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Besançon – Cortège du 1er mai brièvement perturbé par la Cocarde Étudiante alliée avec un petit groupe de néonazis.

Dimanche 1er Mai, fête des travailleurs et des travailleuses, jour de commémoration des évènements de Haymarket, le défilé revendicatif traditionnel a quitté la place de la Révolution depuis 30 minutes, quand par SMS, nous sommes informés qu’un petit groupe de 12 à 15 individus identifiés comme néonazis looké  » casual » a été aperçu se dirigeant vers le centre-ville.

Nous faisons donc remontrer l’information dans la manif afin que chacun-e reste vigilant-e. Nous avons tous et toutes conscience que ce genre d’individus en groupe peuvent être dangereux, l’actualité récente l’a maintes fois prouvé.

Remontant par la Grande-Rue, les individus en question ont devancé le cortège du 1er mai pour se scinder en deux groupes au niveau de la place du 8 Septembre (devant l’Hôtel de Ville).

Juste avant midi, alors que la manifestation arrive sur la place, un premier groupe, composé essentiellement des militants du syndicat étudiant la Cocarde (et certainement de militants de Génération Z), mené par le responsable local Théo Giacone (1), déploie une banderole « GAUCHOS COLLABOS » et allume des fumigènes. Mais très rapidement, il se replie vers la Grande-Rue suivi par les motards de la Police nationale, ce qui le rendra invisible de bon nombre de manifestant-e-s. Ils continueront néanmoins d’y gueuler pendant un temps leurs slogans : « Montjoie! Saint Denis! à bas la Macronie! » (2) et le toujours très classique xénophobe et raciste « On est chez nous! ». Mais la Police procède alors à un contrôle d’identité ce qui stoppera leur ardeur « anti-gauchistes ».

Théo Giacone allumant un fumigène devant la banderole déployée en façade de l’Hôtel de ville – image issue de la vidéo postée sur le net par la Cocarde Étudiante Franche-Comté
Les Militants de la Cocarde mis en retrait de la place du 8 Septembre, et encadrés par la police – en Harrington et T-shirt rouge : Théo Giacone
Contrôle d’identité des militants de la Cocarde – la banderole a disparu

Le second groupe dont on a reconnu certains des membres du groupuscule néonazi Vandal Besak, et qui devait certainement assurer la protection du premier groupe en cas d’agression « gauchiste », est resté sur la place quand ce dernier s’est replié Grande-Rue (contraint par la police?). Ils se sont alors rapprochés du cortège pour provoquer et menacer syndicalistes et militant-e-s d’extrême-gauche, prenant également en vidéo et en photo les personnes présentes dans le cortège… alors même que les policiers de la BAC n’étaient qu’à quelques mètres.

Indiqués par les flèches rouges, les membres des Vandal Besak et certainement aussi des membres des Infréquentables de Dijon

Prenant la confiance, trois d’entre-eux s’infiltrent dans le cortège et commencent à scander « Europe, Jeunesse, Révolution »… Leur délire n’a pas duré que quelques mètres (jusqu’à l’intersection de la Grande-Rue et de la rue du Palais de Justice) : ils se sont fait huer… Le cortège a hurlé « Dégagez! » et « Pas de fachos dans nos quartiers! Pas de quartier pour les fachos! ». Une partie du cortège s’arrête pour contraindre à quitter le cortège les trois néonazis qui jouaient la provoc’. Des insultes ont fusé, l’Internationale fut chantée, »Siamo tutti antifascisti ! » scandé en chœur , et en point final : un crachat fut lancé sur la gueule de l’un des néonazis (apparemment un membre des Infréquentable de Dijon). Aucune violence sinon verbale.

A gauche les néonazis continuant à provoquer alors qu’ils se font refouler du cortège, l’un d’eux continue à filmer les manifestant-e-s – A droite, les résultats du crachat

C’est à ce moment que la Police déjà présente sur place depuis plusieurs minutes décide d’intervenir et d’écarter les néonazis loin de la manif. Une fois ces indésirables dégagés, le cortège put reprendre son cours.

Les policiers s’occupent de raccompagner les néonazis loin du cortège. Sur cette photo publiée dans l’Est républicain, on remarque que le militant néonazi porte sur son pull un autocollant des Infréquentables-Dijon Offender représentant l’insigne de la 3e division Waffen SS Totenkopf, tristement connue comme étant celle s’occupant des camps de concentration et d’extermination nazis.

Suite à cette perturbation, dont beaucoup de manifestant-e-s n’ont appris le déroulement qu’en lisant la presse locale du lendemain (il y avait entre 1500 et 2000 personnes pour ce défilé du 1er mai, la perturbation n’a concerné qu’une toute petite partie du cortège), certaines cellules syndicales se posent désormais la question de la nécessité ou non d’un service d’ordre lors des prochaines manifestations. Effectivement, la dernière campagne électorale a été marquée par de nombreuses agressions provenant de militants d’extrême-droite (Reconquête ou Cocarde Étudiante) souvent alliés à des groupuscules néonazis. On peut citer en exemple les Zouaves Paris qui ont agressé le militant-e-s de SOS Racisme à Villepinte lors du Meeting du candidat Zemmour (3), ou plus localement l’agression d’un sympathisant NPA lors du meeting de Philippe Poutou au Kursaal de Besançon (4),… d’ailleurs l’agresseur était présent ce dimanche parmi le groupe constitué des Vandal Besak. .

Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu à Besançon des militants néonazis venir se confronter d’aussi près, en tant qu’opposants, à une manifestation sociale. La campagne pour la présidentielle a été marquée par les discours identitaires, racistes, xénophobes et haineux et malgré les résultats pitoyables de Marine Lepen et surtout d’Eric Zemmour à Besançon, les résultats nationaux ont fait pousser des ailes à ce genre de groupes radicaux pour qui la violence est une suite logique aux paroles de leur leader.

Si lors de notre article de janvier (voir ici), nous nous posions encore la question de savoir si la Cocarde Étudiante était en lien avec le groupuscule néonazi Vandal Besak, ce qui c’est passé ce 1er Mai nous en fournit la réponse (sans grande surprise).

Mais si l’action de ce groupe fasciste n’a été finalement qu’une perturbation presque anecdotique dans le déroulement globale de la journée, elle démontre bien que l’extrême-droite malgré les discours de propagande populiste dont les clans Zemmour et Lepen ont abreuvé les médias lors de ces derniers mois, ne sera jamais du coté de la classe ouvrière. Draguant en un temps le vote populaire, aigrie par les résultats des scrutins, la défaite lui redonne son vrai visage méprisant.

Attaquer le cortège de 1er Mai, c’est attaquer plus qu’un symbole. C’est remettre en cause tous les acquis sociaux que le peuple a conquis par la rue; c’est remettre en cause notre droit d’exprimer collectivement et librement nos colères, nos revendications et nos inspirations; c’est également attaquer notre droit de ne pas vouloir se plier aux choix des urnes. Bref c’est s’attaquer à notre volonté de ne jamais plier devant n’importe quel pouvoir même légitimement élu, et on comprend que cela gène l’extrême-droite dans son ensemble que nous ne soyons pas les moutons dociles qu’elle souhaiterait.

(1) A propos de la section Bisontine de la Cocarde : article de janvier 2022

A propos de Théo Giacone : Il fut également candidat Rassemblement National lors des dernières élections départementales, mais suite à divers articles le concernant dénonçant ses accointances avec la mouvance néo-nazie locale (voir article sur Fafwatch), il quitte le RN début 2021 et rejoint Reconquête, le parti d’Eric Zemmour.

(2) France Bleu : Emmanuel Macron giflé, que signifie Montjoie! Saint-Denis! l’expression criée par son agresseur?

(3) Streetpress.com : Qui sont les Zouaves, le « groupuscule de combat » derrière le lynchage des militants de SOS Racisme

(4) A propos de l’agression lors du meeting du NPA : article de mars 2022

Besançon – le meeting de Philippe Poutou attaqué par des néonazis

Depuis le meeting de Zemmour à Villepinte le 5 décembre, et l’agression menée par le groupuscule néo-nazi Les Zouaves envers les militant-e-s de SOS-Racisme, il semblerait que les milices d’extrême droite se sentent pousser des ailes; comme le prouvent les récentes agressions qui ont eu lieu ces deux dernières semaines : à la maison des syndicats de Strasbourg le 25 février (voir article Rue89 Strasbourg), à Rennes le 23 février (voir article d’ Expansive.info), le 22 février à Aix En Provence, un étudiant est attaqué lors d’une distribution alimentaire (voir article de La Marseillaise).

Hier soir, c’est à Besançon que nos fachos locaux ont frappés. Notre camarade Toufik de Planoise qui se trouvait sur place, au meeting électoral de Philippe Poutou candidat du NPA, décrit l’évènement dans un article paru sur le média Kawa TV (Besançon – le meeting de Philippe Poutou attaqué par des néonazis), et que nous reprenons ci-dessous…

Alors que candidat anticapitaliste haranguait les foules ce mardi 9 mars à Besançon, une formation ultranationaliste a tenté de s’attaquer à son meeting. La soirée n’aura finalement pas souffert de l’incident : les mis en cause, peinant à violenter un participant plus résistant que prévu, ont préféré fuir à l’arrivée de la sécurité. Deux suspects ont toutefois été identifiés, le premier étant membre d’un groupuscule néonazi et le second militant actif de Génération Zemmour. Un assaut qui survient quelques jours après un précédent, impliquant les mêmes individus cette fois à la sortie d’une réunion Mélenchoniste… quid d’une chasse aux « gauchistes » dans la capitale comtoise ?

« Ils étaient venus pour en découdre. »

Hier au kursaal de Besançon, l’effervescence était de mise. Plusieurs centaines de personnes se sont massées au sein du bâtiment, afin de vibrer avec Philippe Poutou. Discours, applaudissements, rigolades, tout se passe pour le mieux. Jusqu’au moment où Alex sort quelques instants afin de téléphoner, aux environs de 21h30. Sept individus font subitement irruption et s’approchent du parvis principal, commençant à arracher les visuels disposés pour baliser l’événement. Le jeune homme, surpris, leur demande ce qu’il leur prends d’agir ainsi. Un protagoniste se détache en lui demandant «t’aimes Poutou ?», ce à quoi il réponds par la positive.

