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Projection du documentaire : Acta non verba

Deux ans après la mort de Clément Méric. Nous vous proposons d’assister à la projection du documentaire « Acta non verba ».

affiche_Acta-non-verba

« Acta non verba » est un film documentaire présentant différentes initiatives antifascistes en France et à l’étranger. Il a été réalisé en 2014 par Hazem (militant antifasciste marseillais), il permet de faire un tour d’Europe de différents collectifs militants antifascistes, actifs dans différentes luttes et menant diverses expérimentations : défense des réfugiés de Lampedusa arrivés à Hambourg, lutte contre le TAV – train à grande vitesse – dans le Val de Suse (Italie), centres autogérés en Allemagne et à Turin, investissement dans les quartiers populaires et lutte contre l’islamophobie à Paris, soutien scolaire à Marseille…

19h – salle des Epoisses – 5 avenue de Bourgogne

(quartier de Planoise – Plan d’accès)

bande annonce

 

Lundi 10 novembre : Soirée festive et militante

En octobre 2012, un collectif antifasciste met en place dans plusieurs villes (Agen, Saint-Étienne, Lyon, Besançon, Dijon, Nancy, Poitiers, Genève) la campagne « VIVRE SANS PEUR ».

Cette campagne fixe le 10 novembre comme date de mobilisation au niveau national.

vivresanspeurs-general-a3

Cette année,  en cette date commune de mobilisation, nous organisons une soirée festive et militante afin de préparer le week-end des 29 et 30 novembre à Lyon.

A Lyon, les 29 et 30 novembre aura lieu le 15ème congrès du front national. Mais ce n’est pas uniquement contre le Front national que plusieurs organisations au sein de la CONEX appellent à se mobiliser. En effet, alors que les idées d’extrême droite gangrènent la société, alors que les actes de violence des groupuscules fascistes se multiplient, alors que la situation économique et sociale s’aggrave à travers toute l’Europe et fait le berceau des idéologies réactionnaires et anti-sociales, nous devons nous unir et agir face à l’extrême droite.

C’est en ce sens que le CAB est signataire de l’appel lancé à l’initiative de la CONEX à la suite des assises nationales contre l’extrême droite.

La mobilisation se veut une riposte populaire et déterminée face à tous les visages de l’extrême droite, elle regroupera la majorité des collectifs antifascistes de france, de nombreuses organisations syndicales et bien d’autres individus ou collectifs ayant à cœur une société solidaire.

Le week-end se déroulera comme suit : samedi 29 novembre, manifestation unitaire, suivie d’un concert, et le dimanche 30 novembre se dérouleront débats et conférences (des structures d’accueil sont prévues pour passer la nuit sur place)

Le CAB vous invite le 10 novembre, au bar Ze Muzic All à partir de 19h, à venir débattre avec nous et à organiser cette mobilisation dans la joie et la bonne humeur puisque la soirée débutera en fanfare par un concert des King’s Queer.

(Une contribution libre à la soirée permettra de financer le déplacement en bus pour Lyon)

soirée 10novembre2014

Rejoignez et signez l’appel « Unir et agir face à l’extrême droite »

Réunis en assises les 28 et 29 juin 2014 à l’initiative de la Conex (Coordination Nationale contre l’Extrême droite), nos collectifs, associations, syndicats et organisations, qui sont engagés de longue date contre les idéologies d’extrême droite dont le FN est le porte parole électoral, déclarent :
Alors qu’une quinzaine de villes sont dirigées par l’extrême droite et que les présidentielles de 2017 sont un objectif majeur pour le FN,
Alors que les idées d’extrême droite gangrènent la société,
Alors que les actes de violence des groupuscules fascistes se multiplient,
Alors que la situation économique et sociale s’aggrave à travers toute l’Europe,
Alors que la jeunesse peine à trouver l’espoir en de jours meilleurs,
Nous appelons toutes les forces antifascistes, quel que soit leur champ d’intervention et à hauteur de leurs moyens, à s’unir et agir face à l’extrême droite.

