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Débat le 13 avril : « L’amour à trois : Alain soral, Eric Zemmour, Alain De Benoist » avec Nicolas Bonanni

Nicolas Bonanni viendra débattre avec nous autour de son livre « l’amour à trois, Alain Soral, Eric Zemmour, Alain de Benoist« .

Jeudi 13 avril – 19h à l’amphithéâtre Donzelot, Faculté des lettres, langues et sciences humaines. 32 rue Mégevand à Besançon – entrée libre

Dans ce court ouvrage (à peine 60 pages) dont le titre « l’amour à trois » sonne comme le titre d’une pièce de boulevard, Nicolas Bonanni nous offre une lecture critique de la pensée de ces intellectuels de l’autre droite qui ont fait de la « guerre culturelle » leur stratégie principale.
« Soral, Zemmour, De Benoist s’aiment, se jalousent, s’engueulent, et se rabibochent comme dans toute histoire de couple. Enfin, là c’est un peu plus compliqué, ils sont trois : ce n’est pas un couple, mais un trouple . Vous imaginez les embrouilles ! Ils se répondent, s’influencent, s’interviewent, se citent, se chroniquent mutuellement. […] chacun à son caractère.  Mais malgré leurs quelques points de désaccords ils se rejoignent sur l’essentiel. »
L’essentiel? … leurs thèses anti-universalistes, alter-capitalistes, racistes, inégalitaires, sexistes et misogynes qui irriguent aujourd’hui toute la société, et en premier lieu le Front national.

Cliquez sur l’image pour accéder aux éditions LE MONDE A L’ENVERS

 

A lire également ci-dessous, l’interview de Nicolas Bonanni réalisé par le site internet Haro! en novembre 2016.

Suite à la manifestation antifasciste de la semaine dernière, et pour poursuivre le débat ouvert avec « Sale Race ? », Haro vous propose un petit détour du côté de l’extrême-droite.
Vous connaissez Alain Soral et Eric Zemmour. Mais les avez-vous lu ? Et savez-vous qui est Alain de Benoist ? Non ? Ce n’est pas grave. Oui ? Cet article est fait pour vous. Parce qu’un petit livre vient de paraître aux éditions Le monde à l’envers intitulé L’amour à trois. Alain Soral, Eric Zemmour, Alain de Benoist. Son auteur, Nicolas Bonanni, lui, a lu ces trois penseurs de l’extrême-droite – ce qui nous arrange bien parce qu’on préfère lire des choses plus intéressantes. Il propose une lecture critique des thèses anti-universalistes, inégalitaires et misogynes de ces intellectuels de « l’autre droite ». Thèses qui irriguent toute la société, et en premier lieu le Front national. Nous lui avons posé quelques questions.

Tu as publié récemment L’amour à trois aux éditions Le monde à l’envers. De quoi s’agit-il ?
Je viens en effet de publier une tentative de décryptage de la pensée de trois intellectuels d’extrême-droite : Alain Soral, Eric Zemmour et Alain de Benoist.
Il faut d’abord revenir sur l’arrière plan de leur succès. Depuis une quarantaine d’années, nous sommes dans une période de crises et de bouleversements, où l’histoire s’accélère. Parmi les phénomènes majeurs, la financiarisation, la robotisation et la crise environnementale créent des tensions sociales qui déstabilisent les systèmes établis… et la vie des individus. Confrontés à un système en crise, à un marché du travail de plus en plus dur et de plus en plus précaire, à l’érosion du lien social et des solidarités traditionnelles, les gens cherchent des échappatoires (télévision, médicaments), ou des réponses politiques.
C’est sur cette toile de fond que ces trois idéologues modernisent le discours traditionnel de l’extrême-droite. Alain Soral agite principalement internet, avec des vidéos très regardées. Eric Zemmour a une forte audience à la télévision, et il a vendu 400 000 exemplaires de son livre Le suicide français. Alain de Benoist, lui, s’occupe de publier des ouvrages érudits et des revues confidentielles, ce qui explique qu’il est moins connu que les deux autres. Leur point commun, c’est de donner une réponse « de droite » à la crise sociale : un repli sur les identités, la mythification d’un passé ou tout était « en ordre ». Il faut selon moi prendre acte que la modernité a dérivé vers un techno-capitalisme destructeur. Mais face à cet état de fait, ils proposent un retour aux aliénations pré-modernes, à la morale religieuse. Ce qui explique leur succès, c’est qu’au moins ils proposent un discours, des analyses critiques, dans un vide politique généralisé.