Pour seule réaction, il recevra des menaces et l’ordre de «manger l’affiche.» Il refuse. Immédiatement, les coups pleuvent. «J’ai réussi à me reculer, à enlever mon manteau, puis à me mettre en position de garde. Mon agresseur m’a alors exhorté à poursuivre le combat dans un coin isolé des caméras et des regards, m’indiquant qu’il ne voulait pas être filmé ou dérangé. Bien sur, j’ai décliné. Il a poursuivi les crochets, a tenté de me faire tomber. Sans succès. C’est à ce moment là que la sécurité est arrivée, et qu’il a fuit avec le reste de sa bande. Ils étaient venus pour en découdre.» Sollicités, les services de police sont dépêchés pour prendre les fuyards en chasse.

Cocarde Étudiante, Génération Zemmour, Vandal Besak…

Un membre du NPA raconte : «Dès que nous avons compris ce qu’il se passait, nous sommes intervenus. Fidèles à leur réputation, les nazillons ont pris leurs jambes à leur cou. Nous avons pris en charge le camarade, et nous nous sommes assurés qu’il allait bien.» Alex pâtit d’hématomes et de tuméfactions, mais n’est pas gravement blessé. À l’intérieur rien ne filtre de ce qui vient de se produire, beaucoup n’apprenant les tenants et aboutissants de cet incident que bien après. Une actualité qui choque et scandalise, même chez les soutiens les moins fervents du trotskysme. «C’est la démocratie qu’on attaque», lance par exemple un social-démocrate.

Mais place du Théâtre, on s’active sans tarder à recouper les premiers éléments disponibles. Il s’avère que les auteurs présumés n’ont pas hésité à signer ostensiblement leur opération, des autocollants de la Cocarde Étudiante, de Génération Zemmour, et des Vandals Besak ayant été collés dans les parages par leurs soins. Surtout les deux principaux auteurs ont été rapidement identifiés par un témoin direct, vite corroboré par plusieurs autres : il s’agit d’Alexandre Meuret et de Théo Giacone, le premier ayant été interpellé et placé en garde-à-vue, quand le second s’était vanté le jour-même de son futur forfait dans une allusion à peine voilée sur Instagram.

Une agression similaire quelques jours plus tôt.

Néanmoins ces brutalités ne sont pas inédites. Le mardi 1er mars sur le même site, c’est « l’Union Populaire » qui proposait un rendez-vous électoral, notamment avec François Ruffin, Leïla Chaibi et Sébastien Jumel. Accompagné de plusieurs connaissances, j’étais aussi parmi les spectateurs. Si dés le début j’ai remarqué et signalé l’entrée de trois partisans d’ultra-droite, ceux-ci se sont engagés à ne pas faire d’esclandres et s’y sont tenus. Je suis parti à la fin de soirée vers 22h45, accompagné d’une amie. Quinze minutes plus tard place Louis Pasteur, nous avons croisé une formation de cinq personnes. C’est là que cris, pistage, puis menaces se sont abattus.

En tant qu’instigateurs, on retrouvait, enivrés, Alexandre Meuret et Théo Giacone. Ils promettent, longuement, de me « péter la gueule » lorsque les circonstances le permettront. En étant au cœur de la Grande-Rue, le réseau de vidéosurveillance a sans doute calmé l’ardeur des intéressés. Pour cette fois. Mais ceux-ci furent visiblement très au fait des mes allées et venues, comme le confirme un tiers. « Je connais un des membres du trio qui était dans la salle, il m’a demandé dans l’après-midi si tu allais venir. » Tous naviguent dans la fachosphère, des clichés les faisant apparaître avec… Meuret et Giacone. Préméditation et guet-apens ne font guère de doute.

Meuret et Giacone, bis repetita.

Concernant le parcours des lieutenants, il s’inscrit pleinement dans ce panorama. Alexandre Meuret, vingt-quatre ans, est un militant des « Vandal Besak », groupuscule paramilitaire néonazi impliqué dans de nombreuses exactions dans la région. Sur les réseaux sociaux, ses photographies alternent poses avec une réplique d’arme de guerre et archives bucoliques de soldats nazis en détente dans la capitale comtoise (voir ici). Quant à Théo Giacone, vingt-deux ans, il fut un cadre du Rassemblement National, avant d’en être viré pour ses amitiés sulfureuses, dont avec le précédent. Il a depuis rallié Zemmour et la Cocarde Étudiante, suscitant la controverse au sein de l’Université de Franche-Comté.

Ces deux affaires illustrent-elles les balbutiements de commandos, structurés, organisés, préparés, visant à instituer des « expéditions punitives » et autres « chasses aux gauchistes » sur Besançon ? En tout cas, les velléités en la matière ne sont malheureusement pas nouvelles. Les « Vandal Besak » étaient dernièrement engagés dans le mouvement d’opposition au passe sanitaire, avec des dossiers déjà entamés les 17 juillet et 14 août 2021. L’instruction, toujours ouverte, court depuis désormais près de huit mois, malgré les preuves flagrantes et multiples. Le Procureur de la République, Étienne Manteaux, veut t-il seulement considérer ces infractions avec gravité ?

Communiqué du Collectif Antifasciste de Besançon

31 janvier 2020

 

En ces temps de mouvements sociaux intenses, et à l’approche des élections, ils nous paraît important de rappeler à tou-te-s les militants politiques et associatifs que la violence d’extrême droite continue à s’exercer, notamment pour museler la parole militante, humaniste et inclusive.