Faire barrage à l’extrême droite passe aussi par la lutte contre l’austérité, par le dépassement de la crise du capitalisme et par une juste répartition des richesses. Mais il faut déjà s’opposer farouchement et directement aux agissements de ses membres, de ses élu-es et de ses organisations :

  1. Dans la continuité de leurs activités, nos collectifs, associations, syndicats et organisations s’engagent à mettre en commun leur surveillance des villes occupées, des conseillers municipaux d’extrême droite. Nous dénoncerons aussi les porosités entre l’extrême droite et une partie du champ politique,
  2. Nous produirons du matériel militant commun et identifié, valoriserons les ripostes unitaires,
  3. Nous nous engageons également à relayer les actions antifascistes aux niveaux européen et international, à mieux connaître les agissements des groupes d’extrême droite à travers le monde pour mieux les dénoncer, à faire vivre la solidarité internationale antifasciste,
  4. Nous nous adresserons particulièrement aux jeunes générations pour qu’elles se réapproprient et perpétuent le combat contre l’extrême droite. Cela nécessite d’être plus à leur écoute, de moderniser nos discours, d’aller à leur rencontre dans les quartiers populaires, les campagnes, les lycées et de mieux démasquer et démystifier Soral, Dieudonné, les Identitaires et tout groupe d’extrême droite. Les ripostes que la jeunesse met déjà en œuvre doivent être mieux connues,
  5. Parce que la rue est un lieu d’expression populaire historique, nos collectifs, associations et organisations mettront tout en œuvre pour ne plus laisser les fascistes y parader librement,
  6. Nous nous engageons à soutenir les victimes de l’extrême droite et plus généralement à raviver l’espoir par la lutte antifasciste,
  7. Pour s’opposer au FN et pour démontrer l’ampleur des résistances aux idées réactionnaires, racistes, antisémites, islamophobes, sexistes, homophobes, nationalistes et identitaires, nos collectifs, associations, syndicats et organisations appellent à :
    – Multiplier de septembre à novembre les initiatives locales contre l’extrême droite pour préparer le week-end des 29 et 30 novembre à Lyon,
    – Manifester dans l’unité samedi 29 novembre à Lyon, manifestation suivie d’un concert,
    – Participer aux conférences / débats dimanche 30 novembre.

Alors que le FN se met en ordre de marche pour ses prochaines batailles, électorales notamment, l’heure n’est ni à la résignation ni au fatalisme mais à la mobilisation la plus large et unitaire face au parti de la haine et ses satellites.

FACE AU CONGRES DU FN A LYON,
POUR L’ÉGALITÉ DES DROITS,
POUR LA JUSTICE SOCIALE ET LA SOLIDARITÉ :  
MANIFESTATION / CONCERTS / FORUM
SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 NOVEMBRE A LYON !

 

Le Collectif Antifasciste de Besançon est signataire

Pour signer cet appel, écrire à : conex@riseup.net

Pour voir qui a déjà signé l’appel : page du Comité de Vigilance 69 ou celle de VISA

 

Compte-rendu de « Jour de colère contre les fascistes ! Jour de fête pour toutes et tous ! », Dijon 5 avril

Comme prévu dans l’appel, nous nous sommes rassemblés (plus de 300 personnes) à partir de midi place Wilson. « Jour de colère 2 » avait espéré initialement se rassembler sur cette même place à 14h, mais face à la mobilisation grandissante de « Jour de colère contre les fascistes ! Jour de fête pour toutes et tous ! », la préfecture leur a demandé de changer le lieu  : ceux-ci se sont donc repliés au Palais des Sports.
Première victoire donc pour les antifascistes puisque « Jour de colère » n’a pas eu accès à cette place.
La place Wilson est donc occupée à partir de midi par les antifascistes, avec au programme des activités festives et bon-enfant : bouffe populaire, jeux de flechettes ou de chamboule-tout (avec des cibles représentant divers groupes d’extrême-droite) et concerts – voir l’article du SCALP 21.

