Débat le 25 septembre : « Le retour du fascisme dans la France contemporaine – les nouvelles origines du Front National » avec Gérard Mordillat

Dans le cadre de la rentrée libertaire 2017 : Réunion publique organisée par le Groupe Proudhon de la Fédération Anarchiste.

Lundi 25 septembre, 19h à la Librairie L’Autodidacte, 5 rue Marulaz – entrée libre

Qu’est ce que le fascisme?

Est-il d’actualité en France aujourd’hui?

Gérard Mordillat avec les éditions Démopolis ont eu l’idée utile de rééditer un des texte fondateur d’une des idéologies qui vont marquer le XXème siècle : la première édition intégrale du « Fascisme » de Benito Mussolini datée de 1932 et 1933 pour la traduction française (lien vers Démopolis). L’actualité révélant un retour de l’idéologie fasciste sous des formes nouvelles, il est toujours nécessaire d’en connaître les bases.

Gérard Mordillat avec l’aide d’Hélène Marchal met ce document en perspective dans le contexte de la montée du fascisme en France et en Europe et propose une analyse du « retour du fascisme dans la France contemporaine ».

Pour Mussolini, le fascisme est une forme de nationalisme qui exalte le rôle central de l’État. Une idéologie sociale se prétendant ni de droite ni de gauche. Contrairement au nazisme, le fascisme ne repose pas initialement sur l’antisémitisme ; cela viendra après sa conquête du pouvoir. […]

En Grèce, en Hongrie, en Autriche, en Slovaquie, en Norvège, voire aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Suisse ou en Belgique… une poignée de nostalgiques se réclame aujourd’hui du nazisme. Des partis néonazis désignés comme tels obtiennent des voix aux élections et sont représentés dans les chambres élues. Fort heureusement ce n’est pas le cas en France où le national-socialisme d’Hitler n’est pas de retour à l’assemblée nationale ni au sénat. En revanche dans le programme du Front National de Marine Lepen, à travers des formes nouvelles et dans des circonstances différentes, on peut constater un retour du fascisme de Mussolini, une sorte de postfascisme ou de néofascisme.

Qu’un parti néofasciste, même s’il refuse de se définir comme tel, soit devenu l’un des premiers partis politiques en France n’est pas anodin et ne saurait être considéré comme un simple phénomène du jeu politique ordinaire. La question est brutale : quelles forces économiques, sociales et politiques peuvent-elles engendrer un tel parti dans la France contemporaine?

 

A noter que le débat sera suivi en seconde partie de soirée, vers 21h par la projection du dernier film de Gérard Mordillat : MÉLANCOLIE OUVRIÈRE

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