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Conférence le 23 mars : « L’école des réac-publicains » avec Samuel Ronsin

Jeudi 23 Mars 2017, l’AMEB SOLIDAIRES étudiant-e-s organise avec le soutien du CAB une conférence / débat avec Samuel Ronsin à propos de l’ouvrage de Grégory Chambat  : « L’école des réac-publicains » , aux éditions Libertalia (lien) ainsi que  du dernier numéro de la revue N’AUTRE ECOLE (lien).

19h à l’amphithéâtre Donzelot, Faculté des lettres, langues et sciences humaines. 32 rue Mégevand à Besançon – entrée libre

La pédagogie noire du FN et des néoconservateurs:

L’École est le champ d’intervention privilégié d’une galaxie intellectuelle et médiatique caressant le rêve de rétablir un état scolaire – et social – ancien.
Pour ces « réac-publicains » (Natacha Polony, Jean-Paul Brighelli, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour…) évoquant inlassablement l’effondrement du niveau et la décadence de l’institution, le redressement de l’École préfigurerait la restauration de l’ordre et de la nation.
Leurs incessantes et virulentes polémiques s’inscrivent dans une tradition méconnue, celle de l’intérêt jamais démenti de l’extrême droite pour l’éducation.
Cet ouvrage relate l’histoire de cette « pédagogie noire » et décrypte ses déclinaisons contemporaines afin d’en révéler les enjeux sociaux et idéologiques.
Entre les sirènes du « nostalgisme » réactionnaire et le renoncement à toute perspective de transformation, il s’agit de retrouver le chemin d’une pédagogie de l’émancipation.

Samuel Ronsin  tout comme Grégory Chambat participe au collectif Questions de Classe(s). Cet Hiver le collectif a inauguré une nouvelle version de la revue N’autre école avec un dossier traitant des rapports des extrêmes droites et de l’école.

À partir de témoignages d’enseignants et d’habitants des communes au main du FN, de décryptages des thématiques au cœur de l’offensive réactionnaire (Histoire, culture, laïcité, etc.) et d’une cartographie de la nébuleuse des « réac-publicains », ce numéro ne se contente pas de décortiquer le programme éducatif des droites extrêmes, il met en lumière ses enjeux, son histoire, sa diffusion… et surtout envisage des pistes, sociales, syndicales, politiques et pédagogiques pour reprendre l’initiative

Grégory Chambat

Cliquez sur l’image pour aller sur la page de Questions de Classes

 

Compte-rendu du week-end de solidarité avec les combattant-e-s des forces progressistes au Kurdistan

 

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Ce samedi 5 mars, nous étions entre 130 et 150 personnes rassemblées place Pasteur, à Besançon,  à l’appel du collectif Besançon Solidarité Kurdistan, pour exprimer notre solidarité avec les luttes des femmes au Kurdistan.

Face aux fanatiques religieux et misogynes de Daesh, les femmes sont en première ligne dans la lutte. Ainsi, à Kobané, une ville majoritairement kurde situé au Rojava (Kurdistan syrien) à la frontière syro-turque, les combattantes des YPJ (Unité de défense des femmes) représentent 40% des forces progressistes kurdes.

Dans cette région, les avancées en matière de liberté et d’égalité mises en place suite au soulèvement contre la dictature de Bachar Al Assad ont été importantes : l’égalité entre les hommes et les femmes a été proclamée ainsi que l’équité entre tous les êtres humains sans discrimination liée à l’origine religieuse ou ethnique.

De plus, les femmes occupent des positions importantes dans la vie politique. Les trois cantons du Rojava, Kobani, Efrin et Cizîre, chacun dirigé par un parlement élu et doté de ses institutions propres, est co-présidé par une femme et un homme.

Face aux obscurantistes misogynes de Daesh, les femmes kurdes résistent, luttent et remportent des victoires, tant militaires que sociales. Elles sont devenues un espoir, un exemple et un symbole pour toutes celles qui se battent contre les régimes d’apartheid sexistes au Moyen Orient et dans le monde.

Les femmes du Kurdistan luttent pour l’égalité entre femmes et hommes face aux fanatiques de Daesh qui nient leurs libertés, les violent, les tuent, pratiquent l’esclavage sexuel, les vendent et les échangent comme butin de guerre.