Au palais des sports, « Jour de colère » fait un flop. Pourtant le rassemblement avait été prévu depuis plusieurs semaines et celui prévu à Besançon c’est reporté finalement sur celui de Dijon. Ils n’étaient pas plus d’une cinquantaine :  des royalistes, des anti-mariages gay, deux ou trois bonnets rouge et dernière une banderole du Parti de la France des skins fafs et des membres de Génération Identitaires qui ont pu parader sous protection policière et braire des slogans tels que « Jeunesse!, jeunesse nationaliste! », « Français relève toi, tu es ici chez toi », « Nous sommes tous des enfants d’hétéros », « Islam hors d’Europe – Sionnistes, hors de France » , « Rebsamen démission, Francs-maçons en prison » ou encore « Taubira, casse-toi, la France n’est pas à toi ».

Apprenant en début d’après-midi que « Jour de colère » avait reçu l’autorisation des autorités pour parader dans le centre-ville et déverser son flot de slogans haineux et fascistes, nous décidons de partir en manifestation pour ne pas leur laisser la rue. Cette journée se voulant un « jour de fête » contre les fascistes, la manif qui restera jusqu’à son terme festive (il y avait bien 300 personnes) se dirige à travers les rues de Dijon entraînée par le camion-sono.
Dijon. 5.4.Rue Berbisey
Très vite cependant, les rues sont bloquées par des dizaines de gendarmes mobiles et de CRS munis de tout leur attirail de guerre (flashballs, lacrymo…). La tension monte et les flics chargent quelques instants, blessant deux manifestant-e-s (une personne sera hospitalisée).

Dijon. 5.4. Place Bossuet

Dijon. 5.4.Place Bossuet (2)

Dijon. 5.4. Place de la Laïcité

Le cortège tente alors de passer par diverses rues pour atteindre le centre-ville, mais à chaque fois il se retrouve bloqué par la flicaille. En fin d’après-midi, la manifestation se termine au point de départ sur la place Wilson , tandis que plusieurs manifestant-e-s souhaitant s’en aller sont contrôlé-e-s par les forces de l’ordre qui entourent la place.

A Dijon comme ailleurs,  nous ne laisserons jamais la rue aux réactionnaires, et ils seront sûrs de nous trouver toujours sur leurs routes.

 

Compte-rendus des autres rassemblements anti-« Jour de Colère 2 »:

  • Tours :

Succès de la manif antifasciste du dimanche 06 avril 2014

  • Toulouse :

Jour de honte pour les réacs , antifascisme 1 / Jour de Colère 0

  • Montpellier :

Humiliation pour le jour de colère – Succès pour la manifestation antifasciste

  • Grenoble :
  • Lyon :

 

Qu’est ce que « Jour de Colère? »

Une manifestation « Jour de colère » était initialement prévue à Besançon le samedi 5 ou dimanche 6 avril. Mais craignant de ne pas rassembler assez de haineux, les organisateurs Comtois ont préféré rejoindre le rassemblement de Dijon le samedi 5 avril

Plusieurs « jours de colère » sont prévus dans toute la France, des contre-rassemblements sont prévus à:

Dijon  : Pour manger ensemble et faire la fête tout l’après-midi

Montpellier : Ne laissons pas la place à l’extrême droite

Tours : Contre la tenue d’un « Jour de Colère » régional à Tours

(liste non exhaustive qui sera mise à jour)

 

Dijon 5 avril : Jour de colère contre les fascistes ! Jour de fête pour toutes et tous !

Des regroupements fascistes, sexistes, homophobes, racistes, intégristes veulent défiler le 5 avril à 14h dans les rues de Dijon pour «jour de colère 2».

PAS QUESTION !

Rassemblement, banquet et fête de rue dès12h et par la suite…

Concerts (Berbiseyans, Heyoka, Dr Larry…) Boum – Sound System dub and co (Kiraden…) – Bal trad’ et Open Mike hiphop

APPEL :

Après la première apparition du « jour de colère », le 26 janvier à Paris, les fachos en colère croient pouvoir revenir pour une seconde édition « locale » dans plusieurs villes en France les 5 et 6 avril, entre autre à Dijon.

Dans la foulée des manifestations d’homophobie pour tous, des rassemblements anti-avortement et des rappels à l’ordre familial et patriarcal face à la dite « théorie du genre », « Jour de colère » a été un choc. On avait pas vu depuis longtemps dans les rue de Paris une telle foule reprendre en choeur de manière complètement décomplexée des appels aux meurtres antisémites et racistes, ou à la haine machiste, anti gays et lesbiennes…

Le 5 avril, ils veulent défiler de nouveau, et ont appelé à manifester à 14h place wilson. Il n’en est pas question. Nous proposons de nous rassembler dès 12h là-bas, de les en empêcher et de les submerger avec une grande fête, un banquet, des concerts !