Ainsi, sur un plan national, des agressions ont eu lieu encore très récemment : en décembre, à Strasbourg, des étudiants militant contre le projet de réforme des retraites du gouvernement ont été attaqués par des individus se réclamant d’organisations d’extrême droite (en l’occurrence, la Cocarde Etudiante et l’Action Française) ; en décembre également, un rassemblement de fascistes venant de plusieurs villes a écumé pendant plusieurs heures le centre-ville du Mans, attaquant les bars connus comme rassemblant une clientèle de gauche ; et la semaine dernière, c’est à nouveau des étudiant-e-s militant contre la réforme des retraites qui se sont vus attaqués par des groupes d’extrême-droite, violents et armés. Ce ne sont que quelques-uns des exemples les plus récents.

Sur un plan plus local, de nombreux témoignages font état d’une recrudescence des rassemblements d’un petit groupe de néo-nazis bien connus sur Besançon. Une agression s’est déjà produite, ainsi qu’une altercation en terrasse d’un café de Rivotte. Il s’agit d’un groupe restreint, mais qui se compose de personnes violentes et déterminées ; et le fait même qu’ils recommencent à se rassembler régulièrement au centre-ville nous laisse penser qu’ils ne s’arrêteront pas là.

(cf article de Factuel.info : http://factuel.info/article/neonazis-et-extreme-droite-retour-dans-bars-a-besancon-006224)

Il est donc important que nous réactivions nos réflexes de sécurité : pour les collages et tractages, restez groupés ; en manifestation, notamment à la fin, ouvrez l’œil, et ne repartez pas seul-e ; pour les conférences, débats, concerts, etc. Restez vigilant-e-s, et faites bloc. Enfin, si malheureusement une agression devait à nouveau se produire, ne restez pas silencieux-se. Portez plainte auprès de la police pour les mettre hors d’état de nuire.

Et surtout faites circuler les informations, communiquez au maximum, et contactez-nous au besoin.

Contre le fascisme, soyons solidaires !

 

CAB /// Collectif Antifasciste de Besançon

Initiative : Lettre aux habitants de Bregille

Suite à l’attaque de la librairie l’Autodidacte et aux agressions à caractères politiques, racistes et homophobes de ces derniers mois, et en préparation à la manifestations qui aura lieu samedi prochain (rappel ici), un collectif d’individus a décidé d’aller à la rencontre des habitants du quartier de Bregille  en diffusant la lettre suivante…

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Le Collectif Antifasciste de Besançon appuie cette initiative en y prêtant son adresse mail.

Besançon : la librairie l’Autodidacte attaquée par des néonazis

Dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 octobre, la librairie associative L’Autodidacte liée au groupe Proudhon de la fédération anarchiste, a été vandalisée par un groupe de néonazis.

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C’est peu après 2 h du matin qu’un groupe constitué de 5 ou 6 boneheads (skinheads nazis) « crânes rasés et bombers » s’attaque aux panneaux de protections de la vitrine de la librairie. Trois panneaux sont brisés et la vitre de la porte d’entrée également.

Durant ce week-end, la Place Marulaz où se situe la librairie, accueille une partie des stands de la manifestation Alternatiba. Durant la nuit, une équipe de bénévoles Alternatiba se relaie pour surveiller les stands, Vitabri et matériel audio qui sont laissés sur place. Ce sont ces bénévoles qui interviennent en premier, suivent les derniers clients d’un bar de la place.

Les Boneheads sont stoppés dans leur élan destructeur. On s’invective des deux côtés de la place.

D’autres boneheads sont également aperçus rue de l’Ecole en face de l’Autodidacte. C’est donc plus d’une dizaine de fachos qui sont présents sur les lieux. Parmi ces fachos les filles présentent sont les plus virulentes en gueule, et encouragent leurs copains à « tout défoncer » .

Face à une opposition populaire inattendue un samedi soir à 2h du mat, les courageux fachos prennent la fuite après une dizaine de minute d’insultes, d’intimidations et non sans avoir mis quelques coups de poings. Une personne a été frappée pour avoir saisit son téléphone, une autre pour avoir chanté « la jeunesse emmerde le Front National ».

La police rapidement appelée par les témoins de la scène interpelle peu de temps après 2 personnes « fortement alcoolisées » (selon les policiers).

Peu de temps après en direction du quai Bugnet, des personnes font une pause pour se remettre d’une fin de soirée alcoolisée. Une personne s’assoie sur un banc quand trois ou quatre personnes, cranes rasés et bombers, déboulent, l’un deux frappe de façon totalement gratuite la personne assise. Cette dernière sera transportée à l’hôpital. la police refuse pour l’instant de faire le lien entre l’attaque de la librairie et cette agression, or les témoins place Marulaz ont bien vus plusieurs boneheads prendre la direction des quais quand ils ont quitté la place.

Durant la première journée d’Alternatiba place Marulaz, les personnes participant ont vu passé 3 jeunes « skinheads » habillés en bombers et vestes Lonsdale, et pas vraiment du genre à s’intéresser aux alternatives proposées, puisque la place Marulaz accueillait les stands des collectifs et associations autour des thèmes suivants: solidarité, partage, éducation, démocratie et culture . Évidemment, suite aux événements de cette nuit, on parle déjà de repérage des lieux avant l’attaque. Il est vrai que la présence d’auvents type « Vitabri » limite la vision de la caméra de surveillance située au niveau du Lycée Condé, rendant une expédition punitive plus aisée.