Ailleurs au Moyen-Orient, les femmes sont aussi en première ligne contre les régimes réactionnaires, dictatoriaux, misogynes et anti-ouvriers. En Iran par exemple, que ce soit à Sanandaj ou à Téhéran, les femmes résistent contre le voile obligatoire et le régime réactionnaire des mollahs. Au Kurdistan d’Irak, les femmes participent aux luttes contre le régime corrompu de Barzani, comme les infirmières et les enseignantes en grève pour le paiement des salaires. A Bagdad et ailleurs, les femmes luttent contre les bandes terroristes sectaires, pour l’égalité et la laïcité.

Leur lutte est universelle, elles luttent pour la liberté et l’égalité au nom de toutes les femmes !

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Le lendemain dimanche 6 mars, à partir de midi, nous étions salle Battant à Besançon pour une journée festive de rencontres et de débats, avec une exposition proposée par l’Initiative Communiste Ouvrière de Besançon, des stands d’informations (livres, brochures, journaux…) proposés par la Fédération Anarchiste, le PCF – Front de Gauche, ICO et Solidaires Etudiant-e-s.

Programme de la journée :  projection du documentaire Ez Kurdim de Antoine Laurent et de Bertrand Nicolas (voir la bande annonce: Ez Kurdim-le film), suivie d’une table-ronde avec Pascal Torre (auteur de « La réponse kurde ») et Nicolas Dessaux (Association Solidarité Irak), et pour finir concert et danses.

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RadioBip a été le seul média à couvrir l’événement et à le transmettre en direct, Vous pouvez écouter le podcast du débat et le concert de musique traditionnelle Kurde sur site de la radio militante bisontine : http://radiobip.fr/2016/03/table-ronde-situation-kurdistan/

 

Pour suivre l’actualité de Besançon Solidarité Kurdistan :

https://www.facebook.com/Besançon-Solidarité-Kurdistan-1741275259441149/

https://besanconsolidaritekurdistan.wordpress.com/

 

 

Compte-rendu du rassemblement contre la répression en Turquie du 16 janvier

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Succès du rassemblement contre la répression en Turquie !

Ce samedi 16 janvier, plus de 150 personnes se sont rassemblées dans les rues de Besançon, à l’appel du collectif Besançon Solidarité Kurdistan, pour dénoncer la répression en Turquie et manifester notre solidarité avec la résistance du peuple kurde.

De nombreux slogans ont été scandés dans ce rassemblement coloré et déterminé, tel que « Daesh terroriste, Turquie complice », « Erdogan assassin », « à bas le régime fasciste en Turquie » ou encore « de Besançon à Kobané, la lutte antifasciste est internationale ».

Plusieurs prises de paroles ont été faites par le collectif afin de rappeler nos revendications :

  • l’arrêt de la répression et des massacres en Turquie,
  • l’arrêt de l’occupation militaire des villes du Kurdistan,
  • manifester notre soutien à tou.te.s les progressistes et révolutionnaires de Turquie, du Kurdistan et du Moyen-Orient qui luttent contre l’AKP et DAESH,
  • obtenir le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes,

Il a été rappelé aussi que si nous dénonçons la répression qui touche les militant.e.s progressistes en Turquie, il en va de même pour la répression qui s’abat en France à l’encontre des syndicalistes : un message de solidarité a ainsi été adressé aux 8 salarié.e.s de Goodyear qui viennent d’écoper de 24 mois de prison (dont 9 fermes) pour s’être opposés à la fermeture de leur usine.
Durant le rassemblement, une pétition à l’adresse des parlementaires du Doubs a largement circulé, afin que ces derniers agissent pour faire retirer le PKK de la liste des organisations terroristes et pour faire abroger l’accord de coopération policière signé entre la France et la Turquie (qui facilite l’extradition de militant.e.s kurdes réfugié.e.s en France).
Quelques trottant.e.s avaient installé un stand avec vente à prix libre de gâteaux, de café et de brochures antimilitaristes et sur le Kurdistan, dont les bénéfices seront reversés au collectif Besançon Solidarité Kurdistan : qu’ils et elles en soient remercié.e.s !

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Si le succès de ce rassemblement nous réjouit, le collectif Besançon Solidarité Kurdistan tient cependant à dénoncer avec vigueur les pressions et les menaces qui ont circulé dans les réseaux nationalistes et d’extrême-droite qui soutiennent le régime d’Erdogan et de l’AKP en Turquie. Un élu, adjoint au maire de la ville de Thiais, Mourad Ghazli, a même fait une déclaration, largement reprises dans les milieux nationalistes, demandant l’interdiction des rassemblements de ce type et exigeant des poursuites contre leurs organisateurs. Le collectif Besançon Solidarité Kurdistan condamne fermement ces agissements et ces provocations. Ils ne font que renforcer notre détermination à manifester et agir en solidarité avec tou.te.s les progressistes qui luttent pour la liberté, l’égalité et la justice sociale en Turquie, au Kurdistan et dans tout le Moyen-Orient.