Noirs, blancs, de toutes les couleurs et de partout, pour une ville métissée et sans frontières.

Hétéros, homos, lesbiennes, martiens pour célébrer toutes les sexualités.

Hommes, femmes, trans, sans identité parce que nous ne croyons pas aux petites cases, ni à l’ordre naturel.

Avec de la musique et des petits plats à partager, parce que notre sens du commun et nos fêtes sont absolument antagonistes avec leur passions morbides.

De 7 à 77 ans, on emmerde toujours les post-fachos, intégristes religieux, vrais néo-nazis, les raclures racistes et misogynes, et autres sinistres boys-scouts.

Que les autres villes qui n’acceptent pas l’idée de laisser du terrain dans les rues à ces courants puants rejoignent cette initiative !

COLÈRE POUR TOUS ?

Depuis quelques mois, de la « manif pour tous » aux rassemblements contre l’avortement, on assiste à un sursaut réactionnaire dont « Jour de colère » est la manifestation la plus radicale, mais aussi la plus révélatrice. L’extrême droite mute et bouffe à tous les râteliers, agrégeant sur une colère et un malaise aussi partagé que diffus. Elle n’hésite pas au passage à puiser dans certaines des pratiques et théories de courants émancipateurs, anticapitalistes ou révolutionnaires, traditionnellement marqués à gauche. Elle tente de séduire autant sur les terrains les plus rances du rejet archaïque et de la peur égoïste, que par la manière dont elle prétend trouver des réponses au vide laissé par l’individualisme libéral et par la
marchandisation forcenée de tout.

Dans son sillage, la confusion règne. Dieudonné s’alimente de la juste colère face aux politiques néo-coloniales pour en arriver aux thèses conspirationnistes les plus délirantes et à l’antisémitisme le plus infâme. Certains de ses fans finissent par défiler aux cotés de tous ceux qui rêvent de renvoyer les immigré-e-s dans « leur pays » ou pire. Les indignés cathos de droite, occupent les places avec leurs chandelles et miment les gestes fétiches des mouvements alter-mondialistes. Ils invoquent Orwell, s’inspirent de la critique du totalitarisme et de la société industrielle, pourfendent les ogms et disent vouloir rejoindre les paysans en lutte contre l’agro-business. Tout cela malheureusement pour mieux invoquer la nécessité de retrouver des communautés ancrées dans un ordre moral patriarcal et naturel. D’autres prétendent s’attaquer radicalement au capitalisme pour mieux défendre l’identité européenne « blanche » face aux « invasions barbares ». Chez les bonnets rouges, des ouvriers en colère défilent au coté de leur patrons et des agro-maîtres de la FNSEA qui ont pourri leur région. Et pendant ce temps, des pères de famille s’accrochent à des grues pour essayer de nous faire croire, en dépit de toute la force persistante de la domination masculine dans l’espace public et privé, que les femmes auraient pris le pouvoir et que la virilité est en danger (qu’elle crève !).

Dans l’immédiat, il s’agit pour nous de ne surtout pas laisser les courants fascistes ravir les justes colères et les luttes. Il est temps de reprendre la rue et de s’y afficher sur des bases claires. A commencer par un rejet de tout ordre moral pré-établi et imposé, que celui-ci s’appuie sur l’idée de nature, sur des commandements religieux ou sur un universalisme occidental impérialiste. Que l’on se batte ici pour échapper à l’aliénation technologique ou pour briser le règne de la consommation, pour s’enraciner dans un quartier, défendre des terres ou soutenir des ouvriers en grève, ce sera avec des aspirations radicalement multi-culturelles, (pro-)féministes, anti-autoritaires et sans frontières.