De plus, ce samedi, à L’Autodidacte avait lieu la projection d’un documentaire « Les balles du 14 juillet 1953 », en présence de son réalisateur, sur des crimes racistes commis contre des Algériens à Paris, en 1953, ainsi que la présentation du livre « La bataille d’Einaudi- Comment la mémoire du 17 octobre 1961 revint à la République » (voir ici).

Mais comme le dit l’Est Républicain : « il est prématuré d’établir un lien entre ces différents faits ». Et puis ne soyons pas naïfs, cela fait des années que les fachos du coin veulent s’en prendre à la librairie repère de « sales gauchistes »

Ce n’est pas la première fois que les groupes d’extrêmes droites prennent pour cible (souvent nocturne) l’Autodidacte.

Outre les autocollants du Front Comtois ou des Jeunesses Nationalistes toujours collés de nuit…

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les actions visibles menées par les groupes d’extrême droite ont été peu nombreuses :

On se souvient de ce samedi après-midi du 20 novembre 2010 où s’est déroulé une manifestation pas tout à fait « comme les autres », organisée par le SCALP Besak et la CNT 25 dans le but de contrer le rassemblement fasciste rassemblant Front Comtois, Nationalistes Autonomes, et les catho-intégristes de SOS-Tout-Petit (voir ici pour se rafraîchir la mémoire). Dans l’impossibilité de prier contre l’IVG comme prévu, les fafs décident d’aller faire une action politique de ouf !!! Le Front Comtois et les Nationalistes Autonomes font le salut hitlérien devant la librairie l’Autodidacte .

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Par la suite le charismatique Sanglier, membre des JNR et de 3eme voie de Serge Ayoub (groupes aujourd’hui dissous) avait pris l’habitude de saluer d’un salut hitlérien la façade de la librairie lorsqu’il passait devant, ce qui faisait bien rire les clients du bar d’en face, la librairie étant toujours fermée quand le Sanglier faisait bonjour le bras tendu et le regard fier.

Concernant le commando facho qui a valeureusement attaqué des panneaux de volets et brisé une vitre, les témoins sur place ont pu reconnaître deux néonazis locaux bien connus : le premier est un ancien légionnaire (qui était particulièrement énervé cette nuit), le second est encore engagé au 2ème REP. Deux personnages qui avaient été aperçus  un peu plus tôt lors de la soirée dans un bar voisin.

Suite à cette attaque, les militants de la fédération ont retrouvé des vieilles affiches du SCALP Besak, et ont redécoré les rues du quartier Battant.

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Le groupe Proudhon appelle déjà à manifester votre soutien afin que le fascisme ne puisse pas prendre du terrain et s’exprimer dans la rue :

Communiqué du groupe Proudhon de la Fédération Anarchiste (voir ici):

Attaque fasciste à Besançon

Dans la nuit du 17 au 18 octobre, vers 2h du matin, un groupe de fascistes a attaqué la librairie L’Autodidacte (5 rue Marulaz, à Besançon).

Ce lieu est un espace de rencontre et de débats ouvert à l’ensemble du mouvement libertaire de la ville. C’est aussi la librairie du groupe Proudhon de la Fédération anarchiste.

Depuis le début, la librairie est ouverte aux militantes et militants alternatifs de Besançon et reste en lien avec la vie du quartier. Ainsi elle a hébergé divers projets et continuent de mettre à disposition ces murs pour la CNT, le Resto Trottoir et, dernièrement, une AMAP libertaire. Des conférences y sont organisées, des rencontres avec des auteurs, des concerts, des projections, etc. La librairie se veut être un vecteur d’une culture populaire alternative, combative et libertaire. C’est donc en tant que telle qu’elle a été attaquée par des fascistes qui s’en prennent à la culture et aux espaces de liberté.

L’attaque a eu lieu en marge des rencontres Alternatiba et nous devons remercier les personnes présentes d’avoir réagi rapidement afin d’éviter le pire.

En l’état actuel, les volets de protection et la porte vitrée ont été cassés mais il n’y a aucune dégradation à l’intérieur de la librairie.

Parce que le fascisme ne doit pas prendre du terrain et pouvoir s’exprimer dans la rue, nous vous appelons à manifester votre soutien devant la librairie, 5 rue Marulaz, à Besançon.

Le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève !

Les dégâts sont en train d’être réparés, les prochains événements prévus par le groupe Proudhon et les militant-E-s libertaires ne seront pas annulés :

  • Débat sur « la domination adulte – l’oppression des mineurs », le mercredi 21 octobre à 19h

  • Café polar avec Patrick Pécherot, vendredi 23 octobre à 20h30

  • Projection du Film « Je lutte donc je suis » avec Yannis Youlountas au cinéma Victor Hugo, le vendredi 6 novembre à 20h30.

