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Deux ans après l’assassinat de Clément : mobilisation antifasciste !

Contre tous les racismes et le fascisme :

égalité totale et justice sociale !

Deux ans après la mort de Clément

assassiné par des fascistes :

combattons l’extrême-droite !

affiche

Le 5 juin 2013 Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste, était tué par des militants du groupuscule d’extrême droite Troisième Voie.

Son assassinat s’inscrit dans une longue suite d’agressions de l’extrême droite pour des raisons de préférences sexuelles, d’origines ethniques, d’opinion politiques ou de croyances religieuses.

Les actes homophobes et transphobes ont augmenté ces dernières années, tout comme la remise en cause des droits des femmes.

L’exclusion, le rejet de l’autre, la fermeture des frontières, la désignation des migrant-e-s quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent comme boucs émissaires sont des attitudes qui conduisent au pire. Des milliers de personnes meurent en Méditerranée au nom de la sécurisation des frontières.

Les idées nauséabondes du Front National ont contaminé la sphère médiatique et politique. Le gouvernement entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des migrant-e-s, en quadrillant les quartiers populaires et en adoptant des lois racistes et liberticides qui visent spécifiquement certaines catégories de la population.

À cela nous opposons notre volonté de vivre ensemble et notre exigence d’égalité des droits et de justice sociale.

20 ans après l’assassinat de Brahim Bouarram en marge d’un défilé du Front National, 20 ans après l’assassinat d’Ibrahim Ali par des colleurs d’affiches du Front National, le fascisme continue de tuer et reste un danger dans la rue comme dans les urnes.

Nous réclamons la tenue d’un procès pour les agresseurs de Clément, et pour poursuivre son engagement nous réclamons :

– la régularisation de tou-te-s les sans-papiers,

– l’accueil et la protection des migrant-e-s,

– la fermeture des centres de rétention,

– l’égalité totale.

Mobilisons-nous et défilons en mémoire de Clément et de toutes les victimes du racisme ou des agressions fascistes.

La richesse de l’humanité se construit par nos différences.

Premiers signataires : Action Populaire, AMEB-Solidaires Etudiant-e-s, CDDLE, CAB, Ensemble, FA, FSU, MRAP, NPA, PCF, PG, Resto-Trottoir, Solidaires…

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Quand un universitaire roule pour le mouvement fascisant Égalité et Réconciliation

Communiqué de l’AMEB-Solidaires Etudiant-e-s et de Sud Education

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Nicolas Bourgoin, enseignant-chercheur à l’Université de Franche-Comté et membre du Collège scientifique du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie (LASA) est connu pour ses travaux sur l’univers carcéral et les politiques sécuritaires. Depuis quelques temps cependant, le nom de Nicolas Bourgoin est associé au mouvement d’extrême-droite Égalité et Réconcialion, fondé par Alain Soral.

Qu’est-ce qu’Égalité et Réconciliation ?

Alain Soral, ancien cadre du Front national, a fondé Egalité et Réconciliation en 2007 avec d’anciens responsables du GUD (1).

Se revendiquant lui-même comme « national-socialiste », son organisation s’inspire des mouvements fascistes du siècle dernier, comme en témoigne sa devise qui prétend associer « gauche du travail et droite des valeurs pour une réconciliation nationale ».

Ainsi, à travers un discours prétendument proche des travailleurs et des classes populaires, mais qui en réalité gomme les contradictions de classe, Soral distille son venin nationaliste. S’abritant derrière un anticapitalisme de façade et sous couvert d’un pseudo « antisionisme », Soral n’a de cesse de dénoncer sa cible privilégiée, qui se cache à Wall Street, dans les médias, les gouvernements, les conseils d’administrations des grandes multinationales, et qui pilote secrètement le monde : le Juif. Antisémitisme et complotisme constituent ainsi les fondements de cette organisation, également antiféministe et homophobe.

Farouche soutien de Dieudonné, Soral et ce dernier ont récemment annoncé qu’ils allaient fonder ensemble un nouveau parti politique, Réconciliation Nationale.