Vive la solidarité internationale !

Prochaines initiatives de solidarité des organisations membres du collectif :

  • conférence sur l’antimilitarisme en Turquie d’Aurélie Stern, organisée par la FA, samedi 23 janvier à la librairie l’Autodidacte (lien)
  • conférence sur la Turquie de Samim Akgönül, organisée par le PCF, vendredi 12 février, 20h salle Proudhon (lien)

Contact :

b-solidarite-kurdistan@riseup.net

après la suppression par Facebook de sa page, Besançon Solidarité Kurdistan réapparait sur : https://besanconsolidaritekurdistan.wordpress.com/

Conférence le 4 février : « Charles Martel et la bataille de Poitiers, de l’histoire au mythe identitaire » par William Blanc

Jeudi 4 Février 2015, l’AMEB SOLIDAIRES étudiant-e-s organise avec le soutient du CAB une conférence / débat avec William Blanc à propos de son livre co-écrit avec Christophe Naudin : « Charles Martel et la bataille de Poitiers, de l’histoire au mythe identitaire« , aux éditions Libertalia (lien).

19h à l’amphithéâtre Donzelot, Faculté de Lettres 32 rue Mégevand à Besançon – entrée libre

William Blanc est doctorant en histoire médiévale. Il collabore au magazine Histoire et images médiévales et a coécrit Les Historiens de garde (Inculte, 2013) avec Christophe Naudin et Aurore Chery.

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La bataille de Poitiers, en 732 (ou 733), opposant les troupes arabo-berbères d’Abd al-Rahmân aux Francs de Charles Martel, est un événement de l’histoire de France peu à peu devenu mythe historiographique et enjeu de mémoire. Alors que le dernier livre véritablement consacré à la question date de 1966, les années 2000 ont vu l’apparition d’un nombre croissant de publications souvent écrites sans distance ni mesure. Au même moment, la commémoration de l’événement est devenue l’objet d’utilisations politiques par l’extrême droite occidentale, phénomène qui a culminé en France avec l’occupation, en octobre 2012, du chantier de la mosquée de Poitiers par le groupe Génération identitaire, puis par la propagation, en janvier 2015, du slogan « Je suis Charlie Martel », à la suite du massacre de Charlie Hebdo.

Alors que les mémoires s’enflamment, cet ouvrage inédit propose de revenir tout d’abord à l’histoire mal connue de la bataille en la resituant dans le contexte large des relations entre le monde franc et l’empire islamique. Puis d’analyser, en deuxième partie, les échos successifs rencontrés par le souvenir de la bataille au Moyen Âge, à l’époque moderne, auprès des philosophes des Lumières et des romantiques, dans les écoles de la IIIe et de la IVe République et au sein de la culture populaire. Une attention particulière est portée à l’actualité récente du mythe de Poitiers, notamment au sein des extrêmes droites française et européenne.

William Blanc présentera également son ouvrage le lendemain à Dijon, vendredi 5 février à 19h au BlackMarket.

 

Besançon : Rassemblement contre la répression en Turquie, le 16 janvier

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HALTE A LA RÉPRESSION EN TURQUIE !

Depuis plusieurs mois, l’AKP au pouvoir en Turquie et son président Erdogan livrent une guerre sans merci au peuple kurde et contre les forces progressistes et révolutionnaires de Turquie.

De nombreuses villes et villages kurdes sont sous couvre-feu, l’armée et la police utilisent de l’armement lourd pour venir à bout de la résistance des populations qui ne demandent rien d’autre que la démocratie et l’autonomie locale. Le nombre de civil.e.s tué.e.s et les destructions augmentent chaque jour dans les villes de Diyarbakir, Silopi, Cirze, Nusaybin, Dargeçit, Silvan, Varto et d’autres.

Dans tout le pays les manifestations d’opposition au régime fascisant de l’AKP (le parti au pouvoir) sont violemment réprimées, des milliers de prisonnier.e.s politiques croupissent en prison, la presse est muselée, des journalistes sont emprisonné.e.s et récemment un magistrat kurde a été assassiné en pleine rue.

