontre des habitants du quartier de Bregille  en diffusant la lettre suivante…

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Le Collectif Antifasciste de Besançon appuie cette initiative en y prêtant son adresse mail.

Besançon : Ne laissons pas les fascistes s’installer dans nos vi(ll)es

Dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 octobre, à Besançon, un groupe d’une dizaine de néo nazis A tenté de détruire la librairie l’Autodidacte Place Marulaz, avant d’être chassé par la réaction populaire. La cible est ouvertement politique puisque la librairie est le lieu central de nombreux événements culturels et libertaires.

Dans leur fuite, Ils ont assouvi leur envie de violence en agressant et blessant, parfois gravement, plusieurs personnes dont le tort était de les avoir croisés.
Ces événements sont loin d’être des actes isolés de personnes à la dérive mais bien l’œuvre d’un groupe qui se nourrit de l’ambiance générale pour diffuser un message de haine et de violence envers ceux qu’il considère comme différents.
En effet, les agressions à caractère raciste et homophobe se multiplient à Besançon sous la poussée notamment d’un petit groupe ouvertement néo nazi qui sévit à Bregille et a ouvert un local dans un bâtiment dans lequel ils ont déposé des statuts et qu’ils ont nommé le Bunker.

Nous devons refuser la peur qu’ils tentent d’installer et leur opposer la force du nombre et de la solidarité.

C’est pourquoi nous vous invitons à reprendre la rue dans une grande manifestation qui montera jusqu’au comité de quartier de Bregille pour prouver que les idées haineuses et réactionnaires ne sont chez elles nulle part.

Pour dire NON aux agissements de groupuscules d’extrême droite
Pour prouver que leurs idées ne seront jamais les bienvenues à Besançon.

MANIFESTATION

Samedi 31 Octobre à 14H,
Place Marulaz

Affiche FINALE

Rejoignez la manifestation d’opposition aux agressions et aux idées fascistes qui reliera la librairie l’Autodidacte au comité de Quartier de Bregille.

Cette manifestation se veut unitaire et non violente, drapeaux et agressivité seront laisser au placard drapeaux et agressivité. Les calicots et banderoles, même siglés sont les bienvenus, tout comme les tracts s’ils parlent du sujet de l’antifascisme.
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Besançon : Les responsables de l’attaque de la librairie démasqués par FafwatchFC

Fafwatch Franche-Comté nous brosse le portrait détaillé d’au moins deux des responsables de l’attaque contre la librairie l’Autodidacte de Besançon qui a eu lieu le week-end dernier : deux néonazis de la région…

à voir sur le site de fafwatchfc