Le rapprochement de Nicolas Bourgoin vers Égalité et Réconciliation

Depuis janvier 2014, Nicolas Bourgoin est un fidèle contributeur du site internet d’Égalité et Réconciliation, puisqu’on y trouve plus d’une cinquantaine d’articles de sa plume et plusieurs vidéos d’interviews pour « Égalité et Réconciliation TV »(2).

Dans ces contributions, le sociologue se fait le défenseur zélé de Soral et Dieudonné, et il s’attache avec ardeur à relayer les thèses soraliennes qui font du « sionisme » et du « mondialisme » les causes exclusives de tous les problèmes en France. Il n’hésite pas non plus, sous couvert d’« anti-impérialisme », à manifester son soutien pour des dirigeants autoritaires et des dictateurs tels que Vladimir Poutine ou Bachar El-Assad.

Enfin, les connivences de Nicolas Bourgoin avec l’extrême-droite ne font plus aucun doute lorsque dans un article consacré à la dénonciation des militant-e-s antifascistes – qui constituent selon lui « une véritable milice au service de la réaction et du pouvoir »(3) [sic] – il proclame que les « vrais journalistes, militants ou essayistes résistants à l’Empire » sont, entre autres, Alain Soral, Frédéric Chatillon (4) et Serge Ayoub (5).

Nous apprenons que Nicolas Bourgoin doit animer une conférence organisée par Egalité et Réconciliation Franche-Comté le vendredi 3 avril 2015 à Besançon, dans un lieu tenu secret, afin d’y présenter son dernier ouvrage.

Nous dénonçons le rapprochement vers Égalité et Réconciliation, ainsi que la participation à cette conférence, de Nicolas Bourgoin, qui use de sa qualité d’universitaire pour faire la promotion de cette organisation réactionnaire et fascisante. Nous alertons par là-même le Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie de l’Université de Franche-Comté (dont fait partie Nicolas Bourgoin) et lui demandons de se désolidariser de cet enseignant-chercheur.

L’extrême-droite, sous toutes ses formes, doit être combattue sans relâche ! 

Le 2 avril 2015

 

(1) Groupe Union Défense : organisation étudiante d’extrême-droite radicale et violente.

(2) egaliteetreconciliation.fr/_Nicolas-Bourgoin_.html (lien désactivé)

(3) egaliteetreconciliation.fr/Les-antifas-faux-rebelles-vrais-collabos-25136.html (lien désactivé)

(4) Ancien président du GUD, il travaille aujourd’hui pour le Front National.

(5) Dirigeant des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires et de Troisième Voie, organisations néo-nazies dissoutes après le meurtre de notre camarade Clément Méric.

Association Multiculturelle des Étudiants de Besançon (AMEB) – Solidaires Etudiant-e-s

Liste non exhaustive des sites conspirationnistes et confusionnistes [VERSION 2015]

Lu sur le site « Les Morbacks Véners » :
Pour éviter de retrouver dans les TL de nos camarades de gauche des contenus en provenance de sites douteux, conspirationnistes, confusionnistes ou puants (sexistes, homophobes / LGBT-phobes, nationalistes / patriotes / chauvins etc.), pour couper court aux sempiternels « mais je ne savais pas », il apparaît utile de publier cette liste non exhaustive des sites, blogs, médias, comptes facebook et twitter animés par des conspirationnistes, des faux-nez d’extrême droite ou bien de sympathisants de tendances moisies en tous genres.
Cette liste a été le fruit de plusieurs mois de recherche par des militants dévoués. Elle se veut être un outil pour préserver nos luttes de ces dérives.
C’est une version largement mise à jour qui est proposée ici.
N.B. :  sauf exceptions, n’y figurent pas les sites ou médias clairement identifiés à l’extrême droite ou s’en revendiquant. On ne retrouvera donc pas dans la liste le site de partis fascisants tel le FN, le site Français de souche ou quelque site d’une secte néo-fasciste ou néo-nazie. De même, la LDJ par exemple, de par sa proximité idéologique affichée et assumée avec l’extrême droite israélienne, n’a pas de raison d’y figurer.
Pour voir l’ensemble de la liste :
sur parasite.antifa-net.fr (dit aussi « Les Morbacks Véners »)
Et après avoir pris connaissance de cette liste, nous vous invitons à aller également sur les sites web suivant pour plus de renseignements:

Compte-rendu de l’hommage antifasciste pour Clément: 1 an déjà, à jamais dans nos coeurs

A l’appel du CAB et de l’AMEB-Solidaires Etudiant-e-s, une centaine de personnes s’est rassemblée à 18h place du 8 Septembre devant l’hôtel de ville de Besançon afin de commémorer la disparition tragique de Clément Méric militant associatif, syndical et révolutionnaire.
Après les prises de paroles de différents collectifs présents rappelant la montée des mouvements et des idées d’extrème droite, nous (une cinquantaine de personnes) sommes partis en manifestation dans le centre ville de Besançon improvisant un parcours ponctué par les slogans antifascistes et anticapitalistes:

 » Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos « 

« c’est pas les immigrés, c’est pas les sans-papiers qu’il faut virer; c’est la misère qu’il faut éliminer »

 » Clément!  Pavlos !  Antifa!  » ou  « Clément ! Pavlos ! on n’oublie pas on ne pardonne pas! »

« Derrière le fascisme se cache le capitale, la lutte antifasciste est internationale »

ou encore le traditionnel « Alerta! Alerta Antifascista! « 

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Le cortège s’est terminé devant les locaux du parti socialiste avec le slogan « Que ce soit Sarko ou Hollande, ceux qui expulsent sont tous de la même bande ! » afin de rappeler aux élites qui nous gouvernent que ce sont eux, leurs politiques migratoires, les centres de rétention qu’ils ont mis en place, leur racisme décomplexé, leurs volontés de réprimer les mouvements sociaux et de casser les droits acquis par nos luttes  qui font le lit de l’extrême droite.

 

En soirée, le concert organisé au Maquis avec les groupe ASTAROJNA (chanson tragico-festive) et THE IMPRESSIVE BURRICOS DE LA PLAYA (groupe funk) a permis de terminer cette journée commémorative par une note festive.

Merci aux militants présents ce soir,
Merci aux membres des deux groupes,
Merci au Maquis

La lutte continue !
On n’oublie pas ! On ne pardonne pas !

Besançon 5 juin : Un an après la mort de Clément – rassemblement et concert

NI OUBLI, NI PARDON

JUSTICE POUR CLÉMENT MÉRIC

Le 5 juin 2013, Clément, syndicaliste étudiant et militant antifasciste était battu à mort par des nervis d’extrême-droite.

Un an après, force est de constater que les agressions racistes, sexistes et homophobes n’ont pas cessé. Elles participent à l’installation d’un climat de haine qui s’ajoute aux multiples oppressions (violences policières, expulsions, stigmatisations, islamophobie, lois racistes, remise en cause du droit à l’IVG…) subies par les populations les plus exploitées. Les récents scores électoraux du Front National, la banalisation sur internet de l’antisémitisme et du complotisme avec Egalité & Réconciliation (Soral, Dieudonné), l’implantation près de Besançon du Bloc Identitaire, ou la réapparition en Franche-Comté d’organisations nazies telles que Blood & Honour C18 ne sont pas là non plus pour nous rassurer.

La meilleure façon de rendre hommage à Clément est de poursuivre le combat contre l’extrême-droite et contre toutes les formes d’oppressions.

À la mémoire de notre camarade : ni oubli, ni pardon !

Non à la banalisation de l’extrême-droite et de ses idées !

Un an après la mort de Clément, l’AMEB-Solidaires Etudiant-e-s et le Collectif Antifasciste de Besançon (CAB) appellent à participer massivement, le jeudi 5 juin, au

RASSEMBLEMENT

Place du 8 septembre à 18 heures

Suivi de
CONCERTS

au bar le Maquis (9 rue Claude Pouillet) à 21 heures,

avec ASTAROJNA (chanson tragico-festive) et THE IMPRESSIVE BURRICOS DE LA PLAYA

Entrée libre (indication PAF 4€), tous les bénéfices étant reversés au Comité pour Clément.

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Egalement le 7 juin, manifestation nationale unitaire à Paris : départ 14 heures place de la Bastille

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Le 6 juin à la maroquinerie et le 7 juin à la Flèche d’Or, à Paris, on fait taire la haine avec du bon son!