Les média locaux:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/franche-comte/besancon-degradations-la-librairie-l-autodidacte-deux-personnes-en-garde-vue-832355.

htmlhttp://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2015/10/18/besancon-la-librairie-libertaire-vandalisee

Hommage à Killah P – Ni oubli, Ni pardon

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Il y a un an, le 18 septembre à Athènes, Pavloss Fyssas, un artiste hip-hop de 34 ans plus connu sous le nom de scène Killah P, est mort, assassiné par un militant néo-nazi du parti Aube Doré.
Pavloss Fyssas avait participé à l’organisation de plusieurs concerts contre le fascisme, et s’impliquait en tant que militant d’extrême gauche dans plusieurs activités sociales de son quartier.

Afin de faire vivre la mémoire et le combat de notre camarade disparu, nous avons compilé la plupart ses albums en format MP3. Et nous avons profité de la rentrée libertaire à Besançon et du concert de René Binamé (voir ici) pour distribuer gratuitement des CD à qui en voulait et rappeler que face au fascisme, la solidarité internationale est une arme.

Killah-P_img2Albums compilés :

  • Ηλιοκαλεσματα (2005)
  • Υπόγειος Συνδεσμος (2005)
  • Promo Tracks (2009)
  • Ηλιοκαψιματα (2012)
  • Ηλιόσποροι -the remixtape (2012)

Un an après la mort de Clément : ce qui c’est passé le 5 juin 2013

La commémoration de la mort de Clément Méric a de nouveau fait remonter sur les réseaux sociaux tous les mensonges que les mouvements réactionnaires ont put véhiculer à partir de cette tragédie et que les média se sont empressés de répandre trop contents de faire leur beurre sur la mort d’un camarade .

Nous reprenons donc le texte édité dans le premier bulletin du Comité pour Clément, un des amis de Clément, témoin de son agression, y avait fait un rappel des faits détaillé de ce qui s’est passé ce mercredi 5 juin 2013, et qui montre bien que si les antifascistes ont les premiers dénoncé verbalement la présence des militants d’extrême droite, l’intention d’en découdre est bien venue de ces derniers, les fafs à l’intérieur du magasin ayant appelé en renfort leurs petits copains dans ce but. De la même façon, il est établi que Clément a succombé aux coups qui lui ont été portés par Esteban Morillo, et dans un SMS accablant, Samuel Dufour admet avoir fait usage d’un poing américain…(voir également ici)

13.Clément

Le mercredi 5 juin 2013, trois militants antifascistes et le père de l’un d’entre eux se rendent à une vente privée de vêtements qui permet de profiter de tarifs avantageux. Au sortir de cette vente, alors qu’ils règlent leurs achats, arrivent deux hommes et une femme au look ouvertement néonazi : t-shirts aux inscriptions racistes, bombers, crânes rasés, etc. Deux des trois amis, sortis les premiers, les voient ranger des poings américains dans leur sac à dos qu’ils laissent à la consigne. Le vigile présent à la porte les regarde et leur dit d’un air surpris : « Ça existe encore des gens comme ça ? ».

Pendant ce temps, à l’intérieur du magasin, le troisième copain fait la queue avec son père. Ses convictions antifascistes lui interdisent de rester silencieux devant ces individus dont les tatouages font l’apologie du nazisme, au mépris de ses millions de victimes. Surtout, alors que les groupes violents d’extrême droite prétendent s’approprier nos rues, attaquer les bars homosexuels, ratonner dans les rues et agresser les femmes voilées, nous refusons de détourner le regard. C’est à ce moment qu’interviennent donc ce qui a été qualifié de provocations. Ce qui permet aujourd’hui de dire que « le groupe d’extrême gauche a été le plus virulent ». Mais réagir verbalement à l’exhibition de symboles racistes et, ici, ouvertement nazis, n’est-ce pas ce que chacun de nous devrait faire ?

Les trois camarades quittent alors la vente et se séparent du père de l’un d’eux qui rentre chez lui. Ils retrouvent alors Clément, amateur de vêtements et de mode, assidu à cette vente qui connaît quotidiennement un nouvel achalandage. Ils lui expliquent qu’il y a des néonazis dans la vente et ils décident de ne pas remonter tant qu’ils sont là maintenant qu’il y a eu un échange verbal.

Ils reçoivent la visite d’un des vigiles du magasin qui leur demande de ne pas créer de problèmes. Ils lui assurent que les bras chargés de leurs sacs de courses, dans une rue passante et en face d’une caméra de surveillance, il faudrait être vraiment stupide pour provoquer une bagarre.

Quelques minutes plus tard, le groupe ressort. Il s’est manifestement étoffé et compte à ce moment-là trois hommes et une femme. Ils se dirigent directement dans leur direction, la main droite dans leur poche. Arrivés à leur niveau, ils s’arrêtent, les regardent. Celui qui s’avérera être Esteban Morillo s’approche. Il avance droit sur Clément. Ses amis le suivent avec des intentions manifestement peu amicales : « N’avance plus, sinon on frappe ! ». L’avertissement lancé par les antifascistes n’a que peu d’effet. Esteban se rue sur Clément, lui donne un premier coup de poing, et il est lui-même frappé par les amis de Clément. Les autres fafs entrent dans la rixe. Ils sont armés. Un cinquième surgit en renfort en brandissant sa ceinture. Clément se trouve seul face à Esteban qui frappe à nouveau. Clément tombe à la renverse. Il ne se relèvera plus.