Pour plus d’infos, pour trouver des appels à manifester  de divers groupes et collectifs, des affiches et tracts à diffuser :
5avril.noblogs.org

affiche-rassemblement-contre-jour-de-colere-Dijon-5-avril-2014

Pour manger ensemble et faire la fête tout l’après-midi

Sur ce blog, on trouve tous les différents textes d’appel à venir faire la fête pour empêcher le “Jour de colère” le 5 avril, ainsi que le programme de tous les évènements qui se dérouleront dans la semaine du 31 mars au 5 avril (projections, discussions, repas et barbecue aérien !).

On trouve important que toutes les personnes ou collectifs pour qui l’organisation de cette journée a un sens puisse écrire son propre appel ou faire sa propre affiche. Et que les différents textes soient regroupés ici.

Tous les groupes de musique, de théâtre, ou de n’importe quoi qui aimeraient se joindre à l’organisation du samedi après-midi sont plus que bienvenus ! Nous cherchons aussi des jeux, des textes à lire ce jour-ci,…

De la même façon, l’organisation de la semaine de Contre-Attaque est ouverte à d’autres évènements. Si vous avez un lieu pour organiser une projection, un repas ou une discussion, si vous avez connaissance d’un évènement cette semaine-là qui s’inscrit dans cette dynamique, n’hésiter pas à nous écrire.

Vous pouvez nous écrire à : 5avril@riseup.net

22 mars : journée internationale contre le racisme et le fascisme

Les antifascistes grecs du KEERFA (Mouvement Unis contre le Racisme et la Menace Fasciste) ont lancé un appel international pour faire du 22 mars une journée d’action antifasciste et antiraciste.

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L’APPEL :

Alors que les gouvernements européens propagent la pauvreté et le désespoir avec leur politique d’austérité, la présidence grecque de l’Union européenne met la politique raciste et la menace fasciste sur le devant de la scène. Elle met également en évidence la nécessité d’un mouvement européen et international contre le racisme et le fascisme.

Lors de la rencontre antifasciste des 5 et 6 octobre, le KEERFA a proposé l’organisation d’une journée d’action internationale le 22 mars 2014, un jour avant le 21 mars, journée mondiale de lutte contre les discriminations raciales de l’ONU. Il s’agit là de la suite de la mobilisation réussie du 19 janvier, « Athènes ville antifasciste », un événement qui a connu un soutien international dans plus de 40 pays et qui a révélé la nécessité d’intensifier la lutte contre les néonazis.
Nous appelons à une manifestation panhellénique à Athènes le 22 mars, le jour même où des manifestations auront lieu à Londres, Barcelone, Paris, Berlin, Copenhague, Vienne, Bruxelles, New-York, Melbourne. Dans les écoles nous transformons le 21 mars en journée de lutte contre le racisme et le néonazisme, en journée d’action pour l’obtention de la nationalité pour les enfants d’immigrés.
La lutte sans répit contre l’Aube Dorée à travers le mouvement antifasciste et les manifestations unitaires contre les mémorandums sont les messages de résistance les plus forts à envoyer au monde entier.
Nous continuons pour que soient mis en prison les leaders des milices, les assassins de Pavlos Fyssas et de Sahjat Loukman, les criminels qui ont mis en place une organisation de haine et d’attaque contre les immigrés, les syndicats et la gauche. Une organisation au service des armateurs et de leurs amis banquiers qui les ont financé et leur ont permis de constituer leurs arsenaux.
Nous luttons à travers toute l’Europe pour que la menace fasciste ne devienne pas une nouvelle peste incurable conduisant à de nouveaux Auschwitz et Dachau. Pour mettre fin aux pogroms des néonazis et des racistes contre les immigrés, les réfugiés, les musulmans, les Roms, les Juifs et les homosexuels. Les nostalgiques d’Hitler et de l’Holocauste ne passeront pas !