Pour l’État turc, les ennemis ne sont pas les terroristes de Daesh mais les Kurdes qui sont en première ligne pour les combattre et les défaire, comme à Kobané, Sinjar ou Tel Abyad. La complicité et les soutien de la Turquie vis-à-vis de Daesh sont aujourd’hui établis, tandis qu’Erdogan envoie son armée et ses bombes contre celles et ceux qui combattent les terroristes : les organisations progressistes et révolutionnaires de Turquie, de Syrie et d’Irak, dont le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).

Malgré cela, ni la France, ni l’Union Européenne ne s’élèvent contre les multiples crimes et atteintes aux droits humains perpétrés par la Turquie, pays pourtant membre comme la France de l’OTAN et de la coalition militaire internationale en Syrie.

Au contraire, la France et l’Union Européenne maintiennent toujours le PKK sur la liste des organisations terroristes. Un accord de coopération policière et militaire signée en 2011 entre la France et la Turquie facilite même l’extradition de militant.e.s kurdes réfugié.e.s en France.

Pour :

  • l’arrêt de la répression et des massacres en Turquie,
  • l’arrêt de l’occupation militaire des villes du Kurdistan,
  • manifester notre soutien à tou.te.s les progressistes et révolutionnaires de Turquie, du Kurdistan et du Moyen-Orient qui luttent contre l’AKP et DAESH,
  • obtenir le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes,

le collectif Besançon Solidarité Kurdistan appelle à participer massivement au

RASSEMBLEMENT

SAMEDI 16 JANVIER A 15H

PLACE DU 8 SEPTEMBRE

Premiers signataires :

Parti Communiste Français (PCF), Initiative Communiste Ouvrière (ICO), Fédération Anarchiste (FA), Action Populaire (AP), AMEB Solidaires Étudiant.e.s, Collectif Antifasciste de Besançon (CAB), Union de la Jeunesse de Mésopotamie (UJM), …

(Le tract en PDF)

Conférence/débat : Résistances, révolution et pédagogies alternatives au Rojava (Kurdistan syrien)

Après la campagne « Des libres pour Rojava », à laquelle l’AMEB a participé l’an dernier, le syndicat étudiant accueille cette année Yasin Duman, coordinateur de la campagne et témoin de la révolution dans le Rojava (Kurdistan syrien).

Quelques jours après l’odieux attentat d’Ankara, cette soirée sera placée sous le signe de la solidarité avec le peuple kurde et les syndicalistes et progressistes turcs, qui résistent héroïquement face aux fascistes de Daesh et qui subissent une terrible répression du pouvoir fascisant turc.

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Qu’est-ce que le Rojava et que s’y passe-t-il?

Le Kurdistan est une région qui s’étend sur le territoire de 4 États : la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran. Ce qu’on appelle le « Rojava », l’Ouest en kurde, c’est le Kurdistan Syrien.

Pendant la guerre civile syrienne, en 2013, le Rojava a déclaré son autonomie. Depuis, les Rojaviens tentent de mettre en place un système politique et social basé sur l’autodétermination (les villages et cantons sont dirigés par les habitant-e-s, réuni-e-s en assemblées générales), l’égalité des sexes (principe d’élection de binômes homme/femme dans chaque assemblée), la défense des minorités ethniques et religieuses, des principes écologistes et la socialisation des moyens de production.

C’est notamment pour en finir avec ce modèle progressiste que les kurdes subissent des assauts répétés de DAESH (l’Etat islamique), tout comme une répression sanglante orchestrée par l’Etat turc.

 

Pédagogies alternatives

Dans ce contexte de guerre civile et de révolution, une « académie » (université) de sciences humaines, la première au Rojava, a été fondée. Elle se développe notamment grâce à une campagne de solidarité internationale, «Des livres pour Rojava», à laquelle nous avons participé. Cette académie fonctionne sur des bases pédagogiques alternatives à ce qu’on connaît dans nos universités occidentales. Elle s’inscrit en particulier dans le refus de la hiérarchie entre «sachant-e-s» et «non sachant-e-s».