À côté de son corps inerte et ensanglanté, la bagarre continue. Les coups de poings américains pleuvent. L’un des amis de Clément, bloqué contre le mur face à deux adversaires réussit de justesse à se protéger le visage et fera constater plus tard plusieurs entailles sur son bras. Un autre a le visage marqué par les coups. Au milieu des cris des passants paniqués qui sont les premiers à pouvoir se porter auprès de Clément, les militants d’extrême droite ne se soucient pas une seconde du corps de Clément. Finalement, l’agitation de cette rue commerçante et l’attroupement qui se forme les décident à prendre la fuite. Deux amis de Clément se lancent à leur poursuite, le troisième se porte auprès de Clément, appelle les secours. Mais il est trop tard. Il est transporté inconscient à l’hôpital où il est déclaré en état de mort cérébrale.

L’extrême droite peut bien tenter le tout pour le tout, parler de légitime défense, inventer des images vidéos, ou un guet-apens. La réalité est bien différente. Huit militants d’extrême droite étaient sur place, dont plus de la moitié expressément appelés pour en découdre avec « les gauches ». La plupart étaient armés. Face à eux, quatre étudiants dont le seul tort est de partager les valeurs de l’antifascisme et d’avoir refusé de baisser les yeux.

Besançon 5 juin : Un an après la mort de Clément – rassemblement et concert

NI OUBLI, NI PARDON

JUSTICE POUR CLÉMENT MÉRIC

Le 5 juin 2013, Clément, syndicaliste étudiant et militant antifasciste était battu à mort par des nervis d’extrême-droite.

Un an après, force est de constater que les agressions racistes, sexistes et homophobes n’ont pas cessé. Elles participent à l’installation d’un climat de haine qui s’ajoute aux multiples oppressions (violences policières, expulsions, stigmatisations, islamophobie, lois racistes, remise en cause du droit à l’IVG…) subies par les populations les plus exploitées. Les récents scores électoraux du Front National, la banalisation sur internet de l’antisémitisme et du complotisme avec Egalité & Réconciliation (Soral, Dieudonné), l’implantation près de Besançon du Bloc Identitaire, ou la réapparition en Franche-Comté d’organisations nazies telles que Blood & Honour C18 ne sont pas là non plus pour nous rassurer.

La meilleure façon de rendre hommage à Clément est de poursuivre le combat contre l’extrême-droite et contre toutes les formes d’oppressions.

À la mémoire de notre camarade : ni oubli, ni pardon !

Non à la banalisation de l’extrême-droite et de ses idées !

Un an après la mort de Clément, l’AMEB-Solidaires Etudiant-e-s et le Collectif Antifasciste de Besançon (CAB) appellent à participer massivement, le jeudi 5 juin, au

RASSEMBLEMENT

Place du 8 septembre à 18 heures

Suivi de
CONCERTS

au bar le Maquis (9 rue Claude Pouillet) à 21 heures,

avec ASTAROJNA (chanson tragico-festive) et THE IMPRESSIVE BURRICOS DE LA PLAYA

Entrée libre (indication PAF 4€), tous les bénéfices étant reversés au Comité pour Clément.

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Egalement le 7 juin, manifestation nationale unitaire à Paris : départ 14 heures place de la Bastille

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Le 6 juin à la maroquinerie et le 7 juin à la Flèche d’Or, à Paris, on fait taire la haine avec du bon son!

Le Comité pour Clément organise le festival « LES LENDEMAINS QUI CHANTENT »

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Besançon : Un étudiant agressé à la fac de lettres pour motifs idéologiques

STOP AU FASCISME A BESANÇON !

Nous relayons le communiqué de l’AMEB, l’Association multiculturelle des étudiants de Besançon:

Mardi 15 Octobre, alors que V. sortait de cours à l’UFR SLHS, il était attendu par des militants d’extrême-droite armés de matraques télescopiques près du Parc Granvelle (l’un d’eux étant connu pour avoir été affilié aux JNR/3ème Voie de Serge Ayoub avant sa dissolution, comme Esteban Morillo, l’assassin de notre camarade syndical Clément Méric). L’étudiant, militant antifasciste, avait donc été repéré et son agression préparée ; sommé de courir par ses agresseurs, il n’a pu qu’obtempérer.

C’était sans compter sur leur acharnement puisque quatre jours plus tard, la même bande a tenté de le blesser près du Pont Canot en jetant un cocktail-molotov dans sa direction (l’arme prouvant là aussi qu’ils étaient sortis dans l’idée d’agresser). Une fois encore, V. n’a eu que ses jambes pour éviter le pire.

L’intensité des actions fascistes au sein des universités ou à l’encontre d’étudiant-e-s progressistes connaît un terrifiant regain depuis quelques semaines : les agressions de V. font écho à celle, dans la même semaine, d’une militante UNEF de Paris.1 (attaquée au couteau devant son domicile) et à la diffusion dans plusieurs campus d’une brochure intitulée Action Française Universitaire, rédigée par un ex-affilié des JNR/3ème Voie (décidément…), dont la une titre « Tuons tous les gauchismes ! Reprends ta fac ! » et l’éditorial promet « C’est à la vie, à la mort si on les choppe ».

Notons au passage que ces derniers jours les deux mosquées de Besançon ont été taguées de croix gammées par des admirateurs du Front National.