Le Comité pour Clément organise le festival « LES LENDEMAINS QUI CHANTENT »

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Compte-rendu de « Jour de colère contre les fascistes ! Jour de fête pour toutes et tous ! », Dijon 5 avril

Comme prévu dans l’appel, nous nous sommes rassemblés (plus de 300 personnes) à partir de midi place Wilson. « Jour de colère 2 » avait espéré initialement se rassembler sur cette même place à 14h, mais face à la mobilisation grandissante de « Jour de colère contre les fascistes ! Jour de fête pour toutes et tous ! », la préfecture leur a demandé de changer le lieu  : ceux-ci se sont donc repliés au Palais des Sports.
Première victoire donc pour les antifascistes puisque « Jour de colère » n’a pas eu accès à cette place.
La place Wilson est donc occupée à partir de midi par les antifascistes, avec au programme des activités festives et bon-enfant : bouffe populaire, jeux de flechettes ou de chamboule-tout (avec des cibles représentant divers groupes d’extrême-droite) et concerts – voir l’article du SCALP 21.

Au palais des sports, « Jour de colère » fait un flop. Pourtant le rassemblement avait été prévu depuis plusieurs semaines et celui prévu à Besançon c’est reporté finalement sur celui de Dijon. Ils n’étaient pas plus d’une cinquantaine :  des royalistes, des anti-mariages gay, deux ou trois bonnets rouge et dernière une banderole du Parti de la France des skins fafs et des membres de Génération Identitaires qui ont pu parader sous protection policière et braire des slogans tels que « Jeunesse!, jeunesse nationaliste! », « Français relève toi, tu es ici chez toi », « Nous sommes tous des enfants d’hétéros », « Islam hors d’Europe – Sionnistes, hors de France » , « Rebsamen démission, Francs-maçons en prison » ou encore « Taubira, casse-toi, la France n’est pas à toi ».

Apprenant en début d’après-midi que « Jour de colère » avait reçu l’autorisation des autorités pour parader dans le centre-ville et déverser son flot de slogans haineux et fascistes, nous décidons de partir en manifestation pour ne pas leur laisser la rue. Cette journée se voulant un « jour de fête » contre les fascistes, la manif qui restera jusqu’à son terme festive (il y avait bien 300 personnes) se dirige à travers les rues de Dijon entraînée par le camion-sono.
Dijon. 5.4.Rue Berbisey
Très vite cependant, les rues sont bloquées par des dizaines de gendarmes mobiles et de CRS munis de tout leur attirail de guerre (flashballs, lacrymo…). La tension monte et les flics chargent quelques instants, blessant deux manifestant-e-s (une personne sera hospitalisée).

Dijon. 5.4. Place Bossuet

Dijon. 5.4.Place Bossuet (2)

Dijon. 5.4. Place de la Laïcité

Le cortège tente alors de passer par diverses rues pour atteindre le centre-ville, mais à chaque fois il se retrouve bloqué par la flicaille. En fin d’après-midi, la manifestation se termine au point de départ sur la place Wilson , tandis que plusieurs manifestant-e-s souhaitant s’en aller sont contrôlé-e-s par les forces de l’ordre qui entourent la place.

A Dijon comme ailleurs,  nous ne laisserons jamais la rue aux réactionnaires, et ils seront sûrs de nous trouver toujours sur leurs routes.

 

Compte-rendus des autres rassemblements anti-« Jour de Colère 2 »:

  • Tours :

Succès de la manif antifasciste du dimanche 06 avril 2014

  • Toulouse :

Jour de honte pour les réacs , antifascisme 1 / Jour de Colère 0

  • Montpellier :

Humiliation pour le jour de colère – Succès pour la manifestation antifasciste

  • Grenoble :
  • Lyon :

 

Manifestation antifa à Paris le 9 février : l’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous !

La Horde

À l’invitation de La Horde, plusieurs collectifs et individus se sont organiséEs, à l’occasion des 80 ans des grandes manifestations antifascistes de 1934, pour défiler dans les rues de Paris le 9 février prochain. Rendez-vous est donné à 14h place Jules Joffrin pour rappeler que l’antifascisme que nous défendons n’est pas né d’hier, et qu’il dépasse largement le cadre étroit de l’opposition frontale avec les groupuscules d’extrême droite.
Si nous ne laisserons jamais les organisations nationalistes réactionnaires tenter d’imposer leurs idées au reste de la société, nous n’oublions pas non plus les responsabilités de l’État français dans le climat raciste délétère qui pourrit les relations sociales.  Aussi nous nous inscrivons dans le prolongement des mobilisations d’hier contre toutes les formes de fascismes : manifestations contre les ligues fascistes en 1934 ; celles des lycéens et étudiants contre les nazis et Vichy en 1940 ; mobilisations contre le colonialisme et l’OAS dans les années 1950 et 1960 ; pour le droit des femmes à disposer de leurs corps dans les années 1970 ; pour l’égalité des droits et contre les crimes racistes et sécuritaires dans les années 1980 ; pour l’ouverture des frontières et le soutien aux sans-papiers dans les années 1990 ; contre la violence de l’extrême droite dans les années 2000, pour la solidarité internationale…

Le texte d’appel à la manif :

l’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous !

Il y a 80 ans, le 6 février 1934, les ligues fascistes marchaient dans les rues de Paris pour imposer par la force leur modèle de société : en réaction, trois jours plus tard, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées contre ce coup de force fasciste dans les rues parisiennes, suivies par des centaines d’autres les jours suivants dans toutes les régions de France, avec en point d’orgue une manifestation de 250 000 personnes, à nouveau à Paris, le 12 février. La France d’aujourd’hui n’est pas celle des années trente, et l’extrême droite a évolué : au-delà de l’activisme des groupuscules ultranationalistes qui s’en revendiquent, son expression se retrouve aussi bien dans les propos d’un ministre, dans l’esprit d’une loi, dans le programme d’un parti populiste, dans le conservatisme qui met en danger l’IVG, dans le racisme et le sexisme du quotidien. Mais la résistance face à elle est toujours d’actualité.

Le battage médiatique autour de l’interdiction de spectacles antisémites et leur instrumentalisation à des fins politiciennes ne doivent pas nous dédouaner d’une nécessaire réaction face à l’intolérable : l’État est bien mal placé pour prétendre lutter contre l’extrême droite, alors qu’il orchestre expulsions et discriminations au sein même du modèle qu’il défend, mais c’est à nous de ne pas lui laisser occuper l’espace de la résistance antifasciste.

Cette résistance à l’offensive des idées racistes et nationalistes doit être sans concession.

En premier lieu, l’antifascisme que nous défendons est l’affaire de toutes et tous, collectifs ou individuEs, organiséEs ou non : ce n’est sûrement pas l’affaire de la justice ou de la police, ni celles des seules organisations politiques, surtout quand elles en font un enjeu électoral à quelques semaines des élections municipales, pour mieux déserter le terrain le reste du temps.

Ensuite, notre antifascisme ne doit négliger aucune des formes que prend ce que nous combattons : discours et violences islamophobes et sexistes, racisme anti-Roms qui prospère des quartiers populaires jusqu’aux plus hauts sommets de l’Etat, antisémitisme larvé ou assumé, racisme sexiste à l’égard des femmes de l’Est, retour du racisme biologique envers les Noirs, racisme inaudible à l’encontre des Asiatiques, rafles de putes et de sans papiers, homophobie, lesbophobie et transphobie religieuses ou laïques. Notre antifascisme doit les combattre globalement, par tous les moyens nécessaires.

Enfin, il est facile de constater que les inégalités sociales reposent en grande partie sur la discrimination à l’égard des populations pauvres d’origine étrangère, sur la recherche de boucs-émissaires, mettant à nu le racisme structurel de la société. Mais nous savons aussi que l’injustice sociale n’est pas qu’une histoire de discrimination culturelle ou ethnique, et que ses racines plongent au cœur même de la logique d’un capitalisme qu’il nous reste à détruire ; que le nationalisme est à combattre d’où qu’il vienne, et que l’esprit de clocher n’est pas le domaine réservé de l’extrême droite.