Le syndicat AMEB Solidaires Etudiant-e-s organise une discussion avec Yasin Duman, qui a rédigé un mémoire sur le fonctionnement politique du Rojava et la résolution des conflits dans cet espace. Il nous expliquera l’organisation mise en place au Kurdistan syrien et nous pourrons ensemble parler de l’actualité dans les espaces kurdes du Moyen-Orient ainsi que des formes de soutien possibles.

affiche-1article sur le site de l’ameb : Conférence/débat : Résistances, révolution et pédagogies alternatives au Rojava (Kurdistan syrien)

Compte rendu du week-end de mobilisation antifasciste en mémoire de Clément Méric

Dans le cadre du week-end de mobilisation antifasciste, la projection du documentaire « Acta Non Verba » vendredi 5 juin a réuni moins d’une trentaine de personnes à la salle des Epoisses. La projection a été suivi par un débat lors du quel les questions sur le sexisme, le sport, la violence, les squts ont été évoquées mais également quel renouveau pour l’antifascisme en Europe et en France, et de sa place dans la lutte anti-capitaliste.

Samedi 6 juin à 15h sous un soleil « fort chaleureux » place Pasteur, nous étions environ 80, chaque groupe signataire étant présent, pour rendre hommage à Clément Méric mort il y a 2 ans, pour rappeler que l’extrême droite tue, que l’extrême droite assassine, que l’idéologie nauséabondes du Front National a contaminé les sphères médiatique et politique et nous nous devons de rester solidaires, de continuer la lutte et vaincre.

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Intervention de l’AMEB Solidaires Etudiant-e-s :

Nous remercions l’ensemble des organisations politiques, syndicales et associatives qui ont œuvré dans l’unité à l’organisation de ce weekend de mobilisation contre l’extrême-droite : Action Populaire, AMEB Solidaires Etudiant-e-s, Collectif Antifasciste de Besançon, Comité de défense des droits et libertés des étrangers, Ensemble, Fédération Anarchiste, Fédération Syndicale Unitaire, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, le Resto-Trottoir et l’Union Syndicale Solidaires.

Il y a deux ans, le 5 juin 2013, notre camarade Clément était tué par des militants d’extrême-droite. Clément Méric, étudiant à Science Po à Paris, était syndicaliste à Solidaires Etudiant-e-s et militait au sein de l’Action antifasciste Paris-Banlieue.

L’an dernier déjà, un an après sa mort, nous faisions le constat alarmant de la dangereuse progression de l’extrême-droite et de ses idées. Depuis, la situation n’a fait qu’empirer :

  • les groupuscules fascistes continuent de prospérer, et leurs discours racistes, antisémites ou islamophobes ont chaque jour une audience plus importante ;
  • les agressions racistes, sexistes, homophobes n’ont pas cessé. Pire, les agressions islamophobes, déjà en hausse significative ces dernières années, ont explosé depuis les attentats de janvier, tandis qu’un climat de peur du musulman s’instaure dans le pays, relayé par une large partie de la sphère politique.
  • Enfin, les idées nauséabondes du Front National ont contaminé les sphères médiatique et politique. Chaque nouvelle échéance électorale apporte son nouveau lot d’élus frontistes. Le Front National, en passe de devenir le premier parti de France, confirme ainsi son ancrage dans la société, aidé en cela par la banalisation et la dédiabolisation dont il bénéficie dans les médias.

On voudrait nous faire croire que le Front National a changé, mais derrière le masque de Marine se cache toujours le visage de Jean-Marie, le visage du tortionnaire en Algérie, le visage du nostalgique de Pétain, le visage du millionnaire du château de Montretout, le visage du fascisme. De tout temps, la famille Le Pen s’est toujours rangée du côté du patronat et de la bourgeoisie, contre les conquêtes de la classe ouvrière, contre les droits des femmes, contre les minorités opprimées, contre les travailleurs sans papiers exploités, contre les syndicalistes en lutte… Ne nous y trompons pas, aujourd’hui comme hier le Front National reste le pire ennemi des travailleurs.

Cependant, le gouvernement actuel endosse une très forte responsabilité dans la montée du FN, en inscrivant sa politique dans la continuité de toutes celles, nourries par les idées d’extrême-droite, menées auparavant par la droite. La désignation de boucs-émissaires, les expulsions de sans-papiers, la chasse aux roms, les stigmatisations, l’islamophobie, le racisme et la violence de classe contre les couches populaires, la surveillance généralisée, les violences policières, et la répression des mouvements sociaux sont quotidiennes et se sont même aggravées sous ce gouvernement pseudo-socialiste.

Les politiques antisociales et « austéritaires » des gouvernements de gauche comme de droite font également le lit du Front national. Les services publics sont massacrés, le chômage ne cesse d’augmenter et la précarité touche désormais tous les secteurs. Dans ce contexte de crise, il est facile pour les fascistes de désigner les travailleurs immigrés comme responsables, en oubliant que c’est les patrons et les actionnaires qui licencient, qui imposent des salaires de misère et qui engrangent des profits toujours plus grands.