Les étudiant-e-s fascistes, dynamisé-e-s ces derniers mois par l’activisme des anti-mariage-pour-tout-e-s, la politique migratoire de Manuel Valls (qui expulse les sans-papiers à tours de bras tout en les stigmatisant), et plusieurs faits divers (self-justice d’un bijoutier niçois, incendies de camps de rroms à Marseille, actions spectaculaires de pères masculinistes, tirs de fusil à pompe pour apeurer des antifas bisontin-e-s à Poligny, etc.) trouvent dans des organisations telles que l’UNI-MÉT, le GUD ou certaines corporations les moyens humains, matériels et financiers de propager leurs discours de haine et/ou d’agir violemment. Ne nous laissons pas impressionner, soyons uni-e-s face à la terreur !

L’AMEB-Solidaires Étudiant-e-s tient à exprimer tout le dégoût et l’horreur que suscitent chez ses militant-e-s de tels agissements, et en appelle à une très grande vigilance des étudiant-e-s bisontin-e-s.

Ce n’est que par la solidarité de tout-e-s les étudiant-e-s, quelque soit leurs âges, leurs origines, leurs domiciliations, leurs genres, leurs sexualités et leurs parcours disciplinaires, que nous parviendrons à éloigner le racisme, le nationalisme, le suprémacisme et le fascisme de nos lieux d’études et de vie.

(source AMEB)

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Samedi 21 septembre : rassemblement en hommage à Killah-P chanteur militant grec assassiné par un militant néo-nazi d’Aube Dorée

Nous relayons l’appel à rassemblement :

EN MÉMOIRE DU CAMARADE ANTIFASCISTE GREC FYSSAS PAVLOS

ASSASSINE PAR UN  NÉO-NAZI:

RASSEMBLEMENT A BESANCON

SAMEDI 21 SEPTEMBRE

À 16H

PLACE DU HUIT SEPTEMBRE

 

Quelques mois après l’assassinat de notre camarade Clément Méric par un militant de l’extrême droite radicale française, ce mardi 17 septembre aux alentours de minuit, Killah P. militant antifasciste grec a été assassiné dans la ville de Keratsini par un membre du parti Chryssi Avghi (Aube Dorée, parti grec ouvertement néonazi).

Killah-P

Article Original ici (en grec): Athens indymedia

Pavlos Fyssas , antifasciste et artiste hip-hop ( Killah P) 34 ans, a été tué par des néo- nazis de Aube Dorée dans Keratsini , un quartier de la classe ouvrière du Pirée (une ville près d’Athènes )

Un témoin oculaire raconte :

” aux alentours de minuit, un groupe de 15 à 20 fascistes, vêtus de noir – de vêtements de camouflage et de bottines militaires, s’est déployé dans la rue P. Tsaldari. Pendant ce temps, Killah P s’y promenait en compagnie de son amie et d’un autre couple. Il fut repéré par les fascistes qui lui crièrent : ” qu’est-ce que tu cherches? Tu sais qu’il n’y a pas de place pour toi dans ce quartier!”.

Alors qu’un groupe de fascistes chassait les couples de la rue P. Tsaldari vers l’avenue Gr. Lampraki, un autre groupe d’environ 10 fascistes arriva d’une autre rue et parvint à entourer les couples. Au même moment, d’une voiture arrivée par une rue en sens unique, sorti un type armé d’un couteau qu’il planta une fois dans le coeur et une fois dans l’abdomen de Killah P. (la blessure occasionnée à l’abdomen a la forme d’un “L”).

Toute la scène se déroula en présence de la police motorisée DIAS, qui n’intervint qu’après la dispersion des fascistes pour arrêter le meurtrier désigné par Killah P. en état de choc mais qui garda son doigt pointé vers celui-ci – un homme âgé de 55 ans, couteau en main, décrit par un autre témoin comme étant un membre connu de l’Aube Dorée. L’ambulance prit 35 minutes pour arriver sur les lieux et Pavlos fut déclaré mort à l’hôpital général de Nikaia.

Il n’est guère surprenant que la police, une fois de plus, n’agit pas pour empêcher les violences de l’Aube Dorée ( parti intentionnellement voyou qui s’en prend aux militants, aux travailleurs et aux pauvres, est largement soutenu par les capitalistes grecs, le gouvernement, l’église, et dont la moitié des membres de la police votèrent pour ce Parti néonazi) et même si elle ne participe pas activement dans l’organisation qui ressemble de plus en plus à un piège mortel pour les radicaux, les membres du syndicat des métallurgistes, les antifas et un artiste de Hip-Hop, qui agissent dans les quartiers de la classe ouvrière, à l’endroit même où, il y a 8 jours, des membres du parti communiste KKE furent également brutalement agressés par des membres néonazis de l’Aube Dorée.
Il est important de constater que les temps sont durs pour le gouvernement et leurs associés néo-nazis car même après les attaques perpétrées contre les anarchistes, les squatteurs, les luttes des travailleurs, le mouvement social retrouve un nouveau dynamisme dans les luttes actuelles des enseignants, des travailleurs hospitaliers, etc.

 

LA LUTTE ANTIFASCISTE CONTINUE !!

 

source : http://indymedia.squat.gr/2013/09/pavlosfissas_esp/

liens :

http://www.lecourrier.ch/112673/grece_liaisons_dangereuses_entre_pouvoir_et_neonazis

http://balkans.courriers.info/article23197.html