Mais notre antifascisme ne se résume pas à une une lutte défensive car c’est avant tout une lutte d’émancipation. Il nous paraît donc logique de nous mobiliser pour la libre circulation des personnes, l’abolition des frontières et la solidarité avec les sans papiers ; pour l’égalité hommes-femmes dans la vie, dans la ville et au travail quelque soit leurs origines ; pour la solidarité internationale antifasciste.

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Besançon : Un étudiant agressé à la fac de lettres pour motifs idéologiques

STOP AU FASCISME A BESANÇON !

Nous relayons le communiqué de l’AMEB, l’Association multiculturelle des étudiants de Besançon:

Mardi 15 Octobre, alors que V. sortait de cours à l’UFR SLHS, il était attendu par des militants d’extrême-droite armés de matraques télescopiques près du Parc Granvelle (l’un d’eux étant connu pour avoir été affilié aux JNR/3ème Voie de Serge Ayoub avant sa dissolution, comme Esteban Morillo, l’assassin de notre camarade syndical Clément Méric). L’étudiant, militant antifasciste, avait donc été repéré et son agression préparée ; sommé de courir par ses agresseurs, il n’a pu qu’obtempérer.

C’était sans compter sur leur acharnement puisque quatre jours plus tard, la même bande a tenté de le blesser près du Pont Canot en jetant un cocktail-molotov dans sa direction (l’arme prouvant là aussi qu’ils étaient sortis dans l’idée d’agresser). Une fois encore, V. n’a eu que ses jambes pour éviter le pire.

L’intensité des actions fascistes au sein des universités ou à l’encontre d’étudiant-e-s progressistes connaît un terrifiant regain depuis quelques semaines : les agressions de V. font écho à celle, dans la même semaine, d’une militante UNEF de Paris.1 (attaquée au couteau devant son domicile) et à la diffusion dans plusieurs campus d’une brochure intitulée Action Française Universitaire, rédigée par un ex-affilié des JNR/3ème Voie (décidément…), dont la une titre « Tuons tous les gauchismes ! Reprends ta fac ! » et l’éditorial promet « C’est à la vie, à la mort si on les choppe ».

Notons au passage que ces derniers jours les deux mosquées de Besançon ont été taguées de croix gammées par des admirateurs du Front National.

Les étudiant-e-s fascistes, dynamisé-e-s ces derniers mois par l’activisme des anti-mariage-pour-tout-e-s, la politique migratoire de Manuel Valls (qui expulse les sans-papiers à tours de bras tout en les stigmatisant), et plusieurs faits divers (self-justice d’un bijoutier niçois, incendies de camps de rroms à Marseille, actions spectaculaires de pères masculinistes, tirs de fusil à pompe pour apeurer des antifas bisontin-e-s à Poligny, etc.) trouvent dans des organisations telles que l’UNI-MÉT, le GUD ou certaines corporations les moyens humains, matériels et financiers de propager leurs discours de haine et/ou d’agir violemment. Ne nous laissons pas impressionner, soyons uni-e-s face à la terreur !

L’AMEB-Solidaires Étudiant-e-s tient à exprimer tout le dégoût et l’horreur que suscitent chez ses militant-e-s de tels agissements, et en appelle à une très grande vigilance des étudiant-e-s bisontin-e-s.

Ce n’est que par la solidarité de tout-e-s les étudiant-e-s, quelque soit leurs âges, leurs origines, leurs domiciliations, leurs genres, leurs sexualités et leurs parcours disciplinaires, que nous parviendrons à éloigner le racisme, le nationalisme, le suprémacisme et le fascisme de nos lieux d’études et de vie.

(source AMEB)

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Poligny : agresseurs = agressés ?

Que s’est-il passé à Poligny dans la soirée du 28 juin dernier ?
Après la publication dans la presse d’interprétations tendant à amalgamer les agresseurs et les agressés, le Collectif Antifasciste de Besançon s’est entretenu avec les militants pris pour cible afin de comprendre le déroulement des faits.

Ce soir là, six militants antifascistes se sont rendus à un barbecue à Poligny, lequel a débuté vers 21 h. La ville de Poligny étant connue pour abriter un nombre relativement élevé de personnes se réclamant du nazisme, nos six camarades ont profité de leur présence ce soir-là à Poligny pour,le barbecue terminé, aller coller des affiches antifascistes et antiracistes .