Sur le plan économique et social, loin de lutter contre les inégalités, Valls et son gouvernement multiplient les attaques contre les travailleurs et les classes populaires, alimentant ainsi le terreau de l’extrême-droite. Dernière mesure en date, la loi Macron, dictée par le MEDEF, qui impose de nouveaux reculs sociaux, au mépris des centaines de milliers de personnes descendues dans la rue pour s’y opposer ces derniers mois.

Dès lors, si les récents scores électoraux du FN aggravent notre colère, le simple antiracisme moral n’est pas suffisant. Le mouvement antifasciste ne pourra porter ses fruits que s’il est lié à un véritable projet d’égalité radicale s’inscrivant dans les luttes contre toutes les oppressions racistes, sexistes, homophobes, et contre les inégalités sociales.

Aussi, autogérer nos luttes, jusque dans tous nos espaces quotidiens, est un acte antifasciste.
Développer une éducation libre, gratuite et critique, de la crèche jusqu’à l’enseignement supérieur, est un acte antifasciste.
Lutter pour un travail émancipateur est un acte antifasciste.
Réfléchir les rapports de domination qui se jouent à chaque moment de nos vies, et travailler à les éradiquer, est un acte antifasciste.
Régulariser tous les sans-papiers, organiser la solidarité avec les migrants et s’opposer à l’Europe forteresse est un acte antifasciste.
Permettre à toutes et tous l’accès à un logement et à un revenu décent est un acte antifasciste.
Se battre pour empêcher les licenciements, les fermetures d’entreprises et développer les droits syndicaux, est un acte antifasciste.
Faire entendre notre voix, coûte que coûte, est un acte antifasciste.

Organisons la solidarité, et arrêtons de leur donner la parole, ils l’ont trop. Ils l’ont quand ils agressent. Ils l’ont quand une école ferme, et quand un centre de rétention ouvre. Ils l’ont quand un-e camarade meurt.
Deux ans après sa mort, porter la mémoire de Clément prend sens dans la continuation de ses combats, contre l’extrême-droite et contre ceux qui sont responsables de sa progression. C’est sur ces bases que doit se mener, dans l’unité, le combat antifasciste.
Contre le capital et ses valets fascistes, que vive la solidarité entre tous les opprimés, travailleurs, chômeurs, précaires, avec ou sans papier !

Quand un universitaire roule pour le mouvement fascisant Égalité et Réconciliation

Communiqué de l’AMEB-Solidaires Etudiant-e-s et de Sud Education

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Nicolas Bourgoin, enseignant-chercheur à l’Université de Franche-Comté et membre du Collège scientifique du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie (LASA) est connu pour ses travaux sur l’univers carcéral et les politiques sécuritaires. Depuis quelques temps cependant, le nom de Nicolas Bourgoin est associé au mouvement d’extrême-droite Égalité et Réconcialion, fondé par Alain Soral.

Qu’est-ce qu’Égalité et Réconciliation ?

Alain Soral, ancien cadre du Front national, a fondé Egalité et Réconciliation en 2007 avec d’anciens responsables du GUD (1).

Se revendiquant lui-même comme « national-socialiste », son organisation s’inspire des mouvements fascistes du siècle dernier, comme en témoigne sa devise qui prétend associer « gauche du travail et droite des valeurs pour une réconciliation nationale ».

Ainsi, à travers un discours prétendument proche des travailleurs et des classes populaires, mais qui en réalité gomme les contradictions de classe, Soral distille son venin nationaliste. S’abritant derrière un anticapitalisme de façade et sous couvert d’un pseudo « antisionisme », Soral n’a de cesse de dénoncer sa cible privilégiée, qui se cache à Wall Street, dans les médias, les gouvernements, les conseils d’administrations des grandes multinationales, et qui pilote secrètement le monde : le Juif. Antisémitisme et complotisme constituent ainsi les fondements de cette organisation, également antiféministe et homophobe.

Farouche soutien de Dieudonné, Soral et ce dernier ont récemment annoncé qu’ils allaient fonder ensemble un nouveau parti politique, Réconciliation Nationale.

Le rapprochement de Nicolas Bourgoin vers Égalité et Réconciliation

Depuis janvier 2014, Nicolas Bourgoin est un fidèle contributeur du site internet d’Égalité et Réconciliation, puisqu’on y trouve plus d’une cinquantaine d’articles de sa plume et plusieurs vidéos d’interviews pour « Égalité et Réconciliation TV »(2).