POUR UN MONDE SANS RACISME

Le mouvement antiraciste et antifasciste exige que soit mis fin aux politiques racistes de l’Europe forteresse, des camps de concentration, des frontières fermées et des haies qui entraînent la mort de réfugiés, femmes et enfants de Lampedusa à la mère Égée.
Nous exigeons des politiques de régularisation et non pas des « opérations balayage” racistes et des expulsions. Fermeture des camps de concentration. Suppression du Pacte européen sur l’immigration et l’asile. Obtention de la nationalité pour les enfants d’immigrés. Égalité des droits. Justice pour les ouvriers des champs de fraise de Manolada et tous les travailleurs « sans papiers ».
Nous rejetons les mensonges racistes des gouvernements qui ouvrent la voie aux fascistes dans toute l’Europe. Face à la montée de la résistance ouvrière ils essayent de transformer en boucs émissaires les immigrés chassés par les guerres de l’UE et de l’OTAN, les dictatures et les bombes du FMI et de la Banque Mondiale. Ils veulent détourner la rage du peuple de leurs propres gouvernements qui donnent tout aux banques. Ils veulent casser la résistance ouvrière pour faire passer leurs mesures. Les responsables du chômage qui licencient et spéculent en bourse au lieu d’investir en ruinant la vie de millions de personnes. Ce sont les gouvernements et non pas les immigrés qui sont responsables de la dégradation de l’éducation et de la santé. Ils dépensent des milliards dans des programmes d’armement et des intérêts versés aux banquiers.
Tous ceux qui produisent de la richesse saisie par une riche minorité à la sueur de leur front ont leur place dans ce monde.
Des ouvriers immigrés de Manolada à chaque unité agricole, des manufactures aux équipes de nettoyage, tous produisent de la richesse comme tous les ouvriers. Leur ennemi commun est un patronat soutenu par les gouvernements avec des privilèges, des déductions d’impôts et une permissivité face aux non respect des conventions collectives. Les licenciements dans les secteurs public et privé ne sont pas le fait des immigrés mais celui d’Adonis Georgiadis, d’Arvanitopoulos, les ministres de la Troïka et leurs amis entrepreneurs.

ACTION ANTIFASCISTE INTERNATIONALE

Le 19 janvier et la solidarité internationale avec les antifascistes témoignent de la volonté d’une action internationale coordonnée contre le fascisme. Il est temps de franchir le pas ! De saisir le fil des grands mouvements contre la mondialisation capitaliste, de Seattle et de Gênes, du mouvement mondial contre la guerre en Irak, des manifestations qui ont assiégé à maintes reprises les sommets de l’UE du capital, de la guerre et du racisme.
Dans tous les lieux de travail où ont se bat contre les massacres des mémorandums, de la télévision public aux établissements d’enseignement supérieur, jusqu’aux hôpitaux, aux écoles, aux mairies et aux usines, de chaque ville et de chaque village nous voulons submerger Athènes en la transformant en capitale du mouvement antifasciste mondial.
Le KEERFA appelle les syndicats, les associations étudiantes, les élèves, les gens des lettres et des arts, les immigrés, tous les mouvements antifascistes et antiracistes à construire ensemble le mouvement du 22 mars !

 

APPEL A LA MANIFESTATION ANTIRACISTE ET ANTIFASCISTE DU 22 MARS A PARIS

voir le texte de l’appel sur LA HORDE

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Besançon 14 février : Concert Hip-Hop de combat, LA VERMINE

Concert Hip-Hop : Collectif LA VERMINE                                                           

vendredi 14 février, 19h30

Bar Ze Muzic All, 18 rue Rivotte à Besak

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La Vermine est un collectif de hip hop français. Composé du Mc Ed Bazz, de Scratchy Djo aux platines et de MKL à la guitare, le crew évolue en toute indépendance et dans l’autoproduction la plus totale, enfants de la philosophie DIY et des scènes alternatives. Le son est résolument hip hop, des productions lourdes à base de sampling et de vinyles; et des textes évoluant autour des thèmes de l’entraide sociale, de l’anticonstitutionnalisme, de la désobéissance civile, de la lutte contre toutes les oppressions, de la souveraineté individuelle, l’autonomie, l’antifascisme, l’antisexisme, la révolution culturelle, l’écologie ou la décroissance… mais aussi sur l’état du rap français, oeuvrant à leur échelle au développement de la scène alternative et à la mise en place d’un véritable réseau hip hop militant et engagé en France.

A l’occasion de la sortie de leur premier album « Mutinerie », Le collectif sera en concert le 14 février à Ze Muzic All, à Besançon. Chaque concert de ce collectif est l’occasion de rencontres et de débats sur le hip-Hop, sur le militantisme, histoire de déconstruire les stéréotypes et de bâtir de nouvelles solidarités.