Vers une heure du matin, alors qu’ils arrivaient sur la place centrale de la ville et qu’ils retournaient à leurs voitures pour rentrer à Besançon, un véhicule roulant à vive allure a freiné brutalement derrière eux. Trois individus en sont sortis, dont le trop fameux Malik.

Rappelons que ce dernier a déjà été condamné par deux fois pour port d’arme illicite, et une fois, en mars dernier à quatre mois de prison ferme (sans mandat de dépôt), pour incitation à la haine raciale(chants et salut nazis lors du bal du 14 juillet à Voiteur), qu’il a été pris en flagrant délit de dégradation de bâtiments publics avec des inscriptions racistes et croix gammées.

Les trois individus se sont mis à invectiver nos camarades qui, s’étant donné la consigne d’éviter toute bagarre, ont pris la fuite en se dispersant. L’un d’entre eux a été rattrapé et frappé au visage. Un autre s’est alors porté rapidement à son secours et a fait usage d’une bombe lacrymogène, évitant ainsi à son camarade d’être passé à tabac.

Le dénommé Malik s’est alors précipité vers un immeuble voisin, dont il est ressorti avec un fusil, avec lequel il a tiré trois fois.

Cachés et éparpillés dans les ruelles de Poligny nos camarades antifascistes ont attendus 45 minutes environ l’arrivée de la gendarmerie appelée par le voisinage et par nos camarades. Elle a indiqué qu’elle connaissait bien l’individu auteur des coups de feu, regrettant même qu’il ne soit pas en prison, mais n’a pas interpellé Malik. Ce n’est que le lendemain qu’elle l’a convoqué, lui permettant sans doute ainsi de se débarrasser du fusil. Depuis nous avons appris qu’au moins une douille ainsi que des impacts ont été retrouvés par la gendarmerie. Au moins un témoin ayant vu Malik avec un fusil a été entendu ou va l’être.

Il y a donc bien des agressés et des agresseurs dans cette affaire. Il est scandaleux de parler de « responsabilité partagée » comme l’auraient fait certaines sources judiciaires, au mépris des faits, corroborés par plusieurs témoignages. Lors de chaque agression par des néo-nazis, la même musique est reprise par certains, celle qui aimerait renvoyer « extrême-gauche » et extrême-droite dos à dos. Encore récemment, après le meurtre de Clément Méric, une telle tentative odieuse d’intoxication par une grande chaîne de radio a été démentie par la police elle-même.
Nos valeurs sont la liberté, l’égalité, la solidarité. Et ne correspondent en rien à celles des néo-nazis, ni à leurs méthodes . De telles manipulations n’ont pour résultat que de banaliser le fascisme. No Pasaran !

Compte-rendu de l’hommage antifasciste pour Clément

Jeudi 6 Juin 2013, à Besançon, plus de 300 personnes ont manifesté en hommage à Clément Méric, jeune antifasciste tabassé à mort par des nazis à Paris le mercredi 5 juin 2013.

Dans toute la France, plus de 15 000 personnes descendent dans les rues.

Samedi 8 Juin 2013, à Paris, plusieurs milliers de personnes manifestent également, et prolongent cette journée d’hommage par un concert antifasciste.

Ni oubli, ni pardon ! Clément était antifa, continuons ce combat!

 

Plus d’informations sur les mobilisations antifasciste à la mémoire de Clément partout en France et dans le monde.

Un appel aux dons a été lancé par l’Action Antifasciste Paris Banlieue.

 

 

A lire également, quelques textes :

communiqué de Solidaires Étudiants « Pour Clément : la rage au coeur, ne jamais oublier, ne jamais pardonner » (Solidaire étudiants = organisation syndicale étudiante dans laquelle Clément militait)

communiqué d’Acrimed sur la récupération médiatique

l’appel anti-autoritaire à la manifestation du 23 juin « après la tristesse vient la colère »

la carte des mobilisations

Honte à ceux qui prétendent que les extrêmes se valent, Politis

Nantes Antifasciste : une mise au point s’impose

REFLEXes, qu’est-ce que l’antifascisme ?

 

Enfin, voici l’appel à la manifestation « Le fascisme tue. Ensemble combattons-le » à Paris le Dimanche 23 Juin 2013 .