Dans ces contributions, le sociologue se fait le défenseur zélé de Soral et Dieudonné, et il s’attache avec ardeur à relayer les thèses soraliennes qui font du « sionisme » et du « mondialisme » les causes exclusives de tous les problèmes en France. Il n’hésite pas non plus, sous couvert d’« anti-impérialisme », à manifester son soutien pour des dirigeants autoritaires et des dictateurs tels que Vladimir Poutine ou Bachar El-Assad.

Enfin, les connivences de Nicolas Bourgoin avec l’extrême-droite ne font plus aucun doute lorsque dans un article consacré à la dénonciation des militant-e-s antifascistes – qui constituent selon lui « une véritable milice au service de la réaction et du pouvoir »(3) [sic] – il proclame que les « vrais journalistes, militants ou essayistes résistants à l’Empire » sont, entre autres, Alain Soral, Frédéric Chatillon (4) et Serge Ayoub (5).

Nous apprenons que Nicolas Bourgoin doit animer une conférence organisée par Egalité et Réconciliation Franche-Comté le vendredi 3 avril 2015 à Besançon, dans un lieu tenu secret, afin d’y présenter son dernier ouvrage.

Nous dénonçons le rapprochement vers Égalité et Réconciliation, ainsi que la participation à cette conférence, de Nicolas Bourgoin, qui use de sa qualité d’universitaire pour faire la promotion de cette organisation réactionnaire et fascisante. Nous alertons par là-même le Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie de l’Université de Franche-Comté (dont fait partie Nicolas Bourgoin) et lui demandons de se désolidariser de cet enseignant-chercheur.

L’extrême-droite, sous toutes ses formes, doit être combattue sans relâche ! 

Le 2 avril 2015

 

(1) Groupe Union Défense : organisation étudiante d’extrême-droite radicale et violente.

(2) egaliteetreconciliation.fr/_Nicolas-Bourgoin_.html (lien désactivé)

(3) egaliteetreconciliation.fr/Les-antifas-faux-rebelles-vrais-collabos-25136.html (lien désactivé)

(4) Ancien président du GUD, il travaille aujourd’hui pour le Front National.

(5) Dirigeant des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires et de Troisième Voie, organisations néo-nazies dissoutes après le meurtre de notre camarade Clément Méric.

Association Multiculturelle des Étudiants de Besançon (AMEB) – Solidaires Etudiant-e-s

Compte-rendu de l’hommage antifasciste pour Clément: 1 an déjà, à jamais dans nos coeurs

A l’appel du CAB et de l’AMEB-Solidaires Etudiant-e-s, une centaine de personnes s’est rassemblée à 18h place du 8 Septembre devant l’hôtel de ville de Besançon afin de commémorer la disparition tragique de Clément Méric militant associatif, syndical et révolutionnaire.
Après les prises de paroles de différents collectifs présents rappelant la montée des mouvements et des idées d’extrème droite, nous (une cinquantaine de personnes) sommes partis en manifestation dans le centre ville de Besançon improvisant un parcours ponctué par les slogans antifascistes et anticapitalistes:

 » Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos « 

« c’est pas les immigrés, c’est pas les sans-papiers qu’il faut virer; c’est la misère qu’il faut éliminer »

 » Clément!  Pavlos !  Antifa!  » ou  « Clément ! Pavlos ! on n’oublie pas on ne pardonne pas! »

« Derrière le fascisme se cache le capitale, la lutte antifasciste est internationale »

ou encore le traditionnel « Alerta! Alerta Antifascista! « 

5juin14

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5juin14-4

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Le cortège s’est terminé devant les locaux du parti socialiste avec le slogan « Que ce soit Sarko ou Hollande, ceux qui expulsent sont tous de la même bande ! » afin de rappeler aux élites qui nous gouvernent que ce sont eux, leurs politiques migratoires, les centres de rétention qu’ils ont mis en place, leur racisme décomplexé, leurs volontés de réprimer les mouvements sociaux et de casser les droits acquis par nos luttes  qui font le lit de l’extrême droite.

 

En soirée, le concert organisé au Maquis avec les groupe ASTAROJNA (chanson tragico-festive) et THE IMPRESSIVE BURRICOS DE LA PLAYA (groupe funk) a permis de terminer cette journée commémorative par une note festive.

Merci aux militants présents ce soir,
Merci aux membres des deux groupes,
Merci au Maquis

La lutte continue !
On n’oublie pas ! On ne pardonne pas !