Besançon – Marche contre les violences faites aux femmes : Nouvelle provocation de fascistes

Samedi 19 novembre, avaient lieu dans plusieurs villes de France des marches contre les violences faites aux femmes.

A Besançon, la marche de samedi marque le début d’une semaine consacrée à l’élimination de la violence à l’égard des femmes avec conférences, journée de sensibilisation dans certains lycées, etc jusqu’au 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Le rendez-vous a été donné à 15h, Esplanade des Droits Humains à l’appel de plusieurs associations féministes. Mais dès 14h30, l’Atelier Populaire de Besançon proposait un atelier de sérigraphie pour réaliser différentes pancartes à arborer lors de la marche.

Affiches sérigraphiées par l’Atelier Populaire

Il y avait donc déjà foule devant la mairie quand quatre membres de la Cocarde Étudiante et des Vandal Besak se sont pointés « en mode touristes » au sein même du rassemblement, faisant semblant d’être intéressés par l’atelier sérigraphie.

La nouvelle qu’il y a des fachos sur place circule rapidement. Certaines s’avancent et leur demandent ce qu’ils font là et leur prient de bien vouloir partir. Comme réponse, les fascistes rétorquent qu’ils ont tout à fait le droit d’être là, et si elles veulent les dégager ce sera à elles d’en assumer les conséquences… bref une menace viriliste à peine voilée, un comble pour cette journée de revendications contre les violences sexuelles et sexistes.

On commence alors à entendre « qu’ils dégagent les fachos ! » Un front de plus en plus dense se forme autour des quatre fascistes et la clameur devient plus forte. Le but est simple : les pousser sans violences physiques (mais pas sans violences verbales, faut pas déconner non plus) en dehors de la place.

La police nationale intervient alors rapidement, et sans bousculade elle raccompagne les quatre coqs de basse-cour vers l’entrée de l’esplanade. Ils y subiront un n-ième contrôle d’identité et seront invités à s’éloigner de la manifestation. Celle-ci pourra alors débuter dans un esprit conviviale avec chants et slogans féministes… Mais le cortège recroisera leur chemin un peu plus tard, rue des Granges: les fachos sont en terrasse, ils sont désormais six (deux de plus) et sont encadrés le temps du passage des manifestant-e-s par trois policiers armés.

A gauche Florent Gaillot des VDL BSK, au centre Théo Giacone de la Cocarde Étudiante, au moment de l’arrivée de la police nationale (image France 3 Bourgogne Franche-Comté)
Exfiltration des quatre fascistes par la police nationale (image France 3 Bourgogne Franche-Comté)

Ils se sont fait jetés (gentiment), ils se sont fait huer… et alors? Ils s’y attendaient certainement, car leur but est avant tout de rappeler leur présence.

Ils sont venus parader, dire que désormais nous devrons compter sur leur éventuelle présence et provocation. Aucun tract, aucun texte, aucun discours, juste montrer des muscles et une potentielle violence masculine (évidement).

Ils l’ont déjà fait une première provocation publique lors du 1er Mai de cette année ( voir : Cortège du 1er mai brièvement perturbé par la Cocarde Étudiante alliée avec un petit groupe de néonazis).

Comme c’est écrit, ça peut faire peur… mais leur action est tout de même assez pathétique. Si Théo Giacone (Cocarde Étudiante) et Florent Gaillot (VDL BSK) semblent sûr d’eux. On voyait bien que leur deux comparses (tous deux de la Cocarde Étudiante) semblent beaucoup moins à l’aise en public et devant la caméra de France 3 Bourgogne Franche-Comté (Besançon : « Dehors les fachos ! », 4 personnes exfiltrées de la manif violences faites aux femmes, vidéo YouTube).

Rappelons quelles sont les positions féministes de ces pitoyables abrutis qui souhaiteraient « créer une atmosphère de peur chez les gauchistes »:

  • Dijon le 31 janvier 2021, en marge d’une manifestation organisée par La Manif Pour Tous, une quinzaine de néonazis constitués par Dijon Nationaliste et les Vandal Besak attaque à coups de poings et de pieds les militantes féministes du Collectif 25 Novembre qui souhaitaient faire une contre-manifestation pacifique ( voir : A Besançon, à Dijon et ailleurs : le réveil de la peste brune)
31 janvier 2021, agression du collectif 25 Novembre à Dijon par Dijon Nationaliste et Les Vandal Besak

  • Printemps 2022, Besançon, lors de la campagne présidentielle, les collages féministes sont systématiquement arrachés et détruits par les militants de Génération Z dont font parti les militants de la Cocarde Besançon et certains Vandal Besak.

  • Et faut il rajouter que dans l’entourage proche des fascistes de ce samedi, on compte un ancien miliant de la cocarde qui fut condamné quand il était mineur pour séquestration et viol (voir : article Dijoncter,info), et qu’un militant de la Cocarde et de l’Action Française Besançon a déjà été condamné pour des violences conjugales.(voir : À Besançon, les royalistes espèrent un renouveau)

Bref…

« Qu’ils dégagent les fachos ! »

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