Pour l’occasion, La Vermine a invité pour débattre et échanger plusieurs militants et collectifs Bisontins : Toufik de Planoise, les Putains dans l’Âme (collectif des travailleur-euse-s du sexe et sympathysant-e-s de tous poils), l’ AMEB Solidaires Etudiant-e-s, RAAFC et le Collectif Antifasciste de Besançon.

Le débat portera sur le sexisme, la putophobie, l’homophobie, Soral, Dieudonné, etc

La Vermine-concert-Besac

La Vermine : le site

Les syndicats contre le FN : Compte-rendu de la journée du 29 janvier

Voici le compte-rendu diffusé par Visa sur la journée intersyndicale antifasciste qui s’est déroulée à la bourse du travail de Paris (voir ici la présentation de la journée).

VISA

Au moins 600 syndicalistes ont participé ce mercredi 29 janvier à la journée intersyndicale « contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques » qui s’est tenue à la Bourse du travail de Paris.

Les principaux organisateurs étaient la CGT, la FSU et l’Union syndicale Solidaires. Trois organisations de jeunesse – le syndicat étudiant UNEF et les deux syndicats lycéens UNL et FIDL – y avaient également appelé. Des associations dont la Ligue des droits de l’homme (LDH), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) et Vigilance initiatives syndicales antifascistes (VISA) ont également contribué au succès de la journée.

Le soir, celle-ci s’est terminée par un meeting, avec des orateurs-oratrices de la CGT (Thierry Lepaon), de l’UNEF (William Martinet), de la FSU (Bernadette Groison) et de l’Union syndicale Solidaires (Annick Coupé).

Des vidéos de la LDH, du MRAP et de VISA ont également été projetées et ce meeting a été retransmis sur Internet. Des visionnages collectifs ont eu lieu dans un certain nombre d’Union locales des organisations syndicales participantes. Notons, par ailleurs, la remarquable mobilisation des travailleurs sans papiers pour ce meeting.

 

Avec cette journée de travail et ce meeting, il s’agissait pour les organisations syndicales participantes de lancer une campagne nationale  contre les tentatives de l’extrême droite de trouver un ancrage dans le monde du travail et dans les classes populaires, cherchant à y recruter un électorat en surfant sur les déceptions et frustrations engendrées par les politiques austéritaires présentées comme « sans alternative ». Plusieurs événements ont déclenché l’alerte pour les syndicalistes. Les sondages « sortie des urnes », effectuées lors des élections présidentielles, indiquent depuis plusieurs années la persistance d’un votre FN parmi les personnes se déclarant « proche d’une organisation syndicale ».

Aux élections cantonales de mars 2011, le Front national a présenté plusieurs candidats appartenant à des organisations syndicales ; le plus connu entre eux est devenu Fabien Engelmann, exclu par la CGT suite à sa candidature. Le même Fabien Engelmann s’est par ailleurs illustré, ce même 29 janvier 2014, d’un communiqué haineux dans lequel il accusait les organisations syndicales de « détournement d’argent », tout en traitant la LDH, le MRAP et VISA de « groupuscules totalitaires » (sic). Dans cette dernière période, la montée d’une certaine sympathie pour le courant Dieudonné/Alain Soral a aussi été notée dans des quartiers populaires, mais aussi dans des entreprises. Un problème qui est souvent revenu dans les discussions de ce mercredi 29 janvier.

… la suite sur le site de VISA

Manifestation antifa à Paris le 9 février : l’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous !

La Horde

À l’invitation de La Horde, plusieurs collectifs et individus se sont organiséEs, à l’occasion des 80 ans des grandes manifestations antifascistes de 1934, pour défiler dans les rues de Paris le 9 février prochain. Rendez-vous est donné à 14h place Jules Joffrin pour rappeler que l’antifascisme que nous défendons n’est pas né d’hier, et qu’il dépasse largement le cadre étroit de l’opposition frontale avec les groupuscules d’extrême droite.
Si nous ne laisserons jamais les organisations nationalistes réactionnaires tenter d’imposer leurs idées au reste de la société, nous n’oublions pas non plus les responsabilités de l’État français dans le climat raciste délétère qui pourrit les relations sociales.  Aussi nous nous inscrivons dans le prolongement des mobilisations d’hier contre toutes les formes de fascismes : manifestations contre les ligues fascistes en 1934 ; celles des lycéens et étudiants contre les nazis et Vichy en 1940 ; mobilisations contre le colonialisme et l’OAS dans les années 1950 et 1960 ; pour le droit des femmes à disposer de leurs corps dans les années 1970 ; pour l’égalité des droits et contre les crimes racistes et sécuritaires dans les années 1980 ; pour l’ouverture des frontières et le soutien aux sans-papiers dans les années 1990 ; contre la violence de l’extrême droite dans les années 2000, pour la solidarité internationale…

Le texte d’appel à la manif :

l’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous !

Il y a 80 ans, le 6 février 1934, les ligues fascistes marchaient dans les rues de Paris pour imposer par la force leur modèle de société : en réaction, trois jours plus tard, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées contre ce coup de force fasciste dans les rues parisiennes, suivies par des centaines d’autres les jours suivants dans toutes les régions de France, avec en point d’orgue une manifestation de 250 000 personnes, à nouveau à Paris, le 12 février. La France d’aujourd’hui n’est pas celle des années trente, et l’extrême droite a évolué : au-delà de l’activisme des groupuscules ultranationalistes qui s’en revendiquent, son expression se retrouve aussi bien dans les propos d’un ministre, dans l’esprit d’une loi, dans le programme d’un parti populiste, dans le conservatisme qui met en danger l’IVG, dans le racisme et le sexisme du quotidien. Mais la résistance face à elle est toujours d’actualité.

Le battage médiatique autour de l’interdiction de spectacles antisémites et leur instrumentalisation à des fins politiciennes ne doivent pas nous dédouaner d’une nécessaire réaction face à l’intolérable : l’État est bien mal placé pour prétendre lutter contre l’extrême droite, alors qu’il orchestre expulsions et discriminations au sein même du modèle qu’il défend, mais c’est à nous de ne pas lui laisser occuper l’espace de la résistance antifasciste.

Cette résistance à l’offensive des idées racistes et nationalistes doit être sans concession.

En premier lieu, l’antifascisme que nous défendons est l’affaire de toutes et tous, collectifs ou individuEs, organiséEs ou non : ce n’est sûrement pas l’affaire de la justice ou de la police, ni celles des seules organisations politiques, surtout quand elles en font un enjeu électoral à quelques semaines des élections municipales, pour mieux déserter le terrain le reste du temps.

Ensuite, notre antifascisme ne doit négliger aucune des formes que prend ce que nous combattons : discours et violences islamophobes et sexistes, racisme anti-Roms qui prospère des quartiers populaires jusqu’aux plus hauts sommets de l’Etat, antisémitisme larvé ou assumé, racisme sexiste à l’égard des femmes de l’Est, retour du racisme biologique envers les Noirs, racisme inaudible à l’encontre des Asiatiques, rafles de putes et de sans papiers, homophobie, lesbophobie et transphobie religieuses ou laïques. Notre antifascisme doit les combattre globalement, par tous les moyens nécessaires.

Enfin, il est facile de constater que les inégalités sociales reposent en grande partie sur la discrimination à l’égard des populations pauvres d’origine étrangère, sur la recherche de boucs-émissaires, mettant à nu le racisme structurel de la société. Mais nous savons aussi que l’injustice sociale n’est pas qu’une histoire de discrimination culturelle ou ethnique, et que ses racines plongent au cœur même de la logique d’un capitalisme qu’il nous reste à détruire ; que le nationalisme est à combattre d’où qu’il vienne, et que l’esprit de clocher n’est pas le domaine réservé de l’extrême droite.

Mais notre antifascisme ne se résume pas à une une lutte défensive car c’est avant tout une lutte d’émancipation. Il nous paraît donc logique de nous mobiliser pour la libre circulation des personnes, l’abolition des frontières et la solidarité avec les sans papiers ; pour l’égalité hommes-femmes dans la vie, dans la ville et au travail quelque soit leurs origines ; pour la solidarité internationale antifasciste.

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